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Emprunter pour investir

J'ai un ami qui veut investir dans une firme de gestion privée (barrage capitale). Je lui ai parlé de la firme et de ses excellents rendements car je suis leur client et tout va très bien de mon côté.

Il n'a pas placé d'argents de côté et il a préféré payer sa maison plus rapidement. Il a un équité de maison d'environ 200 000$ sur une maison de 350 000$.

Il veut utiliser sa mage de crédit hypothéquaire et placer 100 000$ en bourse chez barrage capital. Le taux de sa marge est de 2,4%. Il est capable de faire le paiement mensuel facilement sans toucher à l'argent qu'Il placerait en bourse. Lui et sa femme font environ 250 000$ par année ensemble.

Est-ce une bonne idée?

Merci

Réponses

  • 21 Réponses trié par Votes Date
  • 12 Nov modifié Vote Up0Vote Down
    Tu devrais demander l'opinion de barrage capitale sur ce sujet. Ils pourront fournir probablement une réponse plus personnalisé.
  • Je n'aime pas l'idée d'emprunter pour investir dans le haut d'un marché.
  • On est dans un haut de marché depuis au moins le début de 2013 sur le marché américain. Je ne m'attends
    pas à des rendements explosifs, mais je pense qu'il est assez probable de faire
    plus que 2,4% de rendement annuel composé au cours des cinq prochaines
    années. 

  • c’est pas une mauvaise idée étant donné qu’il pourra en plus déduire les intérêts des rendements. Par contre il est important qu’il ne se mettent pas dans le trouble avec s’est ses paiements.
  • Pour la déductibilité des intérêts ça vaudrait la peine de consulter un fiscaliste.  Comme on parle d'une marge de crédit, le fisc risque grincer des dents si ladite marge de crédit est utilisée à la fois pour des biens de consommation et pour investir.  Autrement dit il faut éviter de contaminer sa marge de crédit avec des emprunts non-déductibles.
  • Je me pose la même question pour la déduction des intérêts ??? Quelqu’un à la réponse, si je prends exemple 100 000$ sur ma mage pour dû placements, peut-on déduire les intérêts ?
  • Pour moi, c'est très risqué. On part avec une prise au bâton, soit le coût de la marge, déductible ou non. Un coût qui s'accumule avec les années si le marché est baissier. Ne jamais oublier que la bourse produit des rendements supérieurs à long terme, mais pas toujours à court terme ni même à moyen terme. 25 ans de surplace dans les années 70-80, presque 15 ans dans les années 2000. On n'a alors que les dividendes. Et si, en plus, on sous performe les indices ...

  • 13 Nov modifié Vote Up0Vote Down
    Je me pose la même question pour la déduction des intérêts ??? Quelqu’un à la réponse, si je prends exemple 100 000$ sur ma mage pour dû placements, peut-on déduire les intérêts ?
    Voici un exemple provenant du site de l'ARC.  Comme on peut voir, la comptabilité devient vite compliquée si on fait souvent des retraits et remboursements sur sa marge de crédit.  Personnellement j'éviterais de mélanger.

    Exemple 10
    Prenons le cas d’un particulier qui a une marge de crédit de 100 000 $. Le particulier utilise 60 000 $ à des fins personnelles et 40 000 $ à l’achat d’un bien producteur de revenus. En conséquence, la marge de crédit est utilisée à des fins admissibles dans une proportion de 40 %. En cas de remboursement d’une partie de l’argent emprunté, il sera nécessaire d’appliquer ce pourcentage au solde résiduel de la marge de crédit pour déterminer dans quelle mesure les intérêts sont déductibles. Si le particulier effectue un remboursement de 20 000 $, le solde de la marge de crédit correspond à 80 000 $. Le particulier ne peut pas affecter le remboursement en particulier à la partie non admissible de l’emprunt. En revanche, en appliquant le pourcentage d’utilisation à des fins admissibles à l’origine au solde, il est possible de déduire les intérêts se rapportant aux 32 000 $ d’argent emprunté (soit 40 % de 80 000 $).

  • Au début des années 2000, le ratio P/E du marché était encore plus élevé
    qu'aujourd'hui et les taux d'intérêt étaient plus élevés. Les actions étaient
    donc moins intéressantes relativement aux titres à revenus fixes comparativement à aujourd'hui.

    Dans les années 70, l'économie était très dépendante des exportations de
    pétrole du Moyen-Orient, ce qui totalement diffèrent aujourd'hui.

    Je ne sais pas ce que feront les actions au cours des dix prochaines
    années, mais je crois que le scénario le plus probable est 4 à 6% de rendement
    total annuel composé pour le S&P 500.
  • En vertu des lois fiscales, généralement toutes dépenses, sauf exception, servant à gagner un revenu est déductible (ce qui exclut les intérêts payés pour un placement CELI ou REER). Donc les intérêts payés pour un emprunt servant à investir dans un compte non enregistré devrait être admissible.

    Il faudra toutefois faire attention de ne pas contaminer la dette avec des dépenses non admissibles (personelles habituellement).  Il y aurait lieu de valider si des sous catégories de l'emprunt peuvent être faites afin de bien isoler les montants.  Sinon, il faudra faire la répartition et la garder à jour pour chacune des transactions effectuées dans le compte.

    Eric
  • Pour la question de déduction des frais pour investir j'ai choisi d'avoir une marge qui ne sert qu'à ça. Je l'emploie prudemment, ne dépassant pas 10% de mon portefeuille et j'essais d'avoir des revenus de dividendes couvrant les frais d'intérêts. Toutefois c'est différents pour chaque personne. 

    Dans le cas d'origine, reste à voir dans quel but ils veulent faire cet investissement. il me semble qu'un couple avec des revenus de 250 000 $ de revenus devrait avoir une capacité d'épargne et bâtir un portefeuille à partir de leurs épargne avant de songer à emprunter 100% de leurs investissements. Il est très difficile de conseiller quelqu'un sans le connaître.
  • Merci pour vos réponses, elles ont été très instructives. La possibilité de déduction des intérêts vient de faire saliver mon ami lolll
    Il va aller rencontrer la firme de placement pour prendre sa décision finale.
  •  "La possibilité de déduction des intérêts vient de faire saliver mon ami lolll"

    Il ne faut pas oublier que la déduction des intérêts est permise pour des investissements dans des comptes non enregistrés. Considérant qu' "il n'a pas d'argent de coté", le REER  et le CELI, en tant qu'abri fiscal, sont possiblement les véhicules à privilégier.. 

  • Il faut aussi prendre en considération qu'au Québec la déduction des
    frais d'intérêts est limitées aux revenus de placements.  Ainsi une
    "perte de placement" ne pourra être créée ce qui peut réduire de
    beaucoup l'avantage de la déduction des frais d'intérêts.  Les frais
    refusés sont toutefois reportables dans le futur.

    Voir l'annexe N de la déclaration de revenus du Québec
    http://www.revenuquebec.ca/documents/fr/formulaires/tp/2016-12/TP-1.D.N(2016-12).pdf

     Éric

  • Moi je conseillerais plutôt d'épargner que d'emprunter pour investir. Je trouve cela plus prudent et ça crée de meilleures habitudes financières. Ce sera aussi moins stressant en cas de crise financière ou de perte d'emploi, maladie, etc. C'est aussi moins de paperasse et de démarches administratives! De toute façon, l'investissement est un marathon, pas un sprint. 

    De plus, il faut considérer que 2.4% du rendement sert à payer les intérêts de la marge, 1% les frais de base de Barrage + un certain pourcentage en frais de performance (20% du rendement excédent 5%) et l'inflation sera sûrement autour de 2% dans les années à venir. Donc c'est déjà un bonne partie du rendement, au moins 3.4%, qui s'envole. En moyenne à long terme la bourse rapporte autour de 7 ou 8% je crois. En plus on vient de passer plusieurs années de hausse, il y a rien qui dit que ça continuera ainsi. 

  • Au début des années 2000, le ratio P/E du marché était encore plus élevé
    qu'aujourd'hui et les taux d'intérêt étaient plus élevés. Les actions étaient
    donc moins intéressantes relativement aux titres à revenus fixes comparativement à aujourd'hui.

    Dans les années 70, l'économie était très dépendante des exportations de
    pétrole du Moyen-Orient, ce qui totalement diffèrent aujourd'hui.

    Je ne sais pas ce que feront les actions au cours des dix prochaines
    années, mais je crois que le scénario le plus probable est 4 à 6% de rendement
    total annuel composé pour le S&P 500.
    Lors d'une récession, pour en avoir vécu plusieurs, le dénominateur du P/E dégringole, alors le P/E n'a pas nécessairement de valeur prédictive d'un marché pour moi.
  • Messieurs il fait prendre en compte l’énergie fait que cet ami a payé ça maison plus vite au lieu de placer de l’argent. S’il va chercher une portion de cet argent pour le placer cest juste une modification de stratégie au lieu d’un endettement supplémentaire.

    Personnellement j’ai encore un bon montant d’hypothèque sur ma maison et je continue à investir et je dors bien avec ça.
  • Par rapport à la déductabilité des intérêt sur un prêt hypothécaire résidentiel, je suis tombé sur ça par hasard: 



    Je n'ai pas à comprendre de quoi il s'agit, bien que j'ai une petite idée, mais je vais sans doute faire éventuellement plus de recherches.
  • Par rapport à la déductabilité des intérêt sur un prêt hypothécaire résidentiel, je suis tombé sur ça par hasard: 



    Je n'ai pas à comprendre de quoi il s'agit, bien que j'ai une petite idée, mais je vais sans doute faire éventuellement plus de recherches.
    Oh tu as piqué ma curiosité!

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