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Utilisation de la dette pour investir – expériences et avis

Bonjour à tous,

Je suis investisseur depuis près de 30 ans et j’ai toujours investi uniquement avec de l’argent gagné et économisé. Aujourd’hui, je suis complètement libre de dettes : maison payée, véhicules sans passif. Pendant des années, mon objectif principal a été d’éliminer toute dette, et je n’ai jamais cherché à utiliser de l’effet de levier pour améliorer mes performances boursières.

Je me questionne maintenant sur l’idée d’utiliser une marge de crédit hypothécaire pour investir. J’aimerais beaucoup que ceux d’entre vous qui ont déjà exploré cette stratégie partagent leur expérience.

  • Comment utilisez-vous la dette pour investir ?
  • Quels sont, selon vous, les principaux avantages et risques de cette approche ?
  • Certains l’utilisent à la retraite pour se verser un revenu pendant des années moins favorables, d’autres pour investir directement. Quelles différences d’approche observez-vous ?

Je suis curieux de connaître vos expériences concrètes et les leçons que vous en avez tirées.


Merci d’avance pour vos partages !


Réponses

  • 19 Réponses trié par Votes Date
  • J'utilise la dette pour investir. 

    Ma philosophie est la suivante, puisque la dette est un levier à risque, on doit l'utiliser dans un investissement qui rapporte un gain plus élevé que la normale. Donc on peut utiliser de la liquidité pour un titre à faible, moyen ou haut rendement. Mais quand on tombe dans la dette, je dirais qu'il faut viser les investissements à haut rendement question de "réduire" le risque de la stratégie. C'est pourquoi je considère qu'il est sécuritaire d'utiliser de la dette seulement dans un contexte de crash boursier pour profiter d'une baisse de 35 à 50%. De plus je considère d'acheter des titres de qualité est un incontournable.

    Donc si on récapitule... En temps de bull market, on investi toute les liquidités dans le marché. En temps de bear market (idéalement crash boursier), il peut être intelligent d'utiliser moins de 50% de sa marge d'emprunt disponible dans son compte marge d'action afin d'acheter du SP500 par exemple. Il peut être intéressant pour ceux qui aime les sensations forte d'acheter du SP500 qui fait X2 avec de la marge. Mais ça c'est pas pour les doux. (SPXU.TO)
  • Sujet intéressant, surtout avec ton parcours. Beaucoup de gens qui utilisent la dette pour investir parlent surtout de l’effet de levier : quand les rendements dépassent le coût d’emprunt, ça peut clairement accélérer la croissance du portefeuille. La marge hypothécaire est souvent vue comme plus flexible et moins chère, mais elle amène aussi un risque psychologique réel, surtout en période de baisse prolongée. Certains l’utilisent à la retraite comme outil de liquidité pour lisser les retraits, d’autres investissent directement avec une vision long terme très disciplinée. La clé qui revient souvent, c’est la gestion du risque, la tolérance au stress et le fait d’avoir un plan clair avant d’emprunter.

  • elenafj a dit :

    Sujet intéressant, surtout avec ton parcours. Beaucoup de gens qui utilisent la dette pour investir parlent surtout de l’effet de levier : quand les rendements dépassent le coût d’emprunt, ça peut clairement accélérer la croissance du portefeuille. La marge hypothécaire est souvent vue website comme plus flexible et moins chère, mais elle amène aussi un risque psychologique réel, surtout en période de baisse prolongée. Certains l’utilisent à la retraite comme outil de liquidité pour lisser les retraits, d’autres investissent directement avec une vision long terme très disciplinée. La clé qui revient souvent, c’est la gestion du risque, la tolérance au stress et le fait d’avoir un plan clair avant d’emprunter.

    Il faut aussi garder en tête que ce qui fonctionne bien sur le papier peut devenir très inconfortable dans la vraie vie. Voir son portefeuille baisser alors qu’on a une dette en face demande un sang-froid que peu de gens sous-estiment correctement. C’est pour ça que beaucoup recommandent de tester l’approche avec des montants modestes au départ, plutôt que d’y aller à fond. Avoir des revenus stables, une marge de sécurité et des règles claires pour réduire l’exposition en cas de stress excessif peut faire toute la différence.

  • Bonjour,

    Votre démarche parle à beaucoup de monde. Pendant longtemps, vous avez privilégié la sécurité et l’absence de dettes, et c’est déjà un vrai confort patrimonial. La question de la dette ne se pose généralement qu’une fois cette base acquise.

    De ce que l’on voit dans les retours d’expérience, ceux qui utilisent une marge de crédit le font rarement pour “booster” la performance à tout prix. C’est plutôt vu comme un outil de souplesse : éviter de vendre des placements à un mauvais moment, saisir une opportunité ponctuelle ou lisser certaines périodes moins favorables.

    Les avantages souvent évoqués sont l’accès à des liquidités sans toucher au patrimoine existant et une certaine liberté de gestion. En revanche, les risques sont bien réels : hausse des taux, pression psychologique quand les marchés baissent, et surtout le fait que la dette amplifie les erreurs autant que les bons choix. Beaucoup disent que le plus dur n’est pas financier, mais mental.

    À la retraite, certains utilisent la dette surtout comme un outil de trésorerie, pour compléter un revenu ou traverser une mauvaise année, alors que d’autres l’emploient encore pour investir. Les logiques sont assez différentes, mais dans les deux cas, ceux qui s’en sortent le mieux gardent une marge de sécurité et évitent de se mettre dans une situation irréversible.

    Au final, ce qui revient souvent, c’est que la dette peut être utile si elle reste maîtrisée et cohérente avec son tempérament. Elle ne remplace ni la patience, ni la discipline, ni une bonne compréhension de ses propres limites.

  • Lucas878 a dit :

    Bonjour,

    Votre démarche parle à beaucoup de monde. Pendant longtemps, vous avez privilégié la sécurité et l’absence de dettes, et c’est déjà un vrai confort patrimonial. La question de la dette ne se pose généralement qu’une fois cette base acquise.

    De ce que l’on voit dans les retours d’expérience, ceux qui utilisent une marge de crédit le font rarement pour “booster” la performance à tout prix. C’est plutôt vu comme un outil de souplesse : éviter de vendre des placements à un mauvais moment, saisir une opportunité ponctuelle ou lisser certaines périodes moins favorables.

    Les avantages souvent évoqués sont l’accès à des liquidités sans toucher au patrimoine existant et une certaine liberté de gestion. En revanche, les risques sont bien réels : hausse des taux, pression psychologique quand les marchés baissent, et surtout le fait que la dette amplifie les erreurs autant que les bons choix. Beaucoup disent que le plus dur n’est pas financier, mais mental.

    À la retraite, certains utilisent la dette surtout comme un outil de trésorerie, pour compléter un revenu ou traverser une mauvaise année, alors que d’autres l’emploient encore pour investir. Les logiques sont assez différentes, mais dans les deux cas, ceux qui s’en sortent le mieux gardent une marge de sécurité et évitent de se mettre dans une situation irréversible.

    Au final, ce qui revient souvent, c’est que la dette peut être utile si elle reste maîtrisée et cohérente avec son tempérament. Elle ne remplace ni la patience, ni la discipline, ni une bonne compréhension de ses propres limites.

    très bon commentaire!

  • J’investis sur marge depuis plus de 15 ans. Je l’ai fait pour booster mon rendement. C’est, à mon avis, quelque chose de tabou.

    Si je vous dis que cela a bien fonctionné pour moi, vous pouvez penser que j’évalue mal mes résultats, que je ne suis pas totalement objectif.

    Ou, si vous estimez qu’il est possible que j’évalue bien objectivement mes résultats et que cela se soit donc bien passé pour moi pendant les 15 dernières années, et que vous n’avez pas investi sur marge, cela pourrait amener de la frustration, puisque vous pourriez estimer avoir raté une opportunité que j’ai saisie (si on peut réellement appeler une opportunité le fait de prendre plus de risque).

    Aussi, si je vous dis que cela a bien fonctionné pour moi, cela renvoie implicitement à un certain « succès financier » et, personnellement, je ne trouve pas élégant de parler de succès financier (est-ce vraiment un succès de s’enrichir en prenant énormément de risque ? Je ne pense pas).

    Enfin, si je dis investir sur marge et qu’au moment d’en discuter nous sommes dans un bear market, même si mon portefeuille ne ressemble pas nécessairement à celui du marché, je serai fort probablement dans un certain drawdown et cela risque de créer un malaise de mon côté, puisque je passerais pour une espèce d’adulescent irresponsable, probablement en train de souffrir mentalement de ses énormes pertes. Possiblement que, de votre côté, vous pourriez aussi ressentir de la pitié pour moi et pour mon irresponsabilité.

  • Pour ma part, j'ai utilisé à profusion l'emprunt sur marge de 2010 à 2020-21 en achetant exclusivement des titres à dividendes aristocrates ; cette partie de mon portefeuille a toujours été profitable, mais j'ai abandonné cette stratégie lorsque les taux ont franchi la barre du 5%. Bien que les intérêts encourus soient déductibles, j'aimerais bien savoir dans quels contextes certains d'entre vous sont toujours adeptes de ce levier avec des taux de 8.50% (CAD) et 6.25% (US) actuellement.  Merci de m'éclairer à ce sujet.
  • @cynetos

    Je fais affaire avec Interactive Brokers et les taux d'intérêt sont juste un peu au-dessus des taux directeurs des banques centrales.
  • @cynetos

    Je fais affaire avec Interactive Brokers et les taux d'intérêt sont juste un peu au-dessus des taux directeurs des banques centrales.
    Merci pour l'info !  On se fait voler avec la banque Nationale...
  • C'est plutôt 6.25% pour CAD et 8,5% pour le US comme taux avec la BNC comme taux affiché pour les plus petits comptes.  Dépendamment de ton montant emprunté, les taux peuvent se négocier et de beaucoup.  Et beaucoup plus que dans leur tableau: 
  • C'est encore moins cher chez Disnat. Je paie taux préférentiel au Canada et taux préférentiel + .5% aux USA. 

    En ce moment, c'est 4.45 % au Canada et 6.45 % aux USA.


    J'ai un compte à la Banque Nationale, et je laisse jamais de soldes à découvert. Sur Disnat, ça m'arrive régulièrement d'utiliser la marge. 
  • 13 fév modifié Vote Up1Vote Down
    Et en fait, avec une différence de taux entre CAD et USD, tu ne devrais jamais avoir un solde négatif en USD. C’est preferable d’avoir sa dette en CAD.
    Pour ce faire, vous pouvez utiliser le Norbert’s Gambit décrit sur ce fil

  • Wealthsimple offre 3,95% actuellement sur les comptes marges CAD 
  • Chez Interactive Brokers c'est actuellement encore plus bas actuellement.

    Par ailleurs, voici un court podcast qui traite de l'article « Lifecycle Investing » d'Ayres & Nalebuff, un article qui date d'environ 15 ans et qui émettait l'opinion possiblement un peu controversée qu'il serait optimal pour certaines personnes, à un jeune âge et sous certaines conditions, d'investir sur marge :

    https://www.youtube.com/watch?v=40VpkBAHIAc

  • Pour moi c'est psychologique, j'aime que mon courtier appartienne à une banque ou un Caisse, se situant dans l'oligopole canadien qui font des gonzilliards de profits annuels. Je suis prêt à payer 0,46 % de plus sur une marge de crédit bourssière pour cette sécurité psychologique qui me permet de bien dormir la nuit. 

    J'ai trop peur qu'une entreprise qui a en sa possession tous mes avoirs fasse faillite pour transférer mes avoirs chez des Interractive Brokers, Wealthsimple ou RobinHood. Même si on me disait que le gouvernement rembourserait les premiers 100 000 $, pour moi ça risque d'être trop long et il y a de bonnes chances que ce serait insuffisant. De mémoire, il n'y a pas très longtemps, la plus grande plateforme de cryptomonnaie a fermée emportant tous les actifs des investisseurs dans la faillite. 
  • @Sam

    Avant d'aller plus loin et je ne veux pas lancer de débat sur un détail, je pense que la différence de taux d'intérêt entre Disnat et Interactive Brokers (IBKR) est possiblement un peu plus importante que ce que tu laisses entendre, et d'autant plus pour les emprunts en dollars US. Mais je peux être dans l'erreur.

    Concernant la référence à une plateforme de cryptomonnaies, je pense savoir à quelle firme tu fais référence. Je me permets de mentionner que je ne trouve pas très juste de faire ce genre de parallèle avec IBKR.

    Bien que je juge que la probabilité de perdre des fonds (dans le sens que la firme pigerait dans le compte d'un client) n'est pas de zéro, j'estime qu'elle est tout de même très près de zéro. Je dis que ce n'est pas de zéro car je vois essentiellement deux scénarios qui pourraient théoriquement générer une perte : un scénario de malversation délibérée de la direction suite à des pertes de trading subies, et un scénario de baisse de marché tellement violente et instantanée qu'elle creuserait un trou dans le bilan du courtier parce que celui-ci n'aurait pas le temps de faire les liquidations pour appels de marge. Pour cette dernière, comme je l'explique, bien d'autres éléments devraient être présents pour que ça se matérialise.

    Pour la malversation, je l'explique un peu plus bas avec l'exemple de MF Global, où les clients ont subi des pertes temporaires mais ont éventuellement tous été remboursés intégralement.

    Pour l'autre scénario, et ici c'est totalement spéculatif de ma part, ce serait un gros gap à la baisse à l'ouverture des marchés, un genre de 35% (même peut-être plus) (ce n'est jamais arrivé dans l'histoire, mais il n'est pas impossible de penser que ça pourrait se produire; mais ça reste quand même peu probable), qui amènerait plusieurs comptes sur marge à avoir des valeurs d'équité négatives par un montant total assez important amenant la firme à ne plus pouvoir totalement couvrir ses passifs (le prêt dans le compte de marge est un actif pour la firme; donc si des comptes clients ont une équité négative ça signifie que certains clients doivent à la firme des fonds qu'ils ne seraient possiblement pas capables de rembourser). Dans ce contexte, une direction malhonnête pourrait alors être tentée de piger dans les comptes des clients non concernés pour couvrir ces pertes plutôt que d'assumer la faillite de la firme. Il faudrait un gap important dans le cas spécifique d'IBKR, puisque les liquidations pour appels de marge chez eux sont entièrement automatisées en temps réel, et donc en principe une baisse importante mais progressive et sans gros gap, même un gap modérément gros, voire même un « unheard of », ne produirait pas les conditions pouvant mener à ce risque (si les dirigeants sont malveillants) selon moi. En plus de l'énorme gap, il faudrait que vraiment une part importante des actifs des clients soient dans des comptes très fortement sur marge pour que ça se produise, et il faudrait aussi que les dirigeants aient une bonne certitude de penser qu'ils pourraient s'en tirer en faisant des malversations somme toute probablement assez simples à découvrir en investiguant. Quand on connaît les peines de prison que les criminels en col blanc peuvent prendre aux États-Unis, il faudrait vraiment qu'ils soient fous pour le faire. Dans le cas mentionné, si la direction assumait la faillite, en principe les clients ne se feraient pas piger dans leurs comptes.

    Mais je tiens à dire que ce sont des scénarios hautement spéculatifs et que je ne veux pas faire peur à personne. Dans toute l'histoire financière au Canada et aux États-Unis, il y a eu beaucoup de monde croche en finance et certainement qu'il y a eu quelques faillites de firmes de courtage, et à ma connaissance aucun investisseur ayant un compte ségrégué dans une firme de courtage réglementée n'a perdu quoi que ce soit de façon permanente. Comme mentionné dans le cas de MF Global, ce fut des « pertes » temporaires. Pour prendre l'exemple le plus spectaculaire d'une faillite de firme de courtage, soit Lehman Brothers et bien cette firme avait des clients de détail avec des comptes de courtage et même ceux-ci n'ont rien perdu, leurs actifs ségrégués leur ont été restitués.

    Avant d'aller plus loin, il vaut la peine de mentionner que tous les comptes de courtage, peu importe leur type, sont des comptes ségrégués. Cela signifie que les titres des clients ne sont ni un actif ni un passif pour la firme de courtage. Les états financiers annuels 2025 d'IBKR le confirment ligne par ligne : « Securities owned by customers, including those that collateralize margin loans or other similar transactions, are not reported in the consolidated statements of financial condition. » Toutefois, l'encaisse des clients, lui, apparaît au passif.

    MF Global est donc l'exemple parfait du seul scénario réaliste où un investisseur avec un compte ségrégué peut se retrouver en difficulté. En 2011, des fonds ségrégués de clients ont été utilisés pour couvrir des besoins de liquidité liés à des trades « proprietaries » de la firme sur des obligations de pays européens. Les clients qui ont subi les conséquences les plus sévères étaient surtout ceux avec des comptes de futures ou forwards sur commodities tandis que les clients avec des placements plus traditionnels ont été remboursés peu de temps après, mais pour ceux des futures et forward ce fut beaucoup plus long, mais ils ont fini par être remboursés.

    J'estime qu'IBKR n'a tout simplement pas ce profil. Selon l'analyse que l'on peut faire du bilan, moins de 3% de l'actif concerne des titres financiers détenus et ce ne sont probablement pas des positions liées à du trading directionnel ou spéculatif. Avec tous les hedge funds et firmes de market making qui existent, si quelqu'un veut jouer à ça, il n'ira pas faire carrière chez IBKR dont le modèle d'affaires se limite au courtage et à la garde des valeurs.

    Suite dans le prochain message.

  • Suite et fin du message précédent.

    Dans tous les cas, je juge que le risque de perdre des fonds dans le cadre d'une faillite d'une firme de courtage est presque nul, et je ne juge pas qu'il soit plus risqué que cela se produise pour une firme indépendante des banques et bien établie comme IBKR que pour une filiale de courtage d'une banque canadienne. Les deux types de firmes sont membres de l'Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI, ou CIRO en anglais), auquel toutes les commissions provinciales des valeurs mobilières ont délégué la surveillance des firmes de courtage, c'est donc le même organisme qui surveille les deux « types » de firme avec les mêmes règles, comme on peut le constater dans la liste officielle des membres de l'OCRI (https://www.ocri.ca/media/12811/download?inline). On peut certes estimer que les filiales de courtage des banques ont un soutien implicite de la banque, et c'est un argument réel. Mais ce soutien ne sera jamais une garantie légale, et précisément dans le scénario catastrophe où il serait le plus nécessaire, il est le moins garanti, puisque les régulateurs pourraient très bien empêcher un tel transfert de capital pour protéger les activités bancaires traditionnelles. Et encore là, même dans la situation très peu probable qu'une firme de courtage appartenant à une banque canadienne soit en faillite, pour que les clients soient dépouillés, il faudrait qu'un des deux scénarios mentionnés plus haut ait lieu. Je pense que les banques canadiennes et leurs filiales sont très sécuritaires, tout comme IBKR. Je veux vraiment être clair qu'en aucun cas je ne remets en cause la solidité des banques canadiennes ou de leurs filiales et j'estime qu'IBKR est tout aussi solide que les banques canadiennes et leurs filiales.

    On pourrait dire, oui pis, les cas Norbourg et Earl Jones? Et bien justement, ceux-ci n'étaient pas des firmes de courtage réglementées membres de l'OCRCVM (prédécesseur de l'OCRI) avec des comptes ségrégués.

    Aussi, RobinHood n'a pas d'activité au Canada. C'est probablement dû au fait qu'une firme de courtage canadienne ne peut pas faire de payment for order flow comme le fait RobinHood.

    Enfin, pour la protection, le 100 000 $, c'est pour les comptes de banque. Pour les comptes de courtage, ce n'est pas le même organisme et c'est 1 000 000 $. La protection est assurée par le Fonds canadien de protection des investisseurs (https://www.cipf.ca).

  • Je ne dis pas ça pour faire peur à personne, je dis que psychologiquement, je me sens plus à l'aise de mettre mon argent dans une institution financière qui appartient à l'oligopole canadien. 

    Que ce soit 100 000 $ ou 1 000 000 $, c'est insuffisant pour beaucoup de personne. Et ne crois pas que si une plateforme fait faillite et que tu détenais 1 050 000 $, tu auras un chèque de 1 000 000 $ demain matin. Si ça prend 1 ans et 200 heures de travail pour récupérer1 000 000 $, tu vas quand même avoir une perte substantielle en incluant le coût d'opportunité. 

    La plateforme de cryptomonnaie dont je fais référence avait l'air hyper crédible. Tom Brady, dans son prime, était le visage de l'organisation. Difficile d'avoir plus crédible. 

    La prudence me dit qu'il vaut mieux rester chez une banque canadienne, même si d'autres sites offre de meilleurs taux. J'accepte de payer 500 $ par année plus d'intérêts par tranche de 100 000 $ de dollars empruntés, mais de toute façon, ma marge est souvent à zéro et mon sommeil vaut plus cher que 500 $ par année. C'est le même principe quand j'achète mes billets d'avions. Je préfères payer 300 $ de plus et les acheter sur le site du transporteur ou sur expedia.ca plutôt que de prendre le même billet qui est affiché 50 % moins cher mais qui est sur une platoforme dont je ne connais pas. On m'a appris que quand c'est trop beau pour être vrai, c'est que c'est souvent trop beau pour être vrai. 

    Fais ce que tu veux, choisi la plateforme que tu veux, je ne te juge pas, tu as sans doute raison que ta plateforme est aussi sécuritaire que la mienne, mais à moindre coût. Je ne force personne imiter mon choix. Par contre, pour moi, psychologiquement, je sens que mes avoirs sont plus en sécurité chez Desjardins et à la Banque Nationale. 
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