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Quand acheter, mais surtout quand VENDRE ?

pas assez d'emphase mise sur ce point... au-delà d'arguments trop simples comme baisse du titre sur les marchés-baisse de la valeur intrinsèque.

quels sont les flags qui vous mettent le plus la puce à l'oreille qu'un titre de PF, avec objectif de long terme, doit être vendu ?


Réponses

  • 17 Réponses trié par Votes Date
  • Si les raisons pour lesquelles tu achètes une entreprise ne sont plus valides, c'est généralement une bonne indication de vente.

    En gros, on vend quand:
    1) On croit qu'on a fait une erreur
    2) On a une meilleure idée d'investissement
    3) L'évaluation devient déraisonnable
  • polangevin a dit :

    Si les raisons pour lesquelles tu achètes une entreprise ne sont plus valides, c'est généralement une bonne indication de vente.

    En gros, on vend quand:
    1) On croit qu'on a fait une erreur
    2) On a une meilleure idée d'investissement
    3) L'évaluation devient déraisonnable

    Je trouve que la raison no 1 est la plus facile à déterminer. Les erreurs que j'ai fais régulièrement dans le passé (et que j'aspire à ne plus faire)  :

    - mal comprendre la dynamique concurrentielle dans laquelle la société est impliquée
    - faire des hypothèses de croissance trop optimistes
    - m'apercevoir que la qualité du management laisse à désirer

    La raison 2 est vraiment embêtante. Vendre un titre qu'on aime encore parce que l'on croit qu'un autre est supérieur n'est jamais un arbitrage évident. Surtout si on connait le nouveau titre depuis moins longtemps que l'ancien qu'on vend. Le mieux est parfois simplement d'ajouté le nouveau titre si on a les liquidités. De mon côté, c'est la raison pour laquelle mon portefeuille fluctue entre 12 et 18 titres. C'est difficile de déterminer laquelle de mes idées va vraiment le mieux performer. 

    La raison 3 n'est pas évidente non plus. Selon moi, on peut tolérer une certaine sur-évaluation pour des titres de qualité qui ont fait leur preuve comme Couche-Tard et MTY. Tout dépend du niveau de sur-évaluation bien entendu. Encore une fois, le défi si on vend un titre qu'on aime parce qu'il est sur-évalué est de le remplacer par qqchose d'aussi bon. MTY semblait évalué un peu richement début 2012 à 15$. Quatre ans plus tard, il est à 43$. 



     
  • Je suis d'accord avec toi Phil. Aucun des critères mentionnés n'est facilement déterminable. Il faut une bonne dose de jugement pour chaque...
  • il y a aussi de l'analyse comportementale qui peut entrer en ligne de compte...

    comme devoir se départir d'un titre qui a été un pilier du portefeuille. la valeur sentimentale...
  • July 2016 modifié Vote Up0Vote Down
    Fugazi a dit :

    il y a aussi de l'analyse comportementale qui peut entrer en ligne de compte...


    comme devoir se départir d'un titre qui a été un pilier du portefeuille. la valeur sentimentale...
    Ce qui pourrait peut-être t'aider c'est un tableau de tes meilleurs idées avec les cours actualisés et de comparer tes rendements espérés sur 3-5 ans. Quand tu constates visuellement que ton rendement espéré est de 5 % par année vs 20 % pour un autre titre c'est plus facile de prendre la décision :)
  • Je vis ce dilemme avec Richelieu !

    Une superbe entreprise qui se vend excessivement chere aujourd'hui à mon avis !
  • Oui une bonne hausse aujourd'hui malgré des résultat correctes mais pas exceptionnels.
  • @MarioP as-tu la sagesse de conserver même si une baisse à court-terme est tout à fait envisageable et même hautement probable ?
  • 26 X les bpa pour 5% de croissance c'est indécent à court terme!
  • Automne a dit :

    26 X les bpa pour 5% de croissance c'est indécent à court terme!

    C'est le genre de situation où je conserve à moins qu'une compagnie que j'aime autant soit clairement sous-évaluée, préférablement une que je possède déjà et que je pourrais renforcer. À la limite, on pourrait redistribuer l'argent de la vente dans les autres entreprises qu'on a en portefeuille au lieu de chercher à remplacer par une nouvelle position. Si tu conserves, tu perds potentiellement du rendement (si tu trouves mieux), mais tu possèdes une compagnie solide dont seul l'évaluation t'incommode un peu.
  • j'ai du Richelieu et je garde... Richard Lord, tout un dirigeant.

    en plus, cie avec ZÉRO DETTE au bilan. de la musique aux oreilles de compteux de colonnes...
  • Une acquisition surpayée que ne me semble pas vitale est un sérieux warning tout comme une dette qui enfle ou encore des dirigeants trop grassement payés au regard de la performance de l'entreprise.
  • @lucas Oui je conserve. Tant que je pense que la compagnie est bonne à long terme ça prend une très haute sur-évaluation pour que je vende. Si le titre viens qu'à occuper une trop grande place dans mon portefeuille je peut réduire mais je vends complètement si je crois qu'il y a un changement qui empêchera la compagnie de croître plusieurs années ce qui n'est pas le cas ici.
  • J'aimerais vous entendre un peu sur le niveau de sur-évaluation... Je trouve parfois que des gens (en général, dans des discussions, pas nécessairement sur le forum) sorte très vite l'argument de : "Le titre est cher"... soit tous ces gens connaissent vraiment bien plusieurs compagnies (ce dont je doute fort) ou apparemment sur la page de yahoo finance, c'est hyper facile de savoir si un titre est cher (ce dont je doute fortement également!).

    L'exemple qui me vient en tête, c'est dernièrement sur CGI et tout de suite la réponse que j'ai eue, c'était le titre est cher... titre que personnellement, je ne trouve pas si cher, mais bon...

    Ma question donc, qu'est-ce qui fait qu'un titre est cher ou devient sur-évalué? La première réponse qui me vient en tête est si le titre se transige en haut d'une valeur intrinsèque que l'investisseur a estimé. Et encore, probablement qu'il y aurait de pire décision d'investissement que d'investir dans une compagnie légèrement en haut de sa valeur intrinsèque si on la connaît super bien.

    Par contre, on n'en parle pas beaucoup... si on regarde l'un des premier commentaire sur Richelieu Hardware, ça été : Une superbe entreprise qui se vend excessivement chere aujourd'hui à mon avis ! ou encore : 26 X les bpa pour 5% de croissance c'est indécent à court terme! Le but de mon intervention n'est pas nécessairement que le forum se transforme en posting de DCF ou autre méthode d'estimation, mais c'est simplement pour mettre en lumière que ce n'est pas toujours nécessairement le premier réflexe que nous avons.

    C'est cher par rapport à quoi? Au marché en général, au secteur en général, c'est cher par rapport à l'historique de la compagnie (si elle se transigeait 18x dans les 10 dernières années, 26x est donc rendu trop cher?). Ou encore, à 26x les BPA, on peut s'attendre à quoi, +20% de croissance, par contre, si ce 20% de croissance viendrait de la dette... est-ce que ça serait mieux?

    Dans le cas de Richelieu, c'est quoi une sur-évaluation qui ferait en sorte de la vendre? 35x, 40x, 50x? 

    Bien hâte de vous lire. 

    Merci!


  • Pour ma part c'est cher dans les entreprises de croissance comparable dans mon portefeuille. Richelieu c'est dans mon livre 10% de croissance composé et à plus de 20 X bpa de 2017 ( 1.20$ ) c'est devenu matière à réflexion.

    Car la réalité c'est si je gagne un montant d'argent neuf est ce que je payerai ce prix pour obtenir du Richelieu? Probablement j'attendrai une correction du titre. Surtout les perspectives de bpa à venir ne se sont pas améliorées. La réalité c'est que j'ai alléger ma position pour racheter du couche-tard à 54.50$. Selon moi à titre comparable je paye un titre de croissance à plus de 10% de croissance moins de 16 X bpa en novembre 2017.

    En gros Richelieu se vend pour moi plus cher que d'autres titres de croissance que je détiens. Même dollarama me semble plus abordable.
  • Qu'est-ce qui fait que je considère un titre sur-évalué?

    Premièrement ça dépends du type de titre. 

    A) pour une entreprise de croissance

    Mon évaluation n'a pas de rapport avec le marché en général, l'historique ou l'évaluation des compétiteurs.

    C'est en rapport avec les bénéfices futurs que j'anticipe (et évidemment je me trompe souvent!) versus le multiples que je paie aujourd'hui et un multiple conservateur auquel j'estime que je pourrai vendre le titre dans le futur.

    Le principe est le suivant pour un nouveau titre : Je projette le bénéfice dans 5 ans et je le multiplie par le multiple que je pense obtenir. puis je compare le prix actuel et le prix futur et je regarde si j'obtiens 15% de rendement par année que je recherche.

    C'est vraiment un modèle basé sur l'actualisation des cashflow.

    C'est certains que si RCH continue de croître ses BPA à moins de 10% par année, le titre est beaucoup trop chère. Pour procurer 15% de rendement il faudrait que le multiple augmente, ce qui n'arrivera pas.

    B) Pour les compagnies à revenue, genre Cominar et APR-UN que j'ai choisi pour le portefeuille 2016.

    Ici la croissance est moins importantes quoique je la juge quand même nécessaire. La comparaison avec les taux de rendement disponible est également importante. Présentement, je considère que 7% est un rendement intéressant pour les titres à revenu. Donc si un titre rapporte plus que 7%, je projette que je pourrai le vendre à un rendement de 7% dans 3 années. si je réalise alors un gain en capital composé qui une fois le revenu ajouté me donne 15% par année alors j'obtient une évaluation attrayante. 

    Je ne réalise plus de calcul précis : «Si on a besoin de calculer précisément la valeur pour savoir si le prix est bon alors il n'est pas assez bas».

    De toutes façons, les calculs ne sont valables que si les projections de BPA sont bonnes et ça c'est beaucoup plus compliqué.
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