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La Caisse de la gestion active

Bulletin de mi-année de la Caisse: pas assez de GAFA, trop de centres d’achat

«La Caisse a obtenu un rendement de -5 % dans le portefeuille Actions au premier semestre. La contre-performance s’explique par une présence limitée des titres technologiques dans le portefeuille Marchés boursiers, durant une période de pandémie où ceux-ci ont battu des records. Les titres des GAFAM enregistrent une performance de 31,4 % en six mois. »

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2020-08-08/bulletin-de-mi-annee-de-la-caisse-pas-assez-de-gafa-trop-de-centres-d-achat.php

Je me demande qu'elle est la différence de rendement entre le S&P 500 en dollars canadiens et l'ensemble des placements en actions gérés par la Caisse sur une longue période. Je ne pense pas que quelqu'un a déjà fait l'exercice. J'aimerais le faire lorsque le temps me le permettra. Je serais très surpris si la Caisse avait mieux fait. Vu les liens entre les départements de finance des universités québécoises et la Caisse pour les emplois des diplômés et les stages des étudiants, je pense que les professeurs de finance du Québec ont peur de faire cet exercice. 

La Caisse comme n'importe quelle bureaucratie est composée d'employés en quête de prestige, de responsabilités et de gros salaires. C'est donc une institution qui aura de la difficulté à se remettre en question surtout si celle-ci pouvait passer par une réduction du nombre d'employés. Certes, il y a parfois eu des restructurations à la Caisse, mais personne à ma connaissance n'a fait le constat qu'il serait fort probablement beaucoup plus profitable de faire beaucoup plus de gestion passive à la Caisse. 

Au Nevada, la caisse de retraite des employés de l'état qui gérait 35 milliards $ US lors de la publication d'une chronique en 2016 qui affirmait qu'elle faisait seulement de la gestion passive et qu'elle comptait sur UN SEUL employé. La Caisse qui gère aujourd'hui plus de 300 milliards $ CA a plus de 1 000 employés en excluant les employés des filiales. 

https://www.marketwatch.com/story/how-one-man-in-nevada-is-trouncing-the-harvard-endowment-2016-10-28


La Caisse pourrait viser une élimination des mandats de gestion active externe et une élimination totale ou partielle de la gestion active pratiquée à l'interne pour les placements en actions et remplacer ceux-ci par des analystes quantitatifs et des économistes qui auraient pour travail de déterminer la répartition optimale du portefeuille d'actions entre les différents fonds indiciels mondiaux en s'efforçant de ne pas faire de changements trop souvent. Elle pourrait faire un exercice du même genre pour les placements en revenus fixes. 

Également, à mon avis, la Caisse par sa présence dans le marché des placements privés au Québec rend une concurrence quelque peu déloyale envers les firmes de courtage et les autres investisseurs québécois (institutionnels ou particuliers), car sa présence a pour effet de réduire le nombre de sociétés québécoises qui émettent des actions cotées en bourse. D'ailleurs, le nombre d'employés de cette division a récemment explosé: «À son arrivée à la Caisse, en septembre 2014, M. Dubé a créé une équipe responsable des investissements au Québec. Elle comptait alors 16 personnes. Peu après son départ, l’automne dernier, le nombre de salariés du groupe s’élevait à 68.»

https://www.journaldemontreal.com/2019/04/05/lequipe-quebec-de-la-caisse-de-depot-a-gonfle-sous-christian-dube

Je pourrais aussi faire une critique de la nouvelle mode des fonds de pension canadiens d'investir en infrastructure à la place des gouvernements ce qui fait en sorte que les employés de l'état ont indirectement accès à une classe d'actif difficilement accessible au reste de la population par l'entremise de leur fonds de pension. Cette classe d'actif a un profil du rendement par rapport au risque encouru qui est bien meilleur à ce que l'on retrouve dans les placements traditionnels (actions et obligations), soit des rendements de 8-10% avec le risque des obligations de grande qualité. 

Réponses

  • 24 Réponses trié par Votes Date
  • La mission de la CDP ne se limite pas au rendement, elle a aussi pour mission le développement économique. Une mission inconciliable avec une approche passive.
  • La plupart des classes d'actifs autres que le public equity et bonds ne sont disponibles qu'en gestion active. La caisse a une grosse fillale d'immobilier (Ivanhoé Cambridge).
  • @iSmile ;

    Elle pourrait cesser de faire des placements privés cela ferait en sorte qu'il y aurait plus de sociétés québécoises avec des actions cotées en Bourse. En retour, elle pourrait massivement souscrire à un FNB composé seulement d'actions québécoises tel un qui suit l'indice Morningstar Banque Nationale Québec en négociant de meilleurs frais de gestion auprès de l'émetteur-gestionnaire ou bien simplement composer à l'interne son propre portefeuille d'actions québécoises passif. 

  • @Sophie ;

    La Caisse pourrait faire un IPO avec Ivanhoé Cambridge dans lequel elle vendrait une partie de ses actions. Elle pourrait investir le produit de la vente dans des FNB de REITs 
  • @iSmile ;

    Elle pourrait cesser de faire des placements privés cela ferait en sorte qu'il y aurait plus de sociétés québécoises avec des actions cotées en Bourse. En retour, elle pourrait massivement souscrire à un FNB composé seulement d'actions québécoises tel un qui suit l'indice Morningstar Banque Nationale Québec en négociant de meilleurs frais de gestion auprès de l'émetteur-gestionnaire ou bien simplement composer à l'interne son propre portefeuille d'actions québécoises passif. 

    Elle pourrait aussi continuer comme elle fait et donner somme toute des rendements amplement suffisants pour les décaissements de retraite sans prendre trop de risque.
  • Tu as de bonnes idées, c'est bon de tenir à l'oeil nos institutions, surtout avec un regard extérieur. C'est complexe comme question par exemple : actif vs passif pour les grands joueurs.

    Le REIT est plus corrélé aux actions et plus volatil que l'immobilier direct. C'est moins diversifiant. Et on dépendrait de d'autres compagnies, de ce qui est disponible en REIT, pour les choix de type d'immobilier, diversification géographique, etc. Je préfère le direct pour les grands joueurs.

    Je ne pense pas qu'en l'absence de la Caisse comme investisseur, les entreprises québécoises fassent automatiquement des IPO. Gérer une entreprise publique et gérer une entreprise avec des investisseurs en Private equity, ce n'est pas la même chose. (Reporting, décisions long terme plutôt que court terme). On se retrouverait peut être seulement avec plus de firmes de private equity et de Venture Capitalists privés. Les entreprises en bourse sont vulnérables à une prise de contrôle aussi.

    Les grands joueurs ne peuvent pas tous être complètement en passif, sinon il ne reste pas beaucoup d'investisseurs qualifiés pour établir les prix. On franchirait un point de bascule un jour et on se retrouverait avec des innefficiences de marché et donc davantage d'occasions en gestion active.

    On aurait perdu une bonne partie de notre expertise en Finance au Québec.

    Il y a beaucoup de matière à réflexion.
  • @Sophie ;

    Tu as bien raison lorsque tu mentionnes que les REITs amènent une moins bonne diversification que l'immobilier direct. En fait, c'est vrai selon les principes de la théorie moderne de portefeuilles qui considère que le risque est la volatilité. Comme un gestionnaire de fonds de pensions doit se plier à sa propre réalité comptable il est possiblement préférable à ce niveau de détenir des immeubles directement. Toutefois pour ce qui est du rendement total à long terme des placements immobiliers directs relativement aux REITs je ne sais pas à quel point les placements immobiliers directs peuvent être absolument meilleurs.

    C'est le libre-marché qui décide quelle proportion du marché devrait être géré passivement et quelle proportion devrait être géré activement. Certains avancent que plus le marché sera géré passivement, plus il sera facile de générer de l'alpha, mais d'autres disent que plus le marché sera géré passivement, ça signifie que les gestionnaires actifs restants seront seulement les meilleurs et donc que ce sera encore plus difficile de générer de l'alpha. D'un point de vue économique, ce qui serait préférable, se serait d'avoir les marchés les plus efficients possible tout en ayant le moins de ressources allouées à l'exercice du «price discovery», soit la gestion active.

    Je ne suis pas inquiet pour l'expertise en finance au Québec. La finance à Montréal, c'est loin d'être seulement la Caisse. La majorité des non-initiés à la finance pensent que tout se passe à Toronto et c'est loin d'être le cas. Toutes les grandes banques canadiennes ont plusieurs dizaines d'employés à Montréal dans leur division de marchés des capitaux. Aussi, plusieurs employés de la Caisse ont d'excellentes aptitudes en informatique et dans l'éventualité (très peu probable) d'une restructuration qui ferait drastiquement chuter le nombre d'employés plusieurs n'auraient pas de problème à se trouver un autre emploi.


  • J'ai fait le calcul comparatif entre le iShares Core S&P 500 Index ETF (XUS) qui reproduit le rendement de l'indice S&P 500 en dollars canadiens et le portefeuille d'actions de la Caisse. Comme les données du iShares Core S&P 500 Index ETF (XUS) existe pour des années complètes seulement depuis 2014, je n'ai pas fait de comparaison avant cela, mais éventuellement, si je décide de m'attarder à cette recherche à nouveau, je pourrais possiblement trouver un barème qui reproduit le rendement du S&P 500 en CAD pour les années antérieures à 2014 et essayer de remonter plus loin en arrière.

    Certains pourraient dire que l'on devrait comparer la Caisse en partie avec un indice canadien. Je crois que ce serait une mauvaise idée, car le portefeuille de la Caisse ne doit pas avoir une pondération aussi élevée que les indices canadiens dans le secteur de l'énergie et des matériaux. On pourrait par contre utiliser un barème qui comprend à la fois le iShares Core S&P 500 Index ETF (XUS) et un FNB qui reproduit l'indice Morningstar Banque Nationale Québec pour reflété le fait que la Caisse est très présente dans les actions de sociétés québécoises. Mais, bon je pense qu'il est quand même juste de comparer la Caisse seulement avec le S&P 500.

    Je vous laisse faire vos propres conclusions...





  • Je suis complètement en désaccord. La caisse est beaucoup plus diversifiée. Le lien suivant nous donne la répartition du portefeuille actions de la caisse par marché et secteur.

    https://www.cdpq.com/fr/investissements/marches-boursiers
  • @iSmile

    J'ignore si les rendements de la Caisse sont avant ou après ses propres frais de gestion qui sont maintenant d'un peu plus de 0,20%.

    Le iShares MSCI World n'inclut pas les pays émergents, mais ça reste encore plus diversifié que le S&P 500. Également j'ai pris les rendements en CAD. 


  • Notre Caisse de dépôt et l'équivalent Canadien seraient plus performants que les équivalents américains. 
    https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-09-21/opinion/plaidoyer-pour-une-deuxieme-caisse-de-depot.php
  • @Sophie

    Ce Miville Tremblay est un fonctionnaire de carrière pur jus, ce n'est pas surprenant qu'il souhaite créer une nouvelle patente gouvernementale.

    Quant à moi, j'aurais une autre solution: éliminer progressivement les régimes de pensions à prestations déterminées et à cotisation déterminée autant dans les entreprises de l'état que dans les entreprises privées. Avec l'ouverture d'esprit des jeunes générations face à l'innovation et aux nouveaux modèles d'affaires, cela laisserait la place à de nouvelles fintech en gestion de portefeuilles et planification financière qui seraient probablement moins couteuse au total et permettrait aux individus de garder une plus grande part de leur revenu et d'avoir des solutions de placements vraiment personnalisés. 

    On pourrait ainsi se libérer des actuaires qui gagnent souvent de très gros revenus de même que de toutes sortes d'autres cols blancs qui travaillent dans les caisses de retraite à essayer de battre par 0,10% sur 20 ans leur benchmark composé de façon très subjective.
  • La majorité des entreprises privées ont des régimes à cotisations déterminées et n'ont pas d'actuaires. Ils font juste mettre le même % d'épargne que le salarié jusqu'à un certain maximum. Généralement c'est dans un gros fond d'une grosse institution financière.

    Je pense que tu surestime un peu la capacité des gens de s'occuper de leurs retraites. Avoir beaucoup de Canadiens sur le Supplément de revenu garanti, ça va coûter cher aussi. J'aime bien tes idées, mais il y a quelques étapes de littératie financière à atteindre avant de se rendre là. La majorité des gens dépensent plus que ce qu'ils gagnent. 
  • J'aime bien tes analyses et tes idées même si j'argumente souvent. Si tu tombes sur d'autres satistiques sur les rendements des grosses boîtes et des firmes professionnelles, mets les liens, ça m'intéresse.

    On dirait qu'il y ajuste les petites firmes de gestion privée indépendantes et les membres du forum qui battent le marché?
  • Je suis d’accord avec Sophie.  Une proportion non-négligeable de gens n’aurait aucune épargne à la retraite si leur employeur n’offrait pas un régime de pension
  • Driveshoe a dit :
    Je suis d’accord avec Sophie.  Une proportion non-négligeable de gens n’aurait aucune épargne à la retraite si leur employeur n’offrait pas un régime de pension

    Pour ajouter à ce sujet, la plupart de nos camionneurs gagnent  minimum 65K annuel et la majorité ne pourrait pas vivre avec une paie aux 2 semaines. Ces gens sont incapable de faire un budget et ils ont encore moins la rigueur de le respecter malheureusement. Quand je leur parle de leurs derniers achats ( exemple une voiture ou roulotte de camping ) à savoir combien ça vaut, ils connaissent le prix des paiements par mois mais pas le montant total.

    Il y a énormément de gens qui ont aucun coussin financier.
  • Je suis d'avis qu'il vaut mieux comme dans bien des domaines de la société viser non pas l'efficacité maximale, mais la résilience. L'emphase trop grande à viser le moindre coût mais avec une probabilité de réalisation faible nous nuit très souvent comme société, mieux vaut viser des scénarios qui ne sont peut-être pas aussi optimaux, mais qui ont une probabilité de réalisation élevé, et qui sont moins fragiles. Mon point de vue de plus en plus souvent sur bien des enjeux.
  • Il ne faut pas oublier que dans un fond de pension, l'employeur cotise aussi. Je ne suis pas convaincu que les cotisations des employeurs seraient transféré en augmentation de salaire si les fonds de pension disparaissaient...
  • J'ai lu bien des articles qui disaient qu'il restait très peu de régimes à pension déterminée et qu'avec les régimes à cotisation déterminée le risque et la responsabilité pesaient entièrement sur les employés. Ces auteurs en étaient quasiment scandalisés, ils ne seraient pas à l'aise avec l'idée de ne plus avoir aucun programme de retraite d'employeur.

    Pourtant, nous y sommes indirectement dans bien des cas, et avec une version bien pire et plus sournoise que ce que propose Bruno. Le gig economy (Uber et les livraisons à vélo de bouffe par exemple) et le fléau des employeurs qui cherchent des employés et essaient de donner de faux contrats de travailleur autonome à la place.

     En tant que vrai travailleur autonome je suis aux premières loges pour voir ça. Des contrats longs payés à l'heure au même salaire que des employés, même avec des horaires fixes et l'obligation de rentrer au bureau (illegal)... j'ai même reçu une telle demande d'une firme de recrutement pour une grosse compagnie ayant pourtant une excellente réputation en matière de rh. Il faut comprendre qu'une telle personne ne serait même pas protégée par la CSST si elle se blessait sur les lieux de travail de ce "faux client". Elle n'est pas non plus rémunérée pour ses formations, les trous entre les contrats, etc. Elle peut même être poursuivie en cas d'erreur professionnelle.

    Bref être employé et travailleur autonome ou entrepreneur ce n'est vraiment pas la même chose, pas les mêmes risques, pas supposé d'être le même prix par heure et il y a présentement bien des compagnies qui tentent d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. Il faut dire "Non" plus souvent que oui dans ce métier, malheureusement.
  • Sophie a dit :
    J'ai lu bien des articles qui disaient qu'il restait très peu de régimes à pension déterminée et qu'avec les régimes à cotisation déterminée le risque et la responsabilité pesaient entièrement sur les employés. Ces auteurs en étaient quasiment scandalisés, ils ne seraient pas à l'aise avec l'idée de ne plus avoir aucun programme de retraite d'employeur.

    Pourtant, nous y sommes indirectement dans bien des cas, et avec une version bien pire et plus sournoise que ce que propose Bruno. Le gig economy (Uber et les livraisons à vélo de bouffe par exemple) et le fléau des employeurs qui cherchent des employés et essaient de donner de faux contrats de travailleur autonome à la place.

     En tant que vrai travailleur autonome je suis aux premières loges pour voir ça. Des contrats longs payés à l'heure au même salaire que des employés, même avec des horaires fixes et l'obligation de rentrer au bureau (illegal)... j'ai même reçu une telle demande d'une firme de recrutement pour une grosse compagnie ayant pourtant une excellente réputation en matière de rh. Il faut comprendre qu'une telle personne ne serait même pas protégée par la CSST si elle se blessait sur les lieux de travail de ce "faux client". Elle n'est pas non plus rémunérée pour ses formations, les trous entre les contrats, etc. Elle peut même être poursuivie en cas d'erreur professionnelle.

    Bref être employé et travailleur autonome ou entrepreneur ce n'est vraiment pas la même chose, pas les mêmes risques, pas supposé d'être le même prix par heure et il y a présentement bien des compagnies qui tentent d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. Il faut dire "Non" plus souvent que oui dans ce métier, malheureusement.
    Il y a quand même des avantages pour le travailleur à devenir travailleur autonome auprès de son ancien patron.
    - Ne pas devoir s'imposer personnellement sur l'entièreté de son revenu, mais seulement sur le revenu dont on a besoin pour vivre.
    - Ne pas devoir verser la RRQ qui représente près de 6% de son salaire brut sur les premiers 58 700$ de revenu. S'il se verse un salaire, il devra toutefois payer le double.
    - Dans le cas d'un parent, réduire son revenu personnel vient augmenter les allocations familiales, les crédit de TPS, crédit de solidarité, subvention au REEE, retour d'impôts sur les activités sportives des enfants, retour d'impôts sur les frais de médicaments, faire baisser le montant de sa pension alimentaire à son ex-conjoint.

    En supposant un citoyen qui s'incorpore à 40 ans et qui prend sa retraite à 65 ans avec une espérance de vie de 90 ans, ça coûte bien moins cher s'imposer 50 ans sur 50 000$ que 25 ans sur 100 000$ et 25 ans sur 0$ comme le fait un travailleur régulier (Ou 25 ans à 82 000$ et 25 ans à 18 000$ en cotisant au REER). Sans compter qu'il lui restera bien plus d'argent dans l'entreprise pour l'investir pour ses vieux jours que le travailleur. Un genre de REER puisque tu peux investir ton économie d'impôts.

    C'est vrai que ce n'est pas légal qu'un employé devienne travailleur autonome si rien d'autre ne change dans ses conditions d'emploi. Par contre, c'est une pratique relativement courante dans la société et très peu vérifiée ou contester par les gouvernements. J'aurais tendance à dire que c'est tolérer. À commencer par les médecins qui n'ont qu'un seul client; le gouvernement.
  • Sans compter qu'il lui restera bien plus d'argent dans l'entreprise pour l'investir pour ses vieux jours que le travailleur. Un genre de REER puisque tu peux investir ton économie d'impôts.

    Il faut pas oublier que l'énorme avantage de retarder son impôt via une incorporation est de faire fructifier l'épargne en accumulant du gain en capital qui pourra être sortie en CDC ultérieurement.

  • Automne a dit :
    Sans compter qu'il lui restera bien plus d'argent dans l'entreprise pour l'investir pour ses vieux jours que le travailleur. Un genre de REER puisque tu peux investir ton économie d'impôts.

    Il faut pas oublier que l'énorme avantage de retarder son impôt via une incorporation est de faire fructifier l'épargne en accumulant du gain en capital qui pourra être sortie en CDC ultérieurement.


    C'est vrai que c'est un des plus gros avantages de s'incorporer. Par contre le Compte de Dividende en Capital (CDC) ne vient qu'équilibrer le fait qu'un contribuable ne paie l'impôt que sur la moitié taxable du gain en capital. Le CDC ne fait que te permettre de sortir la moitié de ton gain en capital libre d'impôt et de t'imposer à 50.17% la portion taxable de ton gain en capital. Lorsque tu te verseras la portion restante de ton gain en capital sous forme de dividende, le gouvernement te remboursera 30.67% du gain dans ton entreprise, sachant que tu paieras de l'impôt personnel sur ton revenu de dividende personnel. En gros, ton gain en capital te coûtera 25% d'impôts, comme si tu l'avais fait personnellement dans un compte non enregistré.

    Il ne faut pas non plus voir le CDC comme une façon de sortir des liquidités de ton entreprise libre d'impôt, car pour te sortir 100 000$ via un dividende en capital, il a d'abord fallu que tu réalises un gain de 200 000$ à l'intérieur de l'entreprise. Ce n'est donc pas ton argent provenant de ton revenu de travail que tu vides, mais plutôt la moitié de ton revenu de placement. 

    Bref, ce n'est pas plus avantageux de faire un gain en capital dans une entreprise vs faire un gain en capital personnellement. Le seul avantage est que, comme pour un REER, tu as un plus gros capital de départ à investir compte tenu que l'impôt corporatif est de loin inférieur à l'impôt personnel.

  • Le seul avantage est que, comme pour un REER, tu as un plus gros capital de départ à investir compte tenu que l'impôt corporatif est de loin inférieur à l'impôt personnel. 

    C'est un énorme avantage à mes yeux car suis investi 100 % actions en tout temps.

    Il est beaucoup plus payant investir via sa société nos liquidités que s'imposer et les investir au personnel. Le montant de départ étant plus grand va faire que le gain en capital est proportionnel. 

    Dans ma situation c'est un no brainer.
  • SamSam
    18:33 modifié Vote Up0Vote Down
    Automne a dit :
    Le seul avantage est que, comme pour un REER, tu as un plus gros capital de départ à investir compte tenu que l'impôt corporatif est de loin inférieur à l'impôt personnel. 

    C'est un énorme avantage à mes yeux car suis investi 100 % actions en tout temps.

    Il est beaucoup plus payant investir via sa société nos liquidités que s'imposer et les investir au personnel. Le montant de départ étant plus grand va faire que le gain en capital est proportionnel. 

    Dans ma situation c'est un no brainer.

    Tu peux le faire parce que tu as une entreprise et des liquidités excédentaires. Un salarié n'a aucun avantage à se créer une société pour faire du placement sur les marchés publics. C'est pour cette raison qu'il peut être avantageux d'être un travailleur autonome plutôt qu'un salarié.

    C'est probablement dû aux liquidités excédentaires qui sont investis dans du revenu passif que le gouvernement ne conteste pas le statut de travailleur autonome. Imaginez les conséquences de devoir retirer tout l'argent de la société de placement pour l'imposer personnellement. Qu'est-ce que l'on ferait du revenu de placement? Quel % du capital de placement devrait être retiré compte tenu que le salarié aurait également épargné et placer son argent. Un casse-tête incroyable.

    De toute façon, le gouvernement ne sera pas pénalisé sur ton revenu de placement. Tu auras plus de revenus de placement en ayant un capital de départ plus élevé, et tu paieras plus d'impôts.

    Où le gouvernement est désavantagé, est que certain, pour ne pas dire la majorité, des nouveaux travailleurs autonomes se mettent à déduire leur dépenses personnelles du genre cellulaire, connexion internet, frais de déplacements, amazon prime, laptop, repas au restos, frais de bureau à domicile, voyage d'affaire, effets scolaires des enfants...en plus d'y réclamer les TPS/TVQ Un travailleur régulier ne peut pas y avoir droit.
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