Bienvenue sur le forum !

Si vous souhaitez rejoindre la communauté, cliquez sur l'un de ces boutons !



>> Partage d'analyses

Consolidateurs


Je crois que serait intéressant de partir une discussion sur le sujet. Avec ce forum j'ai découvert pas mal d'entreprises qui se concentrent à consolider des entreprises dans leur secteur d'expertise.. 

J'aime bien l'idée et souvent un signe que le management de ces entreprisrs est excellent et qu'ils réussissent à créer des niches de création de valeur dans des secteurs parfois "boring" Ils deviennent aussi avec le temps des leaders de leurs industries (une autre idée de fil de discussion Interessant) 

Commençons par les plus connues sur ce forum 

Techno : constellation software
Dépanneurs : : Couche tard et Parkland 
Garage : Boyd income 
Ascenseurs : Savaria 
Entretien immeubles : GDI
Entreposage : Storage vault 
Salon funéraire: PLC
Jus : Lassonde 
Fromage : Saputo
Cours à scap : LKQ 


Les discussions pourraient tourner autour: 
Leur qualité de gestion, géré bien leur dettes, pris acquisition abordable 
Se situe ou dans leur croissance ? Au début ou secteur mature ( on pense ici aux Télécoms ou le  nombre de joueurs est rendu restreint)
Croissance organique / interne ou par acquisition 
Nouveau marché cible / concurrence  en devenir 
Nouvelle découverte?  pourquoi miser sur ce cheval ? 


Réponses

  • 10 Réponses trié par Votes Date
  • Par expérience, je dirais que la qualité numéro 1 d'un bon consolidateur est d'abord d'être un bon opérateur. Si l'excellence côté opération n'est pas au rendez-vous, la consolidation pourrait créer assez peu de valeur pour l'actionnaire ou peut-être même virer au désastre (du genre Patient Home Monitoring ou Loyalist).

    Un signe qu'on est en face d'un bon opérateur est lorsque l'entreprise à un plan d'optimisation de ses opérations qu'elle nomme par un nom précis. Couche-Tard avait son "Store 2000" à une époque, Boyd avait son programme "WOW" et Parkland avait son "penny plan".

    Je me méfie aussi des consolidateurs dans le secteur manufacturier. C'est beau faire croître ses revenus en achetant des usines au quatre coins du continent mais ça peut finir par être difficile à gérer. Chaque usine est différente l'une de l'autre, la culture de travail est différente, le produit fabriqué même s'il est dans le même créneau n'est pas tout a fait pareil, il y a peu de synergie... Les industries Dorel et les bains Maax sont deux entreprises qui ont fait ce genre de consolidation pour ensuite frapper un mur...
  • Une chose importante à regarder chez les consolidateurs est la méthode de financement employée pour les acquisitions.  Ceux qui utilises un peu trop l’emission de nouvelles actions finissent par avoir une croissance ordinaire du bénéfice par actions malgré une croissance forte des revenus et profits. WSP, Savaria et Parklawn Corporations sont de bons exemples.

    Le niveau d’endettement est aussi un autre facteur à vérifier.  Le potentiel d’avoir une acquisition importante à court-moyen terme est inversement proportionnel au niveau d’endettemenr.
  • Effectivement t l'élément diffèrentiateur doit être la capacité à réduire les coûts d'opération, de distribution , d'être un bon gestionnaire. Valeant a plutôt vise l'augmentation des marges / prix et s'est prendre au jeu. Pour auto Canada je crois que ça été d'acquérir sans vraiment de vision (création de valeur) 
  • Très bon sujet. J'ajouterais MTY à la liste dans les restaurateurs.

    La dernière présentation de Couche-Tard mentionnait l'exemple des États-Unis où ils ont seulement 6% des parts de marché du dépanneur. C'est donc dire que la taille et la fragmentation du marché sont tellement grandes que ça laisse un terrain de jeu énorme. C'est quelque chose qui en dit long quand tu veux estimer le potentiel à long terme d'un consolidateur. 

    Un aspect que je trouve important est de s'assurer que le consolidateur ne vise pas la croissance pour la croissance. Ça ne sert à rien de simplement prendre de la dette pour financer des acquisitions s'il n'y a pas de bénéfices à être plus gros.  Ou alors d'émettre des actions en permanence. 

    Un autre aspect que je trouve délicat est la quête de nouveaux marchés. La diversification géographique peut être bénéfiques, et amener bien de la résilience et de nouvelles cibles d'acquisitions alléchantes, mais cela peut aussi être un piège si on veut aller trop vite, s'aventurer sur des marchés sans en avoir compris les particularités, sans avoir fait ses devoirs.
  • Je viens de lire tout le livre Equity du CFA level 2 cette semaine, incluant la section M&A. Ils disent qu'il faut qu'il y ait des synergies pour qu'une acquisition soit profitable. La mode était apparemment aux conglomérats très diversifiés vers les années 80, mais il est plus efficace que l'investisseur diversifie lui- même ses investissements par l'achat de plusieurs titres plutôt que se soit l'entreprise en tant que telle qui soit diversifiée. (logique quand on pense à la liquidité moindre d'un investissement private equity vs public equity!) Je suis d'accord avec jfmorissette quand il est question de croissance inutile. D'ailleurs le livre CFA souligne un bon point là dessus : la rémunération et le prestige du poste pour un dirigeant est souvent liée à la taille de l'entreprise, c'est là un incitatif à faire des acquisitions inutiles, voir qui détruisent de la valeur.
  • Une étude sur les consolidateurs:

    https://www.mckinsey.com/business-functions/strategy-and-corporate-finance/our-insights/repeat-performance-the-continuing-case-for-programmatic-m-and-a

    What type of M&A strategy creates the most value for large corporations? We crunched the numbers, and the answer was clear: pursue many small deals that accrue to a meaningful amount of market capitalization over multiple years instead of relying on episodic, “big-bang” transactions.


  • Très bon sujet en effet, vous soulevez des bons points. Je me méfie aussi du recours trop fréquent à l'endettement et de l'émission d'action (comme Savaria semble faire pas mal). 

    Un autre facteur de réussite semble être la simplicité du modèle d'affaires ou du secteur d'activité. Par exemple, Boyd fait pratiquement toujours la même acquisition, encore et encore. Si en prime ce sont des bons opérateurs, les résultats peuvent être incroyables pour les actionnaires. Ça ressemble un peu à Couche-Tard je trouve. 

    Si on retourne la question de bord et on exclut les cas de fraude, avez-vous en tête des exemples de société qui ont couru à leur perte en voulant consolider un secteur? 
  • MTY, Canadian Tire (sport expert, l'équipeur, atmosphere etc) , Metro ( jean-coutu, premiere moisson etc) 
  • Bonne idée que d’aller à l’inverse @Ferenc1. Évidemment il est plus difficile de se rappeler des perdants car ils sont disparus. Dans l’histoire récente il y a  Valeant. Il y a aussi eu plusieurs tentatives dans les services funéraires et je ne me rappelle plus des noms. Je suis en train de lire la bio de Alain Bouchard. Couché Tard a réussi la consolidation des dépanneurs mais on peut aussi voir plusieurs autres compagnies qui ont tenté la même chose avant d’abandonner et de vendre à Couche tard, souvent à perte. 

    Il il y a quelques années Auto Canada était populaire sur le forum. Il était un des trois consolidateurs des concessionnaires auto au Canada. Maintenance il y en a beaucoup dont plusieurs sont des compagnies privées. Deux ou 3 émergeront comme gagnant et les autres seront perdants.
  • Autres histoires d'horreur:  Loyalist, Patient Home Monitoring, Arctic Glacier, Dorel
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour commenter.