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MTY Food (MTY)

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Réponses

  • sammik a dit :


    Tout dépend du prix, mais ça me semble être le pire moment pour mettre MTY en vente... 
    C'est malheureusement ce genre de basse valorisation qui provoque souvent la vente/fermeture de capital. Rona et Recipe (Cara) en sont de très bons exemples.

    Ça va pas très bien pour la restauration présentement et le "fast casual" en particulier... Si Prem Watsa nous rachète à 50$, je crois que c'est une bonne porte de sortie.  
  • Lors du dernier appel conférence, Éric Lefebvre disait ceci:

    “I feel the market is starting to be in a better place now, and it’s just a matter of us to be at the table for those right deals when they come, and to be able to make them cross the finish line,” 

    “So the market seems to be a little bit more favorable at the moment for MTY.”

    Donc comme c'est le conseil d'administration qui regardent les options, est-ce que ça vient de Stanley Ma puisqu'Éric Lefebvre parlait de continuer les acquisitions récemment?

    M. Ma a 75 ans, si il veut vendre ç'est la meilleur voie de sortie pour lui. 
  • novembre 2025 modifié Vote Up0Vote Down
    Si c’est le cas, M. Ma ne pourrait il pas faire un plan de vente d'actions programmé? Donc à tous les trimestres, il vend x nombre d’actions sur le marché.
    C’est certain que MTY n’est pas une grosse capitalisation et donc il faut que le volume programmé des actions à vendre doit correspondre avec un ratio du volume moyen.
    Ça va être intéressant à suivre.


  • novembre 2025 modifié Vote Up0Vote Down
    Un autre scénario possible est qu'ils auraient été approché par un acquéreur potentiel... Dans ce cas, c'est normal que la CA regarde toutes les possibilités pour valoriser au maximum pour les actionnaires

    Mais je suis d'accord avec les analystes qu'il n'y a pas tant d'acquéreurs possibles...
  • philrancourt a dit :
    Un autre scénario possible est qu'ils auraient été approché par un acquéreur potentiel... Dans ce cas, c'est normal que la CA regarde toutes les possibilités pour valoriser au maximum pour les actionnaires

    Mais je suis d'accord avec les analystes qu'il n'y a pas tant d'acquéreurs possibles...
    Est-ce que la famille Abbatiello (Pizza Salvatoré)  peut être un acheteur potentiel avec le soutient de la Caisse?  Leurs affaires vont bien depuis quelques années.
  • novembre 2025 modifié Vote Up0Vote Down
    Driveshoe a dit :
    Est-ce que la famille Abbatiello (Pizza Salvatoré)  peut être un acheteur potentiel avec le soutient de la Caisse?  Leurs affaires vont bien depuis quelques années.

    Beaucoup trop petit à mon avis. Foodtastic? Mais ce serait une grosse bouchée, probablement trop grosse à avaler!
  • philrancourt a dit :
    sammik a dit :


    Tout dépend du prix, mais ça me semble être le pire moment pour mettre MTY en vente... 
    C'est malheureusement ce genre de basse valorisation qui provoque souvent la vente/fermeture de capital. Rona et Recipe (Cara) en sont de très bons exemples.

    Ça va pas très bien pour la restauration présentement et le "fast casual" en particulier... Si Prem Watsa nous rachète à 50$, je crois que c'est une bonne porte de sortie.  
    Je suis malheureusement trop jeune pour avoir vécu la vente de Rona, j'en étais à mes débuts. MTY sera l'occasion d'en apprendre sur ce type de situation. :)  
    Stanley Ma aurait 14% des actions (3 millions d'actions environ). MTY a racheté près de 1millions d'actions en 2024. Comme @Olorrain, j'imagine qu'il aurait été possible pour Ma de vendre ses actions d'une autre façon. 

    Ma peur: que le prix offert pour MTY soit en dessous de 40$. Pour l'instant, on reste dans le flou. 

    MTY est évidemment tributaire de la bonne performance économique des franchisés. Toutefois: 
    1- MTY dégage des flux de trésorerie libres substantiels, dans tous les cycles économiques. En soustrayant les paiements nets de loyers, nous sommes toujours à environ 130millions de FCF nets environ pour 2025. 
    2- Avec le modèle des franchises, les plus grands risques me semblent être absorbés par les franchisés. 
    3- Le risque principal me semble être au niveau de la dette (environ 600 millions$, net de l'encaisse). C'est 4-5x le niveau actuel des FCF. Au dernier trimestre, la compagnie a remboursé pour environ 30 millions$ de dette.
    4- Malgré les difficultés actuelles, la restauration rapide, les crèmeries et autres enseignes possédées par MTY me semblent porteuses à long terme. Plusieurs pourraient être développés davantages. Anecdote: j'ai récemment découvert Spice Bros et j'ai adoré!

    En somme: Au prix actuel, MTY se vend à environ 10x les FCF actuels (incluant la dette). Avec la récente nouvelle, ne serait-ce pas un bon moment d'ajouter à la position? J'y réfléchi. 
  • J'ai vu ce point de vu ce matin, histoire d'alimenter la réflexion sur l'évaluation de MTY:

    https://baystreetvalueinvesting.substack.com/p/mty-food-group-free-cash-flow-powerhouse
  • Merci du partage.  

    Deux points qui me viennent:

    -malgré les très bons FCF, ils font grosso modo du surplace depuis 5 ans.
    -Malgré la rareté actuelle des acquisitions, la dette demeure élevée par rapport à l'historique de cette entreprise.

    Bref, un certain manque de confiance du marché dans la capacité à croître à nouveau...
  • Au 31 août 2025, MTY disposait d’une trésorerie de 37,1 millions de dollars et sa dette à long terme s’élevait à 638,9 millions de dollars, principalement sous forme de facilités de crédit et de billets à ordre sur acquisitions.

    Si on divise 600 millions de dette par 23.4 millions d'actions, on a 25$ de dette par action.

    Un acquéreur potentiel doit aussi ajouter ça au prix de l'action qu'il veut payer.
  • novembre 2025 modifié Vote Up0Vote Down
    En effet, il devrait considérer la dette dans son analyse (notamment dans le multiple des FCF). Ça me semble le risque principal. Dans le dernier appel conférence (Q3), Lefebvre a mentionné vouloir prioriser le paiement de la dette. Au rythme actuel, d'ici 1 an et demi / 2 ans, elle serait de retour à un niveau ok. 
  • Ca serait tu pas beau ça comme Couche-Tard? Ce serait une bouché de pain pour ATD...
  • En effet, j'avais même pas pensé que Couche-Tard pourrait avoir de l'appétit pour MTY. Mais je vois beaucoup complémentarité entre les deux.  Ça permettrait une diversité et adaptabilité de la restauration dans chaque marché.  Très intéressant comme idée.
  • novembre 2025 modifié Vote Up1Vote Down
    Ouais... la restauration par franchisage est une business complètement différente...

    Rappelez-vous que Couche-Tard s'y était essayé dans les années 2000 avec Dunkin Donuts. L'idée était même de combiner ça avec des dépanneurs. Ça n'avait pas marché et Alain Bouchard considère ça comme un de ses mauvais coups en carrière.

    Je serais fort étonné qu'ils achètent MTY 


    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/117123/couche-tard-dunkin


  • Trop fort Phil de ressortir cet article qui date d'il y a 22 ans! 

    Tu as peut-être raison (probablement même) , c'est en effet une business bien différente le franchisage.  Mais Couche-Tard a quand même beaucoup changé depuis ce temps et tente de plus en plus d'aller vers le prêt à manger.  Je laisse à la direction de Couche-Tard le soin de bien évalué si c'est intéressant ou pas pour eux.  Mais avec la diversité des concepts de MTY y'a peut-être quelque chose là.
  • En même temps si tu as une vision à long terme et que tu trouves ton entreprise sous-évaluée, tu n’es pas mieux de justement racheter des actions tant que le marché te le permet que de chercher à vendre, ce qui offre un plafond de rendement. Si tu as raison à long terme l’évaluation va finir par remonter non? Même si ça peut être long? 
  • C'est pour ça que je pensais que l'explication était que Stanley Ma voulait possiblement vendre.  C'est plus facile vendre d'un coup avec une prime que de vendre peu à peu en mettant une pression à la baisse sur le titre.  Et l'arrêt des rachats d'actions avec la raison de baisser la dette me laisse perplexe.  Il aurait pu y avoir un équilibre entre les deux.   
  • J'ai la même opinion que vous. Au prix actuel, j'utiliserais 50% des FCF en rachat d'actions et 50% pour repayer la dette. 

    J'ai de la misère à comprendre l'intérêt de vouloir vendre, si ce n'est pas à un prix TRÈS intéressant. Le modèle d'affaires de MTY me semble plus que viable à long terme. 

    En tant que business, je ne vois pas pourquoi MTY ne mériterait pas une évaluation de 12 à 15x les FCF, en excluant la dette (si celle-ci revient à un niveau raisonnable de 3-4x les FCF, ce qui devrait être le cas plus tard en 2026 ou en 2027, à ce rythme). À 6$ de FCF par action, ça donne une valeur de 70-90$. 
  • Je crois que MTY était la compagnie d'un seul homme. Depuis que Stanley Ma s'est retiré, le titre a fait du surplace. Le modèle d'affaire s'est transformé. 

    Avec Stanley Ma, le bilan n'avait aucune dette, il y avait plusieurs petites transactions chaque année. Les ventes et les BPA croissaient dans les double-digits chaque année. J'ai l'impression qu'il était économe et ne voulait pas perdre 1$. Je trouvais particulier à l'époque que les états financiers étaient présentés en dollars, plutôt qu'en milliers ou millions de dollars comme toutes les autres entreprises. Comme si pour lui, une encaisse de 15 351 412 $ n'était pas la même chose qu'une encaisse de 15 351K. 

    Le nouveau PDG, ancien CFO de l'entreprise, a changé le modèle en privilégiant une grosse transaction aux 2 ans, en utilisant beaucoup de leviers. Comme si chaque transaction devait être significative et transformatrice pour l'entreprise. Selon l'ancien modèle, Stanley Ma aurait plutôt acheté chaque années 12 petites bannières de 30 franchises, probablement aux USA ou ailleurs dans le monde, plutôt qu'une bannière ou un regroupement de bannières de 2 000 franchises aux 2 ans avec de la dette. Il est un CPA et on lui apprend à mettre ses efforts sur ce qui est significatif. Acheter 30 franchises sur un réseau de 12 000 n'est pas significatif. Viser à optimiser un réseau globalement ne donne pas le même genre de résultats que de faire de la microgestion. C'est une industrie où les marges sont faibles. Chaque 0,1% de marge peut faire augmenter considérablement la valeur de l'entreprise. A-t-il trop embauché de nouveaux employés au siège social? A-t-il octroyé trop d'augmentations de salaires?

    Je ne saurais pas quoi répondre. Mais 10 ans plus tard, il faut réaliser que le transfert de pouvoir n'aura pas eu l'effet escompté. Stanley Ma était un entrepreneur, Eric Lefebvre agit comme un gestionnaire. C'est ce qu'on lui demande. Je m'en veut de ne pas avoir sorti mes billes au moment du départ de Stanley Ma. 

    Je n'achète pas l'histoire que tout est la faute de la pandémie. 

    Je suis 100 % d'accord avec jfmorissettePatofthepig et sammik sur le fait que la meilleure décision à prendre en ce moment n'est pas de vendre l'entreprise à rabais, mais de racheter des actions. Et peut-être changer de PDG. Quoi qu'il est presqu'imposible de trouver un PDG du style entrepreneur comme Stanley Ma. 
  • Cela dit Sam, à un certain moment, quand l'entreprise croit, tu peux encore faire de petites transactions, mais tu ne réussiras plus à en trouver assez à ton goût. C'est juste un effet d'échelle. C'est le même enjeu que Buffet a avec le portefeuille de Berkshire, à une autre échelle. 
  • J'ai regardé les dates que je juges importantes pour l'entreprise. 

    Je ne retrace plus le temps où l'action était sur la bourse Venture de Vancouver, mais à partir du moment où elle a focussé sur l'exploitation de franchises de restaurants, l'action était en feu. Dans les années de la bulle techno, il me semble que l'entreprise avait fait le saut dans la techno et ça c'était mal terminé. 
     
    Arrivé sur la bourse de Toronto : juin 2010, prix de l'action, 10 $
    Achat de Kahala Brands, achat d'une entreprise qui doublait la taille de l'entreprise et début de l'effet de levier : juillet 2016, prix de l'action 43 $
    Démission de Stanley Ma : novembre 2018, prix de l'action 65 $
    Le mois précédent la pandémie : février 2021, prix de l'action 56 $
    Avant la mise en vente de l'entreprise : octobre 2025, prix de l'action 33 $

    Le meilleur moment pour vendre était au moment du départ de Stanley Ma. Avant l'achat de Kahala, le ROE était hyper élevé. L'entreprise faisait 4-8 acquisitions par années, augmentant son nombre de franchises de 20-35 % par année et le titre montait à la même vitesse. Il y avait toujours beaucoup d'encaisse, malgré que les acquisitions se succédaient. C'est au moment où l'entreprise a décidé de doubler de taille en l'espace d'une seule transaction que les problèmes sont arrivés. 

    De 10 $ à 65 $ en 8 ans et 4 mois, c'était un rendement annuel moyen composé de 25 % plus un petit dividende vers la fin. Depuis sa démission, c'est un rendement négatif. Ça fait 9 ans de ça. Oui il y a eu la pandémie, oui l'entreprise atteignait une taille plus grande, mais ça n'explique pas tout.  Surtout que l'entreprise était encore très loin d'une part de marché de 1 % mondialement. Le terrain de jeu pour la croissance était immense. Sur le long terme, le prix de l'action fait office d'un bulletin, et un rendement négatif ne mérite pas une super note. Dans mon livre à moi, l'exécution a échouée. Je ne crois pas que c'est le nouveau PDG qui était mauvais, je crois juste que l'ancien PDG était exceptionnel. 

    Je me rappel avoir été excité de l'achat de Kahala et l'utilisation de l'effet de levier, mais ce fut le début de la fin. C'était trop différent des habitudes de l'entreprise. En plus le chef d'orchestre a démissionné quelques annéesplus tard. J'aurais dû être moins patient avec le titre, car l'histoire avait changée. Ma thèse initiale ne tenait plus, mais je n'ai pas su voir les voyants rouges. Pour moi, ce titre constitue une leçon d'investissement. 
  • novembre 2025 modifié Vote Up0Vote Down
    Pour ce qui est du rachat d'actions, est-ce une bonne idée de le faire lorsque le coût du capital est plus élevé que le rendement du capital investi? Serons-nous de retour à l'inverse? Je crois que le remboursement de la dette serait une meilleure idée.
  • Pour 2025, le coût de la dette semble être approximativement de 5%, tandis que les FCF (excluant les paiements de loyer) /capital = 16%. 

    Solide analyse @Sam. Il est clair que MTY a utilisé le levier à un haut niveau. Il y a 2 ans, avec une dette de 770 millions, on en était à 6x les FCF... c'est élevé!


  • décembre 2025 modifié Vote Up1Vote Down
    Dans l’optique de Sam deux autres points tournant du parcours de MTY

    Je viens de calculer depuis la mise en place du dividende en 2010 ça coûté environ 8$ par action donc + ou - 190 millions à MTY. Au détriment d’appliquer le dividende chaque année au remboursement de la dette avec le coût du financement c’est probablement autour de 250M. qu’on aurait pu diminuer de la dette actuelle. MTY a instauré un dividende et l’a augmenté significativement en même temps que il devait commencer à chasser des éléphants aux évaluations plus élevés que son ancien modèle d’affaires ciblant les petites chaînes. 

    Le versement d’un dividende est une date à retenir dans le début de la fin de MTY. Ils sont menottés avec n’osant pas l’abandonner. Ca fait qu’on est au ralenti autant dans le rachat que l’amélioration du bilan. Il devrait annoncer un rachat augmenté à hauteur de 10% des actions disponibles et l’abandon du dividende. Juste par trimestre le dividende peut représenter avec un action à 32$ un rachat de 1% du nombre d’actions en circulation.

    L’autre point c’est quelle aurait été l’avenir si MTY aurait mis le grappin sur la chaîne St-Hubert àvant de se tourner vers Kahala Brands. On ne saura jamais.


  • La privatisation prochaine de GDI me fait penser que ce pourrait aussi être une issue possible pour MTY: Ma et Lefebvre qui privatisent MTY avec un fonds de private equity.
  • On touche les 40$ après une hausse de 5%... hum... est-ce que quelqu'un serait au courant de quelque chose... suspense...
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