Bienvenue sur le forum !

Si vous souhaitez rejoindre la communauté, cliquez sur l'un de ces boutons !

Très bon article sur le dirigeant idéal

Comment identifier des PDG fanatiques intelligents avant tout le monde:

https://espacemc.com/2016/09/19/comment-identifier-des-pdg-fanatiques-intelligents-avant-tout-le-monde/

Mais à mon avis on peut faire de très bon rendement avec de tel dirigeants dans une entreprises avec plus d'historique et de maturité qu'une micro-cap. Peut importe la taille de l'entreprise, petite, moyenne et même mega cap, s'associer avec ce genre de personne va être profitable.

Réponses

  • 6 Réponses trié par Votes Date
  • October 2016 modifié Vote Up0Vote Down
    D'accord avec toi Pat. Pas sur la qualité de l'article mais sur le fait qu'on a vraiment pas besoin d'investir dans une société au stade micro-cap pour faire beaucoup d'argent quand un dirigeant d'exception est à sa tête. Le meilleur exemple n'est-il pas Couche-Tard ? CT vaut 38 milliards. Un investisseur aurait pu attendre le premier milliard de market cap et quand même multiplier son investissement par 38 !

    Pour l'article, je trouve que ça part dans toute les directions et qu'on reste dans les concepts vagues... Par exemple, on y affirme que le dirigeant idéal est souvent peu charismatique et mène une vie personnelle tranquille... mais on illustre l'article avec la photo de Steve Jobs, le pdg charismatique par excellence ayant vécu une vie personnelle complètement rocambolesque !

    C'est bien beau d'affirmer que le dirigeant idéal est un iconoclaste/outsider/anti-conformiste. Mais combien de gens possédant ces caractéristiques ont tenté de se partir en affaire sans trop avoir de succès ? Sûrement plusieurs mais comme ils ont échoué, personne ne les connaît ou ne s'en rappelle. C'est le "survivor bias" dans toute sa splendeur !

    Le "survivor bias" est l'un des nombreux reproches qui ont été fait à des livres comme "In Search of Excellence", "Good to Great", "The Innovators Dillema" ou "The Outsider". Les auteurs tentent de trouver des points communs dans des histoires à succès mais ont tendance à ignorer les exemples qui contredisent leur théorie. Certains critiques vont même jusqu'à dire qu'ils ont monté des théories séduisantes en faisant du "cherry picking" d'histoire à succès....

    Et la théorie est souvent un peu floue... Un iconoclaste ? Un outsider ? Un leader de niveau 5 ? Vaut mieux rester vague afin de pouvoir coller cette étiquette sans trop de problème sur notre CEO favori du moment...

      


     
  • J'avais même pas remarqué la photo de jobs.  Ce que tu dis n'est pas dénudé de mérite, y'a matière à réflexion. surtout quand tu dis " Vaut mieux rester vague afin de pouvoir coller cette étiquette sans trop de problème sur notre CEO favori du moment..."

    Dans le fond, tu avances le survivor bias un peu de la même manière que l'efficience des marchés par rapport aux rendements supérieurs que certaine entreprises atteignent.  Est-ce que c'est un survivor bias "Les supers investisseurs de Graham et Doodsville"?  

    De la même manière il serait facile de dire que Warren Buffett à été chanceux puisque dans la courbe normal des investisseurs et ou hommes d'affaire bien ça en prend manifestement un pour être au bout, que ce soit par chance ou par talent.  Comme ça en prend un plus pire que tous les autres à l'autre spectre de la courbe normal.  Je fais l'avocat du diable un peu là ...

    J'aime bien penser qu'en analysant les meilleurs ont peut en tirer des points communs.  Pas de là à dire qu'ont à la formule magique mais quand même en tirer certains éléments.  Plusieurs de ces éléments sont je pense avancés dans cet article.  De façon brouillon? Certainement mais c'est pas sans valeur ajouté lorsqu'on mets ça en relation avec "nos CEO favori"

    En parlant de Couche-Tard (et de mon CEO préféré ;) )  à la lecture de sa fascinante biographie on retrouve énormément des caractéristiques énoncées dans le texte et dans Good to Great, et The Outsiders.  Mais c'est vrai que c'est vague et qu'on peut pas exclure ce que tu avances.

    Et c'est pour cela  que j'aime pas les micro-caps et que je préfères les entreprises avec plus d'historique, comme toi.
  • Très bon point Phil, j'y avais jamais vraiment porté attention. 

  • Je ne crois absolument pas que Buffett, Walton, Jobs ou Bouchard ont été simplement chanceux. Ce sont clairement des génies. Ce que je soumet comme hypothèse, c'est qu'il n'y a peut-être pas beaucoup de points communs entre eux. Il y a peut-être un côté très idiosyncratique à leur succès (ça vaut cher au scrabble ce mot-là).  Un côté très particulier et spécifique à chaque histoire qui fait qu'elles ne sont pas vraiment reproductibles.

    Le survivor bias, ce n'est pas de dire que les gens qui ont du succès sont simplement chanceux. C'est plutôt d'étudier seulement les succès et d'ignorer complètement le reste de l'humanité. C'est un peu comme faire une expérience scientifique mais sans avoir de groupe témoin. Comment déterminer si les points communs sont vraiment significatifs dans le succès ou ne sont pas plutôt des similitudes un peu superficielles ?

    Bref, je suis rendu un peu sceptique avec ce genre de littérature. J'aime mieux m'en tenir à l'historique d'un dirigeant dans le genre "si ça fait 10 ans qu'il a du succès, il doit faire quelque chose de bien même si je ne comprends pas vraiment quel est ce quelque chose" !

    J'aime mieux ça que me dire que les gars de Graham et Doddsvile avaient tous l'air bizarre et était mal habillé, donc, le prochain investisseur bizarre et mal habillé que je croise est forcément un génie.

    Bon, ok, j'ai peut-être caricaturé pas mal sur mon dernier exemple... Mais c'est là ou j'en suis avec ma réflexion sur ce sujet.     


  • On se rejoint pas mal finalement.  Je suis juste pas encore prêt à rejeter en bloc certains traits de personnalité qui me semble quand même intéressants.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour commenter.