Je trouve cette personnalité intéressante. Tout comme son père d’ailleurs un grand mécène. Bon elle est héritière mais elle a quand même une approche de l’argent distincte du discours commun des riches de ce monde qui se croient souvent supérieurs et travaillent d’abord pour eux. Bref j’avais envie de partager.
"La femme de 45 ans est en quelque sorte la preuve vivante que l’on peut avoir accès à une fortune familiale colossale et ne pas chercher à la dépenser ou à l’accroître. En fait, c’est tout le contraire : elle remet en question les mécanismes qui permettent une telle accumulation de richesse."
Je trouve ça paradoxal de ne pas chercher à accroître sa fortune familiale et souhaiter qu'il y ait une meilleure redistribution de la richesse. Si elle cherchait à faire le meilleur rendement possible, dans des placements éthiques pour respecter ses valeurs, elle aurait plus d'argent à donner à des organismes qui ont des valeurs semblables à sa pensée. Elle serait en quelque sorte une Robine des Bois en captant la richesse des riches (les méchantes multinationales qui font pleins de profits salles) pour les redistribuer aux pauvres.
Parce que, à un certain point, tu veux que les causes dans lesquelles tu crois «composent» aussi, pas juste d'attendre d'avoir plus d'argent pour investir dans plus de causes, mais faire croître ces causes en elle-même. Et pas clair que le «rendement» au sens large sera toujours meilleur plus tu attends juste basé sur le capital que tu peux y mettre dans une autre vie...
Tu as 1G$. Tu le places dans le but de générer une moyenne de 8 % par année. Tu obtiendras en moyenne 80M$ chaque année que tu pourras donner, de manière durable et permanente. Selon moi, c'est encore mieux si tu ne souhaites redistribuer que les dividendes qui sont générallement croissants et stables d'une année à l'autre. Moins d'impact aujourd'hui, énormément plus d'impact sur le moyen long terme.
Se dire ultrariche et contre le système et préférer passer son temps à gérer un café en croyant que ça maximise ton impact dans la société est une fausse route selon moi. Elle a droit de faire ce qu'elle veut avec son temps et son argent, mais je ne crois pas qu'il y aura un allignement optimal entre son impact qu'elle aura et son impact qu'elle pourrait/souhaiterait avoir. À partir du moment où tu veux raconter ton histoire publiquement, on a droit de juger et recommander une meilleure manière de faire. Publier son histoire vise à inspirer, influencer et espérer que certains changeront leurs agissements grâce à notre publication. Personnellement, ce n'est pas un cas que je conseillerais de répliquer à une personne dans sa situation qui vise à faire profiter sa fortune à la collectivité.
Si son but est de faire "composer" les bienfaits de ses donations à l'intérieurs des organismes, pourquoi ne donne-t-elle pas aujourd'hui l'entièreté de sa fortune, quitte à la remettre aux organismes sous forme de rentes perpétuelles? Pourquoi vouloir conserver la propriété du capital si tu te présentes comme une anti-capitaliste?
@Sam En tout respect, je viens de relire l'article. Sa librairie/café, ça demeure anecdotique, c'est un sideline pour s'amuser, qui lui procure du bien et qui en procure à d'autres. Des millionnaires se payent des équipes de sports, elle se paye une librairie. Je pense que ça demeure marginal dans tout cela.
Elle milite surtout en se donnant le luxe de siéger sur des CA pour des causes qu'elle trouve importante et pour une certaine justice fiscal qui créerait moins d'inégalité à long terme. Elle ne fait pas dans la philantropie traditionnelle que tu décris et qui demande de générer du capital. Son père le fait déjà à un certain point. Pour elle, l'argent, ça lui donne le luxe du temps pour s'impliquer.
Et ça m'énerve un peu ce principe qu'il faudrait être absolu, si tu critiques, tu devrais tout faire comme ça ou comme ça. Elle veut pas tout renverser, elle dit juste qu'il y a un certain équilibre à rétablir. En tout cas, let's agree to disagree si tu veux
Ajout, elle était auparavant sur le CA de la fondation familiale qui je crois s'occupe justement de faire croitre et distribuer: https://www.fondationtrottier.com/
Son point est qu’il devrait y avoir une meilleure redistribution des avoirs de tous les riches. Oui il y a la fiscalité et l’impôt dont elle parle, mais pour ma part je pense aussi à ce que toutes les compagnies payent (réduisent) davantage les externalités négatives liés à leur business qui ne sont pas toujours payés. (Coûts environnementaux et sociaux)
Si ces externalités étaient prises en compte, il y aurait également une meilleure redistribution de la qualité de vie, car souvent les externalités sont subies par les plus pauvres.
Elle peut faire comme Warren Buffet et décider d’elle même de faire un don de sa fortune et se garder un bon coussin pour bien vivre. C’est ce qui est moral de faire selon moi.
Contraindre ceux qui ont réussi en affaire à céder le produit de leur réussite ne crée pas un environnement propice à l’entreprenaria, l’innovation et la prise de risque avec son épargne.
Ce qui m'irrite auprès de ceux qui se disent donateurs, est qu'ils donnent souvent peu dans le but d'influencer les autres ou pour augmenter leur notoriété. Quand j'entend Billie Eillish dire qu'elle a fait un don de 11.5M$ et que selon elle le monde irait mieux si tous es ultrariche l'imitait, j'ai un profond malaise quand j'apprend qu'elle s'attribue un don qui a été payé par ses fans. De savoir que le 11.5M$ est un montant qu'elle ajoute à chaque tickets et merch vendus. Même chose quand je vois la final du téléthon Enfant Soleil où Walmart, Remax, Costco et Familiprix ase succéder pour dire qu'ils sont fiers, au nom de tous les employés, de remettre un chèque de 1M$ à l'organisme. Dans les faits, ce sont les clients qui paient ce don et ce sont ces entreprises qui reçoivent la publicité. Si au moins elles étaient honnêtes et disaient "au nom de tous nos clients, nous sommes fiers de remettre 1M$".
Les vrais donateurs le font dans l'ombre. Ils ne donnent pas pour se mettre en valeur sur la place publique. Taylor Swift ne se vante pas de ses dons. Ce sont plutôt ses employés et sous-traitants qui la remercie publiquement pour avoir partager, sans en être contractuellement obligée, une partie de l'argent de la tournée. Il y a également plusieurs donateurs dont on n'est juste pas au courant.
Je n'ai pas non plus de problèmes avec les donateurs qui le disent publiquement lorsque leurs bottines suivent leurs babines comme Warren Buffet qui donne 99 % de sa fortune à des organismes et qui essaie de convaincre le maximum d'ultrariche d'en faire autant. Tout le contraire de d'autres hypocrites qui demandent aux riches de donner alors qu'eux cachent leur fortune dans les paradis fiscaux, comme Bono. Où encore ceux qui disent des "si j'étais", "si je pouvais", "si c'était moi", car c'est toujours plus facile de vouloir donner ce qui n'est pas à nous. Si j'étais riche, je donnerais toute ma fortune pour le bien de la planète. Si j'étais riche, ça ne me dérangerais pas de payer plus d'impôts. Si c'étais moi Jeff Bezos, je me départirais de ma fortune ou je ne volerais pas en jet privé et en fusée...
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"La femme de 45 ans est en quelque sorte la preuve vivante que l’on peut avoir accès à une fortune familiale colossale et ne pas chercher à la dépenser ou à l’accroître. En fait, c’est tout le contraire : elle remet en question les mécanismes qui permettent une telle accumulation de richesse."
Je trouve ça paradoxal de ne pas chercher à accroître sa fortune familiale et souhaiter qu'il y ait une meilleure redistribution de la richesse. Si elle cherchait à faire le meilleur rendement possible, dans des placements éthiques pour respecter ses valeurs, elle aurait plus d'argent à donner à des organismes qui ont des valeurs semblables à sa pensée. Elle serait en quelque sorte une Robine des Bois en captant la richesse des riches (les méchantes multinationales qui font pleins de profits salles) pour les redistribuer aux pauvres.
Tu as 1G$. Tu le places dans le but de générer une moyenne de 8 % par année. Tu obtiendras en moyenne 80M$ chaque année que tu pourras donner, de manière durable et permanente. Selon moi, c'est encore mieux si tu ne souhaites redistribuer que les dividendes qui sont générallement croissants et stables d'une année à l'autre. Moins d'impact aujourd'hui, énormément plus d'impact sur le moyen long terme.
Se dire ultrariche et contre le système et préférer passer son temps à gérer un café en croyant que ça maximise ton impact dans la société est une fausse route selon moi. Elle a droit de faire ce qu'elle veut avec son temps et son argent, mais je ne crois pas qu'il y aura un allignement optimal entre son impact qu'elle aura et son impact qu'elle pourrait/souhaiterait avoir. À partir du moment où tu veux raconter ton histoire publiquement, on a droit de juger et recommander une meilleure manière de faire. Publier son histoire vise à inspirer, influencer et espérer que certains changeront leurs agissements grâce à notre publication. Personnellement, ce n'est pas un cas que je conseillerais de répliquer à une personne dans sa situation qui vise à faire profiter sa fortune à la collectivité.
Si son but est de faire "composer" les bienfaits de ses donations à l'intérieurs des organismes, pourquoi ne donne-t-elle pas aujourd'hui l'entièreté de sa fortune, quitte à la remettre aux organismes sous forme de rentes perpétuelles? Pourquoi vouloir conserver la propriété du capital si tu te présentes comme une anti-capitaliste?
Elle milite surtout en se donnant le luxe de siéger sur des CA pour des causes qu'elle trouve importante et pour une certaine justice fiscal qui créerait moins d'inégalité à long terme. Elle ne fait pas dans la philantropie traditionnelle que tu décris et qui demande de générer du capital. Son père le fait déjà à un certain point. Pour elle, l'argent, ça lui donne le luxe du temps pour s'impliquer.
Et ça m'énerve un peu ce principe qu'il faudrait être absolu, si tu critiques, tu devrais tout faire comme ça ou comme ça. Elle veut pas tout renverser, elle dit juste qu'il y a un certain équilibre à rétablir. En tout cas, let's agree to disagree si tu veux
Si ces externalités étaient prises en compte, il y aurait également une meilleure redistribution de la qualité de vie, car souvent les externalités sont subies par les plus pauvres.
Contraindre ceux qui ont réussi en affaire à céder le produit de leur réussite ne crée pas un environnement propice à l’entreprenaria, l’innovation et la prise de risque avec son épargne.
Les vrais donateurs le font dans l'ombre. Ils ne donnent pas pour se mettre en valeur sur la place publique. Taylor Swift ne se vante pas de ses dons. Ce sont plutôt ses employés et sous-traitants qui la remercie publiquement pour avoir partager, sans en être contractuellement obligée, une partie de l'argent de la tournée. Il y a également plusieurs donateurs dont on n'est juste pas au courant.
Je n'ai pas non plus de problèmes avec les donateurs qui le disent publiquement lorsque leurs bottines suivent leurs babines comme Warren Buffet qui donne 99 % de sa fortune à des organismes et qui essaie de convaincre le maximum d'ultrariche d'en faire autant. Tout le contraire de d'autres hypocrites qui demandent aux riches de donner alors qu'eux cachent leur fortune dans les paradis fiscaux, comme Bono. Où encore ceux qui disent des "si j'étais", "si je pouvais", "si c'était moi", car c'est toujours plus facile de vouloir donner ce qui n'est pas à nous. Si j'étais riche, je donnerais toute ma fortune pour le bien de la planète. Si j'étais riche, ça ne me dérangerais pas de payer plus d'impôts. Si c'étais moi Jeff Bezos, je me départirais de ma fortune ou je ne volerais pas en jet privé et en fusée...