Il sera intéressant de voir si le prix reste à 42$ par action demain. Avec les chiffres de MTY et cette nouvelle, ça me semble encore très, très peu cher...
L.A.: Vous avez dit aspirer à être le plus grand franchiseur du Canada. Quand comptez-vous le devenir ?
Il y a deux franchiseurs plus gros que nous au Canada. MTY existe depuis plus de 40 ans, et Recipes, depuis plus de 50 ans. Lorsqu’on a fondé Foodtastic, en 2016, nous avions des ventes de 20 millions de dollars. En 2025, elles ont dépassé le milliard au Canada. D’ici quatre à cinq ans, on devrait être au même niveau que MTY. Puis, ce sera au tour de Recipes.
L.A.: Avez-vous l’intention de vous tourner vers la Bourse pour soutenir cette croissance ?
Non, je ne souhaite pas vendre de part de l’entreprise. On a de bons partenaires. L’argent pour agrandir l’entreprise, on l’a. Honnêtement, je ne vends pas une action de cette entreprise-là. Je veux un jour la léguer à mes enfants.
Cependant la société n'a pas encore mis fin à sa procédure de vente totale ou partielle à ce jour...
En effet et ça commence à être long. Peut-être que c'est une offre non-sollicité qui a déclenché tout ce processus et que la CA n'a pas vraiment l'intention de vendre...
Oui c est une hypothèse mais pourquoi auraient ils mandaté une banque pour étudier les options de vente? Ce qui est paradoxal, c est leur situation d'endettement faible leur permettant de réacquerir un Kahala Brands...
Oui c est une hypothèse mais pourquoi auraient ils mandaté une banque pour étudier les options de vente?
Je ne suis vraiment pas un expert en gouvernance d'entreprise... mais je crois que ça fait partie du processus standard dans ce genre de situation d'embaucher une banque d'affaire pour aider le CA à évaluer l'offre et faire du démarchage pour trouver des offres concurrentes.
Oui de mon coté, je penche plutôt pour l'hypothèse inverse avec les signaux formels (mandat bancaire, absence de clôture du processus, acheteurs nommés avec thèse stratégique claire) penchant plutôt du côté d'un processus de vente bien réel.
La fermeture annoncée de 68 restaurants corporatifs par MTY semble être bien plus qu'une simple mesure de réduction des coûts. Après la fermeture de 45 à 50 restaurants corporatifs, Papa Murphy's deviendrait pratiquement une enseigne 100 % franchisée, avec environ 1 000 restaurants principalement exploités par des franchisés.
Le message clé de la direction n'est pas que les consommateurs américains sont plus prudents. Eric Lefebvre identifie avant tout un problème structurel sur le marché américain de la pizzeria : un marché très concurrentiel, une faible fidélité de la clientèle et une pression promotionnelle constante. Les clients vont là où la pizza est la moins chère. Cela explique probablement pourquoi MTY préfère fermer les établissements dont les fondamentaux économiques ne justifient plus l'investissement, plutôt que de continuer à soutenir des restaurants détenus par l'entreprise qui ne sont pas rentables.
Ce qui est intéressant, c'est que cette décision pourrait transformer le profil de Papa Murphy's : une moindre exposition aux opérations directes ; des revenus de franchise plus élevés ; un modèle de financement plus flexible ; une meilleure visibilité sur les marges.
MTY se rapproche ainsi de son modèle historique : posséder des marques et développer un réseau de franchisés, plutôt que de gérer des restaurants.
La question en suspens concerne la revue stratégique en cours. Une fois le portefeuille rationalisé, Papa Murphy’s pourrait devenir un actif beaucoup plus simple à évaluer : soit conservé comme franchise plus rentable, soit potentiellement monétisé séparément, selon moi.
L’avenir nous le dira, mais la chronologie des événements est intéressante :optimisation du portefeuille → amélioration du profil EBITDA → simplification du modèle économique.
Il ne faut pas oublier qu'à la base, plusieurs de ces restaurants Papa Murphy's étaient des franchises et qu'ils ont été convertis en restaurants corporatifs par MTY pour tenter de les redresser. Si on prend du recul, il y a un constat d'échec de cette opération. On peut aussi dire que les difficultés de Papa Murphy's depuis son acquisition ont beaucoup pesé sur le rendement de l'action de MTY.
Au cas où ça vous intéresse, voici un petit résumé de ma thèse d'investissement sur MTY. J'ai fortement pris position depuis quelques mois, c'est maintenant de loin ma position #1.
MTY n'aura pas une croissance interne à tout casser pour les prochaines années. Toutefois, sa capacité à générer de forts FCF dans tous les cycles économiques, sa faible évaluation (5x les FCF, 9x avec la dette) et les possibles catalyseurs (revue stratégique + baisse de la charge d'intérêts + possibles rachats) en font un investissement, selon moi, à fort potentiel et à peu de risques.
Du côté des risques: 1- La dette. 530 millions (3.65x les FCF). Depuis le 28 février 2023, la dette est passée de 780 à 530 millions. Actuellement, l'allocation du capital de MTY est simple: environ 20% de ses FCF en dividendes et utilise le reste pour payer la dette. 2- La faiblesse persistante des dépenses des consommateurs, principalement aux États-Unis.
b. Les plus grands risques reposent sur les franchisés. Les revenus de MTY proviennent principalement des
paiements de redevances (2 à 9% des revenus des franchisés) et des droits de
franchises.
c.
Très peu de capital (ou capex) nécessaire par MTY pour ses établissements en franchises. MTY génère de forts FCF dans tous les cycles économiques (les FCF sont positifs chaque année depuis son arrivée sur le TSX).
2.
Les concepts fonctionnent correctement,
sauf Papa Murphy’s.
a.
+22 restaurants franchisés au Q2 = 6808. Dans le CC, Lefebvre a mentionné que :
‘the business continues to generate strong free cash flows with an active
development pipeline that is as robust as any I have seen during my tenure at
the company’. Avec la fermeture des restaurants corporatifs, le nombre
d’ouverture d’établissement total devrait être un peu négatif en 2026. Globalement, c'est relativement stable depuis quelques années.
b.
-16 restaurants corporatifs au Q2. Il en reste 232. Éric Lefebvre mentionne que MTY fermera 68
restaurants corporatifs, en plus d’en vendre quelques-uns (CC Q2). 45-50 de ces établissements sont de Papa Murphy’s, plusieurs ayant été
convertis en restaurants corpo par MTY, alors que la compagnie pensait pouvoir
les rentabiliser. Coût : 10-12 millions dans l’année (principalement au Q3), bénéfices : -10
millions de pertes par an.
c.
Papa Murphy’s a été acheté 250 millions CAD en
2019. De 1300 établissements en 2019, il en restera 950 environ en 2026 (sur 5600 au total pour MTY). C’est
toujours 17% des revenus totaux (system-sales) de MTY. Dans les CC, les
dirigeants mentionnent que les ventes par établissement comparables (SSSG) sont
flats pour les concepts de MTY en général, mais fortement négatifs pour Papa
Murphy’s. L’article de Phil et Éric Lefebvre font référence à un surplus d’offre,
actuellement, aux USA.
3.
Prix attrayant.
a.
145 millions de FCF (2025), après ajustement. Je
vous épargne l’explication complète. C’est en ligne avec les FCF des dernières
années d’environ 137 millions.
b.
750 millions de market cap (5x)
c.
530
millions dette nette (3.65x). Renée St-Onge a mentionné dans le CC que ‘our
debt-to-EBITDA of approximately 1.9x is at a level that gives us the
opportunity to take advantage of the optionality we possess to deliver enhanced
shareholder return’. Retour des rachats d’actions?. Fait intéressant: Depuis 2016, MTY a fait des acquisitions de 1.7 milliards, dont 1.45 payés par la dette (The Long View). Celle-ci a été en grande partie remboursée avec les FCF.
d.
Total = environ 9x les FCF.
4.
Processus de revue stratégique.
a.
Processus de revue stratégique de l’entreprise.
Annoncée le 17 novembre, cette revue stratégique mènera fort probablement à
l’une de ces 3 options :
1. Conserver le même modèle d’affaires
2. Vendre une partie de l’entreprise
3. Vendre toute l’entreprise. Selon le calcul de
The Long View (qui me paraît raisonnable), MTY pourrait valoir entre 63$ et
75$.
Réponses
https://www.marketscreener.com/news/mty-food-group-attracts-multiple-bidders-in-potential-c-52-per-share-sale-ce7e58d3dd8bf725
En gros, des résultats potables pour le q4 et le processus de vente qui se poursuit...
https://www.lesaffaires.com/dossiers/franchises-des-partenariats-a-cultiver/tete-a-tete-lappetit-aiguise-de-peter-mammas-edition_18_mars_2026/
L.A.: Vous avez dit aspirer à être le plus grand franchiseur du Canada. Quand comptez-vous le devenir ?
Il y a deux franchiseurs plus gros que nous au Canada. MTY existe depuis plus de 40 ans, et Recipes, depuis plus de 50 ans. Lorsqu’on a fondé Foodtastic, en 2016, nous avions des ventes de 20 millions de dollars. En 2025, elles ont dépassé le milliard au Canada. D’ici quatre à cinq ans, on devrait être au même niveau que MTY. Puis, ce sera au tour de Recipes.
L.A.: Avez-vous l’intention de vous tourner vers la Bourse pour soutenir cette croissance ?
Non, je ne souhaite pas vendre de part de l’entreprise. On a de bons partenaires. L’argent pour agrandir l’entreprise, on l’a. Honnêtement, je ne vends pas une action de cette entreprise-là. Je veux un jour la léguer à mes enfants.
Que faire? Se repositionner ou attendre?
Ça reste une pure hypothèse de ma part...
https://www.fastcompany.com/91572481/papa-murphys-closing-stores-list-doomed-pizza-locations-grows
MTY n'aura pas une croissance interne à tout casser pour les prochaines années. Toutefois, sa capacité à générer de forts FCF dans tous les cycles économiques, sa faible évaluation (5x les FCF, 9x avec la dette) et les possibles catalyseurs (revue stratégique + baisse de la charge d'intérêts + possibles rachats) en font un investissement, selon moi, à fort potentiel et à peu de risques.
Du côté des risques:
1- La dette. 530 millions (3.65x les FCF). Depuis le 28 février 2023, la dette est passée de 780 à 530 millions. Actuellement, l'allocation du capital de MTY est simple: environ 20% de ses FCF en dividendes et utilise le reste pour payer la dette.
2- La faiblesse persistante des dépenses des consommateurs, principalement aux États-Unis.
1. Modèles d’affaires attrayant franchiseur-franchisé.
a. MTY possède environ 90 concepts.
b. Les plus grands risques reposent sur les franchisés. Les revenus de MTY proviennent principalement des paiements de redevances (2 à 9% des revenus des franchisés) et des droits de franchises.
c. Très peu de capital (ou capex) nécessaire par MTY pour ses établissements en franchises. MTY génère de forts FCF dans tous les cycles économiques (les FCF sont positifs chaque année depuis son arrivée sur le TSX).
2. Les concepts fonctionnent correctement, sauf Papa Murphy’s.
a. +22 restaurants franchisés au Q2 = 6808. Dans le CC, Lefebvre a mentionné que : ‘the business continues to generate strong free cash flows with an active development pipeline that is as robust as any I have seen during my tenure at the company’. Avec la fermeture des restaurants corporatifs, le nombre d’ouverture d’établissement total devrait être un peu négatif en 2026. Globalement, c'est relativement stable depuis quelques années.
b. -16 restaurants corporatifs au Q2. Il en reste 232. Éric Lefebvre mentionne que MTY fermera 68 restaurants corporatifs, en plus d’en vendre quelques-uns (CC Q2). 45-50 de ces établissements sont de Papa Murphy’s, plusieurs ayant été convertis en restaurants corpo par MTY, alors que la compagnie pensait pouvoir les rentabiliser. Coût : 10-12 millions dans l’année (principalement au Q3), bénéfices : -10 millions de pertes par an.
c. Papa Murphy’s a été acheté 250 millions CAD en 2019. De 1300 établissements en 2019, il en restera 950 environ en 2026 (sur 5600 au total pour MTY). C’est toujours 17% des revenus totaux (system-sales) de MTY. Dans les CC, les dirigeants mentionnent que les ventes par établissement comparables (SSSG) sont flats pour les concepts de MTY en général, mais fortement négatifs pour Papa Murphy’s. L’article de Phil et Éric Lefebvre font référence à un surplus d’offre, actuellement, aux USA.
3. Prix attrayant.
a. 145 millions de FCF (2025), après ajustement. Je vous épargne l’explication complète. C’est en ligne avec les FCF des dernières années d’environ 137 millions.
b. 750 millions de market cap (5x)
c. 530 millions dette nette (3.65x). Renée St-Onge a mentionné dans le CC que ‘our debt-to-EBITDA of approximately 1.9x is at a level that gives us the opportunity to take advantage of the optionality we possess to deliver enhanced shareholder return’. Retour des rachats d’actions?. Fait intéressant: Depuis 2016, MTY a fait des acquisitions de 1.7 milliards, dont 1.45 payés par la dette (The Long View). Celle-ci a été en grande partie remboursée avec les FCF.
d. Total = environ 9x les FCF.
4. Processus de revue stratégique.
a. Processus de revue stratégique de l’entreprise. Annoncée le 17 novembre, cette revue stratégique mènera fort probablement à l’une de ces 3 options :
1. Conserver le même modèle d’affaires
2. Vendre une partie de l’entreprise
3. Vendre toute l’entreprise. Selon le calcul de The Long View (qui me paraît raisonnable), MTY pourrait valoir entre 63$ et 75$.
Selon les calculs raisonnables de l'auteur, Cold Stone et Wetzel's valent environ 50% de la valeur d'entreprise de MTY (dette + market cap).