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Rogers (RCI-B)

Je ne sais pas s'il y a d'autres actionnaires de Rogers, mais mon hypothèse d'un spin off ou d'un dividende spécial substantiel devient de plus en plus probable. 

Voici ce que j'avais écrit le 5 janvier sur le poste d'idée d'investissement 2026 : Je vais y aller avec Rogers. Ils ont un actif caché qui est sous-évalué dont ils veulent se départir très bientôt. En 2025, Rogers a acquis les 37.5 % de participation qui appartenaient à Bell dans Toronto Maple Leafs Sports and Entertainment (MLSE). Rogers en possédait déjà 37,5% et a une entente lui donnant le droit d'acheter cette année le 25 % résiduel appartenant à l'autre investisseur. Dans le rapport trimestriel du 3e trimestre, ils ont mentionné leur intention de se prévaloir de ce droit et l'entreprise évaluera ensuite la meilleure possibilité pour créer de la valeur pour les actionnaires, incluant mettre MLSE sur les marchés boursiers.

https://about.rogers.com/wp-content/uploads/Rogers-Q3-2025-Press-Release.pdf 

MLSE c'est les Maple Leafs au hockey (4.4G USD), les Raptors au basketball (5.4G USD), le Toronto FC au football (0.725G USD), les Argonauts au football américains (0$) et le Scotia Bank Arena ($$$, le Madison Square Garden de New York est évalué à 2.55 G USD) et probablement un équivalent d'Evenko ($$$). On ajoute à ça que les Blue jays au baseball (2.27G USD), le Rogers Center ($$$) et Sportsnet ($$$) appartiennent à Rogers et peuvent être transférés à MLSE avant le spin-off ou le dividende spécial. On doit avoir pour au moins 25 G$ CAD moins les dettes et moins la participation qui reste à acheter (-3.13 G CAD selon un prorata de la tansaction de Bell). En allant sur les marchés public, Rogers devrait être en mesure d'aller chercher plus de valeurs, car il y a toujours une prime compte tenu que les titres deviennent liquides. D'ici un an, l'évaluation de chaque équipe devrait avoir continuer son assention fulgurante dû principalement à la hausse des droits TV. Netflix et Apple, pour ne nommer que ceux-là, sont des nouveaux joueurs qui pulvérisent les contrats télévisiels depuis quelques années et font exploser les valorisations des équipes sportives. Rogers a actuellement une capitalisation de 28 G CAD. Il risque d'y avoir un dividende spécial supérieur à 25 $ par actions, ou un spin-off pour un titre qui se transige à 50$, d'ici 2 ans. 


Voici ce qu'on peut lire dans le rapport annuel sorti au début du mois : 
MLSE Transaction Effective July 1, 2025, after receiving all required regulatory and league approvals, we acquired a holding company that indirectly held Bell’s effective 37.5% ownership stake in Maple Leaf Sports & Entertainment Ltd. (MLSE) for a purchase price of $4.7 billion in cash (MLSE Transaction). The purchase price was primarily funded from bank credit facilities together with cash on hand (see “Managing our Liquidity and Financial Resources” for more information). With the closing of the MLSE Transaction, we are the controlling shareholder of MLSE, with a 75% ownership interest. The holder (MLSE minority holder) of the 25% non-controlling interest in MLSE (MLSE non-controlling interest) has a right to require we purchase its interest beginning in July 2026 at an agreement-defined fair value (MLSE put liability); we have a reciprocal right to acquire the MLSE non-controlling interest under the same terms, which we expect to exercise. We remain committed to unlocking what we view as the significant unrecognized value in our world-class sports assets. Purchasing the MLSE non-controlling interest would be a key step in consolidating value in these assets. MLSE owns the Toronto Maple Leafs (NHL), Toronto Raptors (NBA), Toronto FC (MLS), the Toronto Argonauts (CFL), various minor league teams, and associated real estate holdings, such as Scotiabank Arena. MLSE also holds interests in certain entities that are complementary to its sports and events businesses. The MLSE Transaction added significantly to our other sports assets, including the Toronto Blue Jays, Rogers Centre, and Sportsnet. As a result of acquiring a majority interest in MLSE, we commenced consolidating 100% of MLSE’s financial results in our Media reportable segment effective July 1, 2025. We are evaluating multiple options for transactions that could unlock additional value for our shareholders from our sports assets. We expect any such transaction would be implemented in connection with acquiring 100% ownership of MLSE. These options could include, among others, selling a minority interest in some or all of our sports and other media assets to one or more third-party investors or consolidating these assets in a separate company we take public. Neither of these transaction options, nor any combination or other potential options, is currently being prioritized. We anticipate our final choice of transaction could occur within the next 12 months (see “About Forward-Looking Information” for more information). We have agreed to provide Bell the opportunity to renew its existing MLSE broadcast and sponsorship rights, including access to content rights for 50% of Toronto Maple Leafs regional games and 50% of Toronto Raptors games for which MLSE controls the rights, long-term at fair market value. 

Réponses

  • 4 Réponses trié par Votes Date
  • Merci pour l'analyse. Espérons que le spin off se réalise. 

    En tk, le secteur de la téléphonie est boudé par les investisseurs. Toutefois, Rogers a une forte résistance autour de 52 $. Je possédais ce tire vu qu'il est très safe, une position dominante et au final je ramasse le dividende pépère. Avec un espoir additionnel. 

    Ca serait mon 2e titre avec un dividende spécial après Transcontinental qui vient d'ajouter un 10% de rendement. 
  • Ce qui se trouve dans le raport trimestriel d'aujourd'hui à propos de MLSE : 

    Company anticipates purchase of remaining 25% minority interest in MLSE in 2026; committed to unlocking the significant and unrecognized value of its premier sports assets

    "We will continue to execute with discipline throughout 2026 as we look to monetize the very substantial unrecognized value in our world-class sports assets while accelerating free cash flow generation and advancing our deleveraging plan."
  • Rogers a exercé son option d'achat. 1 G$ plus cher que prévu, mais pourra bientôt continuer son plan stratégique avec cet actif. 

    Le rachat complet de MLSE par Rogers n'est pas une simple transaction isolée, mais la première étape d'un plan stratégique majeur visant à créer une entité sportive et médiatique unique évaluée à environ 25 milliards de dollars canadiens. [1]
    Voici le détail de ce projet de consolidation sans précédent en Amérique du Nord.

    1. L'objectif : Tout regrouper sous un même toit
    L'objectif de Rogers est de fusionner l'ensemble de ses actifs sportifs directs et indirects pour former un bloc corporatif unifié. Une fois le rachat de MLSE finalisé à la fin de l'année 2026, cette entité regroupera : [1]
    • Les franchises de MLSE : Les Maple Leafs de Toronto (LNH), les Raptors de Toronto (NBA), le Toronto FC (MLS) et les Argonauts de Toronto (LCF). [1, 2]
    • Les Blue Jays de Toronto : La seule franchise canadienne de la MLB, déjà détenue à 100 % par Rogers. [1, 2]
    • Les infrastructures : Le Scotiabank Arena et le Rogers Centre, deux des stades les plus rentables du continent. [1]
    • Le diffuseur : Sportsnet, la chaîne sportive numéro un au Canada, qui possède les droits nationaux de la LNH et diffuse les matchs des Jays, des Leafs et des Raptors. [1, 2]
    Il n'existe aucun équivalent en Amérique du Nord où un seul groupe contrôle à la fois toutes les équipes majeures d'un marché, les deux plus grands stades et le réseau de télévision national qui diffuse les matchs. [1]

    2. Le but financier : Cristalliser la valeur ("Monetization")
    Pour les investisseurs boursiers, la valeur des équipes de sport est souvent "noyée" et mal évaluée au sein des résultats globaux d'un géant des télécoms (mélangée avec les forfaits cellulaires et Internet). [1, 2]
    • Créer une filiale distincte : En isolant ces actifs dans une structure unique de 25 milliards de dollars, Rogers veut rendre cette valeur parfaitement visible.
    • Ouvrir le capital à des investisseurs : Rogers a officiellement confirmé son intention d'offrir une participation minoritaire de cette nouvelle entité combinée à des investisseurs externes (fonds de capital-investissement ou via une introduction en bourse / IPO).
    • Rembourser la dette : L'argent frais récolté en vendant une partie de ce géant des médias permettra à Rogers de réduire massivement la dette accumulée lors du rachat de Shaw et des parts de MLSE. [1, 2, 3]

    3. L'avantage stratégique : Le contenu auto-généré
    Sur le plan opérationnel, Rogers élimine les intermédiaires. En contrôlant 100 % des équipes et 100 % du réseau de diffusion, Rogers crée du contenu pour ses propres plateformes numériques et télévisuelles. Le sport en direct reste l'un des rares produits médias qui garantit des cotes d'écoute massives et des revenus publicitaires stables à l'ère du streaming. [1, 2]


  • L'acquisition de MLSE par Rogers marque une évolution du ...
    Les options de Rogers entre une introduction en bourse (IPO) ou un partenariat avec des fonds privés
    Pour monétiser sa nouvelle entité sportive de 25 milliards de dollars, Rogers évalue deux grandes options stratégiques, avec une préférence marquée pour les fonds privés à court terme afin de réduire rapidement sa dette.

    Option 1 : Le partenariat avec des fonds d'investissement privés (Option privilégiée)
    Cette stratégie consiste à vendre une participation minoritaire (par exemple, 20 % à 30 %) de l'entité combinée à des fonds souverains ou des firmes de capital-investissement (private equity).
    • Rapidité d'exécution : La transaction peut se faire de gré à gré en quelques mois, sans les délais réglementaires d'une entrée en bourse.
    • Afflux massif de liquidités : Rogers pourrait lever instantanément entre 5 et 7 milliards de dollars pour rembourser la dette liée à l'achat de MLSE.
    • Règles des ligues sportives : La NBA, la LNH et la MLB ont récemment assoupli leurs règles pour permettre aux fonds institutionnels d'acheter des parts minoritaires d'équipes.
    Option 2 : L'introduction en bourse séparée (IPO)
    Cette option consiste à scinder la division des sports et des médias pour créer une nouvelle société distincte, cotée à la Bourse de Toronto (TSX) et potentiellement à New York (NYSE).
    • Valorisation maximale : Le marché boursier offre souvent une meilleure prime de valorisation pour les actifs sportifs purs (comme le montre le succès de Madison Square Garden Sports à New York).
    • Liquidité pour le public : Cela permettrait aux investisseurs institutionnels et au grand public d'acheter des actions uniquement axées sur les Maple Leafs, les Raptors et les Blue Jays.
    • Complexité : Les conditions de marché doivent être idéales, et la préparation d'un prospectus financier prend généralement de 6 à 12 mois. [1]

    La stratégie hybride probable
    Les dirigeants de Rogers ont laissé entendre qu'ils pourraient utiliser une approche en deux étapes :
    1. Étape 1 : Faire entrer un grand partenaire financier privé d'ici la fin 2026 pour sécuriser le financement initial.
    2. Étape 2 : Lancer une IPO de l'entité consolidée d'ici 2 à 3 ans, une fois que les synergies opérationnelles entre MLSE, les Blue Jays et Sportsnet seront pleinement intégrées.
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