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Bonification de la RRQ

Je comprends la situation, mais je suis déçu. Je comprends que le
gouvernement souhaite maintenir un filet social minimal, car certaines personnes
ne sauront jamais capable de prévoir pour le futur. Sauf que contre mon gré, on
me force indirectement à faire des placements moins risqués que ce que je ne le
voudrais (une portion des fonds de la RRQ est en obligations). De plus, avec les
bas taux d'intérêt, je me demande toujours comment on va faire pour payer toutes
les rentes dans le futur. 


Réponses

  • 20 Réponses trié par Votes Date
  • Même sentiment que toi!
  • 4 Nov modifié Vote Up0Vote Down
    D'après moi, le gouvernement voit le nombre de retraités qui s'en vient et voulait trouver une solution au déficit que ça allait causer.  La solution qu'il a choisis est d'augmenter les cotisations de la RRQ sous prétexte que les adhérents auront une meilleure retraite.

    Ils ne peuvent pas dire : "On voit que nous seront très déficitaire pour les cotisation de retraites dans les années à venir, donc on va augmenter vos cotisations à la RRQ".
  • Contrairement à vous les gars, moi ma déception est de ne pas  pouvoir contribuer plus, soit sur l'entièreté de mon salaire. J'ai jamais compris pourquoi on plafonnait la cotisation à un salaire de  57000$ (bientôt augmentée à 63000$)

    J'ai beau être un investisseur discipliné qui empli tous les mini-paradis fiscaux offerts, (REER, CELI, REEE)
    je n'ai pas la prétention de pouvoir battre l'avantage du RRQ soit un rendement initial de 100% dès le dépôt de ma cotisation: Pour chaque dollar que j'y met, mon employeur doit égaler la somme!

    Quant au côté pépère obligataire ou risque de manque de fond il est un fait avéré que ce sont de vielles perceptions qui ont la vie dure. Un petit surf  sur le site de la RRQ suffit pour comprendre que les montants capitalisés sont amplement suffisants pour passer le boom démographique à venir. À ce niveau il faudrait beaucoup plus s'inquiéter de la PSV qui est financée directement par les impôts. (non-capitalisée)

    De plus la caisse de dépôt fait un excellent boulot pour contrer la faiblesse des taux obligataires en diminuant toujours plus cette classe d'actif vers des investissement directs en immobilier et infrastructures mondiaux.

    Bref pour moi c'est longue vie à notre régime de retraire provincial qui si il a un défaut est celui de ne remplacer qu'une trop mince portion de notre revenu à la retraite.

  • Marcky, pour moi comme travailleur autonome ça me donne 0 avantage.  J'aimerais mieux avoir le choix de cotiser ou non.
  • Avec la RRQ on est certain de ne pas t'avoir comme retraité mandiant et sans abri.
  • iSmile a dit :

    Avec la RRQ on est certain de ne pas t'avoir comme retraité mandiant et sans abri.

    moi?  Ça pas rapport.  Si tu es travailleur autonome et te paie en dividendes, tu ne paies pas de RRQ...
  • Pas nécessairement toi mais la population en générale.
  • Légalement, l'employeur cotise pour l'employé, mais implicitement c'est
    l'employé qui assume le coût. Un employeur évalue le coût total d'un employé, pas seulement son salaire.


    Le filet social s'est bien beau, mais trop sa déresponsabilise les gens et ça
    les pousse à ne pas épargner, ainsi ceux qui épargne, les gens comme nous
    doivent payer pour ceux qui n'épargne pas.


  • Plus d'argent à la CDPQ = plus d'argent à allouer dans le private equity de la CDPQ = moins d'entreprise de plus petite taille coté en bourse

    Je ne dis pas que c'est bon ou mauvais, mais c'est un fait. La même chose est vrai avec les crédits d'impôts pour les fonds de travailleurs. 

    La même chose est vraie avec les autres déposants de la CDPQ des gros fonds de pension à prestation déterminée digne d'un autre âge qui force les plus jeunes à indirectement payer pour les plus vieux et à indirectement faire des placements dans des obligations.
  • Plus d'argent à la CDPQ = plus d'argent à allouer dans le private equity de
    la CDPQ = moins d'entreprises de plus petite taille cotées en bourse.

    Je ne dis pas que c'est bon ou mauvais, mais c'est un fait. La même chose
    est vraie avec les crédits d'impôt pour les fonds de travailleurs.

    La même chose est vraie avec les autres déposants de la CDPQ des gros fonds
    de pension à prestation déterminée digne d'un autre âge qui force les plus
    jeunes à indirectement payer pour les plus vieux et à indirectement faire des
    placements dans des obligations.




  • Bruno, comment peut-tu arriver à la conclusion que la RRQ constitue un filet social trop important? 

    On parle actuellement d'un remplacement de revenu à la retraite de 25% sur un max de 57000$. Ça donne une rente max de 14 250$/an. Loin d'un super filet il est essentiel de se responsabiliser à ce niveau, sinon c'est la pauvreté garantie! 

    Quant à la CDPQ, qu'est ce que ça peut bien faire qu'elle finance des projets privés qui ne seront pas disponible à la bourse? C'est notre caisse et nous en profitons tous!

    Sur les gros fond de pension, pas sur qu'ils soient une si mauvaise  idée si on les regardes sous l'angle de la coopération qu'il procurent. Tu semble avoir une pensée très individualiste de l'épargne retraite sauf qu'une telle approche est très dispendieuse. 

    Il te faut énormément plus d'argent  seul dans ton pot car tu ne connais pas l'âge de ta mort: tu pourrais avoir besoins d'argent jusqu'à 100 ans... Alors qu'un regroupement permet par la loi de la moyenne de ne conserver que le montant requis jusqu'à environ 86 ans. 

    Pour moi la RRQ est donc une base essentiel en terme d'assurance longévité qui va faciliter en plus ma stratégie de décaissement car ses paiements ne varieront pas en fonction de la bourse. @groupepretoria: on a ici 2 avantages qui profitent aussi aux travailleurs autonomes.

    Je crois qu'en outils retraite comme en placement il est utile d'avoir plus d'une carte dans son arc, mais au final j'aimerais mieux discuter de GDI avec toi, lol.

  • La même chose est vraie avec les autres déposants de la CDPQ des gros fonds de pension à prestation déterminée digne d'un autre âge qui force les plus jeunes à indirectement payer pour les plus vieux et à indirectement faire des placements dans des obligations.
    Au contraire, les fonds à prestation déterminée ont besoin de faire du rendement car ils garantissent des rentes, ils n'ont vraiment pas le luxe d'être massivement dans les obligations...



     
  • 7 Nov modifié Vote Up0Vote Down
    philrancourt a dit :

    Au contraire, les fonds à prestation déterminée ont besoin de faire du rendement car ils garantissent des rentes, ils n'ont vraiment pas le luxe d'être massivement dans les obligations...
     
    Je n'émettrai pas de commentaire, mais voici le rapport annuel 2016 du régime de rente de Desjardins (l'information est publique https://www.rcd-dgp.com/NR/rdonlyres/0F26420F-E29B-4944-B1C0-DE9B80B723BA/0/RAPPORTFR201617low.pdf  )  Ce régime est à prestations déterminées.

    Voici l'allocation d'actifs : 

    Revenu Fixe : 45%
    Marchés boursiers : 26%
    Placements privés : 4%
    Infrastructures : 13% 
    Immobilier : 12%


  • Je participe aussi à un régime à prestations déterminées avec mon employeur et le taux de revenus fixes est plus de l'ordre de 25%.

    Je remarque que le régime des rentes de Desjardins a quand même fait 10% en moyenne dans les 5 dernières années malgré tout. Ce qui est plutôt bon. 

    Bien sûr, plusieurs sur ce forum vont dire qu'ils ont fait bien plus que ça avec leur portefeuille 100% en action. Je crois qu'il ne faut pas faire l'erreur de comparer un portefeuille personnel avec un fond de pension. Un fond de pension doit verser des rentes à toute une population de retraités. Il y a aussi des taux de solvabilité minimum à maintenir. Tout ça est régie par des lois. 

    Bref, ils ont un paquet d'obligations que n'a pas un investisseur dans la jeune vingtaine   




  • @Marcky


    Nous ne connaissons pas l'avenir qu'en sera-t-il de la RRQ si les rendements des actions sont de 4-5% au cours des prochaines années et que les taux restent bas?


    Une approche plus individualiste ne serait pas nécessairement plus dispendieuse. Il faut juste regarder l'apparition des conseillers robots et des fonds indiciels qui ont fait diminuer le coût de gestion de portefeuille. En plus, ces solutions permettent d'être ajustés compte tenu des situations spécifiques à chaque individu. Cependant, je dois avouer qu'un gestionnaire public ou un fonds de pension est possiblement plus économique que plusieurs gestionnaires privés.





  • 7 Nov modifié Vote Up0Vote Down
    Je n'ai jamais compris pourquoi la Caisse de Dépot (qui gère les fonds RRQ) n'a pas une allocation 100% actions.  Son horizon de placement est infini.  Le gouvernement a le pouvoir d'ajuster les cotisations à la source pour pallier à tout déficit actuariel.  Ça m'apparait la situation idéale.  Je comprends qu'individuellement les gens ont une aversion au risque, mais collectivement on pourrait se permettre une plus haute tolérance aux fluctuations.
  • Tout à fait d'accord avec toi Emcod, sur le long terme ça nous couterais bien moins cher en cotisations ou ont finirait par avoir plus de rentes pour le même prix avec un rendement 100% actions. 

    Mais je crois que le risque politique et de perception serait bien trop grand à gérer: Il y a une récession, les entreprises en arrachent, le monde perdent leurs jobs et de l'argent en bourse et en même temps le gouvernement annonce aux employés et employeurs, coucou, on va hausser vos cotisations...


  • Rectification concernant cette phrase de ma dernière publication:


    Cependant, je dois avouer qu'un gestionnaire public ou un fonds de pension
    est possiblement plus économique que plusieurs gestionnaires privés.

    Je n'aurais pas dû utiliser la phrase gestionnaire privés, mais bien toutes
    les alternatives: gérer soit même son compte, conseiller en placement,
    conseiller en sécurité financière, gestionnaire privé, etc. Et tous les types de
    produits qu'ils offrent. En moyenne, c'est généralement plus dispendieux comme
    gestion qu'un gestionnaire public. Cependant, il y a des gens comme nous qui
    obtiennent de très bons résultats en gérant par nous même et il y a aussi de
    très bons gestionnaires privés dont les frais sont largement compensés par leurs
    rendements supérieurs au marché.


  • Marcky a dit :

    Tout à fait d'accord avec toi Emcod, sur le long terme ça nous couterais bien moins cher en cotisations ou ont finirait par avoir plus de rentes pour le même prix avec un rendement 100% actions. 


    Mais je crois que le risque politique et de perception serait bien trop grand à gérer: Il y a une récession, les entreprises en arrachent, le monde perdent leurs jobs et de l'argent en bourse et en même temps le gouvernement annonce aux employés et employeurs, coucou, on va hausser vos cotisations...

    On a juste à penser au carnage dans les taux de capitalisation qu'a causé la dernière crise boursière même si la plupart des fonds avaient quand même une forte proportion d'obligations. Je n'ose pas imaginer ce que ça aurait été avec des fonds 100% actions.

    Quand ça arrive, un régime de retraite ne peut pas simplement dire au gouvernement que c'est pas grave et que la Bourse va remonter un jour... ils sont obligés de prendre des mesures pour se renflouer.
  • Je n'ai jamais compris pourquoi la Caisse de Dépot (qui gère les fonds RRQ) n'a pas une allocation 100% actions.  Son horizon de placement est infini.  Le gouvernement a le pouvoir d'ajuster les cotisations à la source pour pallier à tout déficit actuariel.  Ça m'apparait la situation idéale.  Je comprends qu'individuellement les gens ont une aversion au risque, mais collectivement on pourrait se permettre une plus haute tolérance aux fluctuations.

    Probablement que le renflouement par le gouvernement lors d'années de crise requerrait un montant énorme difficile à faire passer pour l'acceptabilité sociale, non?

     

    Et d'autres requis légaux (à tort ou à raison)?

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