Un entrepreneur boursier est à l'affut d'entreprises performantes sur le long terme. La caractéristique de ces entreprises est souvent de posséder un Avantage Compétitif Durable (ACD : Acronyme pour la simplicité des discussions). Cette discussion soulève les éléments suivants :
- Nature de l'Avantage Compétitif Durable
- Présence d'un ou plusieurs avantages compétitifs dans une compagnie
- Acroissement, persistance ou disparition de l'ACD dans la société
- Création de nouveaux ACD avec les nouveaux business models, de nouveaux secteurs, de nouvelles tendantces
- Illusion d'un ACD pour de multiples raisons : dynamisme du secteur, management, opportunité temporaire,...
Réponses
Pour moi MTY à l'ACD suivant :
- Consolidateur de sociétés dans un secteur fragmenté
- Présence d'un business modèle demandant peu de Capex
- Economies d'échelle dupliquables derrière les bannières
- Expertise dans l'animation et le soutient des franchisés
- Talent de rénovation des bannières et des recettes
Cet ACD est complété par un management :
- Peu gourmand en rémunération (PS : je ne suis pas Eric Lefebvre )
- Discipliné dans ces acquisitions
- Impliqué dans le capital
Pour moi l'ACD de MTY se renforce avec l'augmentation des ventes qui permet des achats groupés plus importants et des remises auprès des fournisseurs et qui permett de proposer à termes des produits moins chers.
L'ACD réside tout simplement dans la stratégie et l'execution sur le terrain du management. Cela est il duplicable? Vu les performances de certains concurrents (Recipe,...), je pense que la discipline d'execution est l'atout maitre de cet ACD. Le choix de développer un projet en interne ou de racheter une société à un certain prix au vu de la rentabilité explique pour moi le succès de cette compagnie sur le long terme.
La barrière à l'entrée est un autre point majeur pour évaluer un Avantage Compétitif Durable. Le CP et le CN est un bel exemple. Je ne vois pas un compétiteur potentiel développer un jour un réseau de chemin de fer comparable à celui du CN et le CP car c'est tout simplement impossible et je vois difficilement un moyen de transport plus économique pour transport de gros volumes de marchandises.
Barrière à l'entrée n'égale pas nécessairement potentiel important de croissance à long terme.
Je pense que l'accumulation de plusieurs avantages compétitifs dans certaines compagnie est plus rare et explique souvent le succès de celles ci
Facebook ou Google sont pour moi le parfait exemple.
Ils ont réussi à devenir la référence des réseaux sociaux (Network Effect) et en plus à consolider leur secteur pour créer un univers d'applications, un écosystème à part entière.
Oui, c'est super intéressant. Je vous conseille aussi de regarder cette vidéo de Morningstar :
J'ai quand même beaucoup lu sur Pat Dorsey et même fait plusieurs présentations sur ses livres et recherches.
Management is not a moat! MTY possède une très belle équipe de direction, mais ce n'est pas un moat en soi. Dorsey présente ça comme l'exception à la régle :
Switching cost: Ne s'applique pas vraiment.
Network effect: Pas vraiment pour ce genre de business.
Cost advantage: Il y a en peut-être un avec le regroupement de bannière, ou peut-être même à leur usine de production, mais encore là, je peux me tromper, mais je pense que c'est marginal.
Faut également faire attention lorsqu'une entreprise commence à investir à l'extérieur de son moat. MTY est très fort dans les foires commerciales, mais on se demandait si ça allait foncitonner lorsqu'ils se sont mis à achetés des restaurants un peu plus traditionnels (Scores, Bâton Rouge, etc.). Je ne dis pas que c'est ce que MTY a fait, mais à surveiller.
CN et CP, qui sont pris en exemple ici, ont certainement un plus gros moat. Construire un nouveau chemin de fer demanderait possiblement l'accord des gouvernements, mais je ne suis pas certain que c'est la priorité d'accorder la construction de nouveaux chemins de fer sur le territoire en ce moment (ni dans le futur d'ailleurs!)
- la consolidation d'un secteur fragmenté
C'est un moat stratégique à exercer dans l'exercice de l'art comme Constellation Software avec un management qui drive une équipe de M&A ayant des ressources en interne conséquente et via un réseau de boutiques externes et qui transmet cette stratégie en formant le management en devenir comme Berkshire.
Prenons exemple, Patient Home Monitoring (fait mal encore d'y penser), eux, voulaient consolider le marché des soins à domicile. Le management était clairement plus faible que celui de MTY, et donc, le résultat n'a pas été convaincant.
Donc, demain matin, on remplace toute l'équipe de direction de MTY par une équipe moins forte, il est possible que la compagnie n'aille pas super bien dans les prochaines années.
Exemple d'une compagnie avec un fort moat. Microsoft a eu Steve Balmer comme CEO pendant des années, et a survécu, malgré disons des décisions douteuses.
Pour Patient Home Monitoring (premièrement, je tiens à dire que je ne compare PAS DU TOUT PHM à MTY). Grosso modo, c'est ça, un financier de Wall Street qui avait vu une opportunité dans un marché fragmenté, a voulu en profiter, mais ça n'a pas fonctionné. Ça fait longtemps, mais possiblement, pas de cash flow positif, de la dilution en masse (soutenue en disant que c'était pour des acquisitions), genre de trucs qu'il faut que tu te fasses prendre une fois dans ta vie pour pas refaire la même erreur! Mais, ce problème-là n'est pas arrivé avec MTY, comme tu l'as dit, ce sont des opérateurs hors pairs, mais selon moi, ce n'est pas un moat (ou bien un moat très faible si l'en est un).
Pour Alimentation Couche-Tard, il y a une nuance à faire et j'y reviendrai.
Deux points qui font en sorte que je ne considère pas que Couche-Tard a un grand "moat" dans le sens de Dorsey.
- Premièrement, un post sur deux sur ce forum sur le thread de Couche-Tard est relié à la voiture électrique et comment cette nouvelle industrie est soit une menace (pour les pessimistes) ou une opportunité (pour les optimistes). En bourse, on le sait, les pessimistes ont l'air de génies, les optimistes font de l'argent!
- Deuxièment, il y a encore pas si longtemps, le management voulait garder ses actions multivotantes afin de s'assurer du contrôle des activités de l'entreprise... De dire alors que l'équipe de direction est importante devient un euphémisme dans ce cas!
Là où je pense que Couche-Tard est en train de se développer un "moat" (un vrai!), c'est dans le branding (l'image de marque). On le sait, c'est CircleK qui va devenir la marque mondiale de Couche-Tard (sauf au Qc). Sans dire que les gens vont aller payer plus chers leur essence dans un CircleK vs une autre marque, je pense par exemple, qu'un Nord-Américain en voyage en Europe ou Asie, pourrait choisir un CircleK versus une autre marque simplement par la confiance créée par la marque. (Vous êtes à Hong Kong par exemple, vous n'avez pas peur de vous faire cloner votre carte de crédit dans un CircleK vs un dépanneur du coin à côté.).
Par contre, Brand est probablement le "moat" le plus faible, car si tu ne fais rien avec ce brand, bien ça ne sert à rien.
L ACD de Couche Tard est il menace? Si ils continuent leur politique d acquisitions, le succes sera d apres moi toujours au rendez vous mais avec une evolution du mix produit plus oriente vers la praticite, l impulsion d achat en centre ville et le repos et l accueil du conducteur de vehicule dans les stations service. On pourrait imaginer des plateformes de 2 - 3 corners et des services, de la food d impulsion et des services pour les conducteurs.
Je pense que le marche des depanneurs est encore tres fragmente a l international et que des petites chaines de supermarches pourraient etre integrees a la strategie d acquisition pour augmenter les volumes d achat.
La pression des ventes organiques sur une categorie de produit meme importante va pousser l entreprise a proteger son ACD vers de nouveaux formats de vente, de nouvelles categories de produits compatibles par capilarite a l existant. Cela me fait penser a l evolution des produits proposes par Apple suite a la domination de Microsoft sur les OS.
J'ADORE les Sabre Notes du gestionnaire de portefeuille John Huber (Saber Capital).
À lire et relire et relire et relire....
Power Law Distribution: « Applied to the market, this means most of the value created comes from a small minority of companies»
Je crois que l'investisseur qui est capable de s'approprier et de comprendre parfaitement le contenu de ce texte devrait être en très bonne position pour choisir les compagnies gagnantes des 10 prochaines années et surtout, éviter les perdantes.
John Huber explique le moat de plusieurs entreprises suivies sur ce forum et pourquoi leur moat devient si grand une fois qu'une certaine taille est atteinte (tipping point) :
- Copart
- Costco
- Google
- Facebook
- Zoom
- Paypal
- Twilio (nouvelle entreprise à mettre sur le radar pour moi)
- Stripe (private)
Je ne maîtrise pas encore totalement les concepts mis de l'avant dans cet article mais je vais lire et relire jusqu'à ce soit graver dans mon cerveau.
Bonne lecture!
En fin de texte il y avait un lien vers un texte de cet été à propos des Compagnies Technos vs Non Technos. Vraiment intéressant aussi!
https://sabercapitalmgt.com/stock-pickers-market/
Ça rejoint un peu la discussion que j'avais avec mon associée cette semaine, comme quoi ce qui est ''software'' et ''paiements'' est très ''scalable'' donc il y a un potentiel supplémentaire.
On dirait que Howard Marks (Oaktree/Brookfield) a écrit un memo de 18 pages pour me faire comprendre ce que vous essayez de me dire:
https://www.oaktreecapital.com/docs/default-source/memos/something-of-value.pdf
C'est exactement le genre de truc que j'ai besoin de lire pour ajouter une nouvelle corde à mon arc d'investisseur.
« In the past, bargains could be available for the picking, based on readily observable data and basic analysis. Today it seems foolish to think that such things could be found with any level of frequency. If something about a company can be easily read in an annual report, or readily discovered by a mathematically competent analyst or a computer, it stands to reason that, in most cases, this should already be appreciated by the marketplace and thus incorporated in the prices of the company’s securities. That’s the essence of the Efficient Market Hypothesis. Thus, in the world we live in today, investing on the basis of rote formulas and readily available fundamental, quantitative metrics should not be particularly profitable. (This is not necessarily true during market downturns and panics, when selling pressure can cause prices to decouple from fundamentals.) It also stands to reason that in a time when readily discernable quantitative data is unlikely to produce high-profit opportunities:
- If something carries a low valuation, there’s probably a good reason
- And successful investing has to be more about superior judgments concerning (a) qualitative, non-computable factors and (b) how things are likely to unfold in the future. »
Ce paragraphe est le plus important pour m’aider à comprendre des bouts qui me manquaient pour évaluer la valeur de certaine compagnies
As developing and scaling new products is much easier in the digital world (often requiring little more than engineers and code), it’s never been more possible for companies to develop completely new avenues of growth, further extending their runways (Amazon’s AWS and Square’s Cash App are two notable examples). This gives real value to intangibles such as exceptional management, engineering talent and strategic positioning with customers.
Je dois ajuster la façon dont j'évalue une entreprise pour tenir compte de possibilités futurs en plus du marché actuel de la compagnie. Je ne sais pas comment j'arriverai à ça mais c'est le défi.C'est vraiment une remarquable synthèse de la part d'Howard Marks de tout le débat "valeur vs croissance". Un débat que j'ai toujours trouvé un peu confus... D'abord, parce qu'il y autant de définitions de l'investissement valeur qu'il y a d'investisseurs valeur... Aussi parce que plusieurs affirment que ce n'est pas un vrai débat, car la croissance peut être vue comme une composante de la valeur. Bref, "toute est dans toute" comme dirait Raoul Duguay...
Pourtant, je suis d'accord avec Howard Marks qu'il y a un vrai débat et une véritable différence de vision. Si on oublie quelques secondes les termes valeur et croissance, le "vrai" débat selon moi est entre l'approche quantitative et l'approche qualitative. Ou si vous aimez mieux : quand vous prenez une décision d'achat, est-ce les aspects quantitatifs ou les aspects qualitatifs qui pèsent le plus lourd dans votre décision ?
C'est rare que ce soit 50-50. Pour ma part, je dirais que mes décisions sont 80% qualitatives 20% quantitatives. Pour un investisseur valeur traditionnel, c'est probablement l'inverse. Mais on peut aussi trouver des gens se disant des investisseurs valeurs, mais qui sont comme le type mentionné par Marks qui possédait Amazon il y a 15 ans... (parlait-il de Bill Miller?) D'où la confusion du débat valeur/croissance, c'est beaucoup plus clair quand on regarde ça sous l'angle quantitatif/qualitatif.
Bref, je crois que je m'éloigne du sujet du fil sur les avantages compétitifs d'une entreprise... on pourrait certainement reprendre bien des éléments du texte de Marks sur le fil "être différent de la foule".
Pour me convaincre d’investir à la bourse j’ai dû trouver la réponse à la question « qu’est-ce qui empêche une action d’aller à zéro? ». La réponse qui m’a convaincu c’est : à un prix assez bas quelqu’un va acheter la compagnie au complet pour empocher les profits. Mon style d’investissement, qui évolue toujours depuis 35 ans de pratique est toujours basé sur cette prémisse. Et je ne dérogerai pas de cette pratique pas plus que Bob Gainey n’aurais pas eu de succès s’il avait tenter de jouer comme Guy Lafleur. Je ne veux surtout pas déclencher un débat à ce sujet. Cvie omme je l’ai dit il y a plusieurs style d’investissements différents qui peuvent avoir du succès. Buffet et Gates sont les meilleurs amis du monde, deux des plus riches du monde et pourtant leur façon d’aborder le monde des affaires sont très différente.
Quelqu’un avec des connaissances techniques pointues dans le domaine pourrait plutôt conclure que Zoom ne pourra jamais offrir le même niveau de qualité et sécurité et conclure que cette compagnie a un ACD. Donc pour lui ça serait un bon investissement mais pas pour moi car je ne suis pas en mesure de comprendre l’ACD de la compagnie.
J'ai également décidé de ne pas y investir (même si je l'ai nommé pour un de mes choix du portefeuille 2021). Ce n'est pas dans mon cercle de compétence. Offre de produits/services très difficile à comprendre. J'ai été attiré par la compagnie pour quelques raisons: Insider ownership élevé, entreprise profitable depuis longtemps, très belle croissance des ventes et des profits, secteur prometteur, évaluation raisonnable, etc. Cependant, en faisant des recherches sommaires, j'ai moins aimé lorsque j'ai compris que c'était principalement une compagnie qui fournissait du hardware pour le streaming. C'est beaucoup moins «scalable» que si c'était du software. Mais anyways, j'ai de la difficulté à comprendre ce qu'ils font. Pour le moment, bien content de ne pas avoir investi, le titre est en rempli majeur depuis ma mention de l'entreprise pour mon portefeuille 2021.
Je n'y connais absolument rien en technologie et ça ne m'intéresse pas du tout pour être honnête. Actuellement, je reconnais que c'est mon talon d'achille en tant qu'investisseur et que si je veux être en mesure d'identifier les entreprises dont parle John Huber dans sa dernière note ou Howard Marks dans son dernier memo, je dois me botter un peu le derrière pour m'y intéresser. Mais la réalité est que ça ne fait pas partie de mon cercle de compétence à l'heure actuelle.
Bien d'accord. Je fais mes analyses qualitatives parce que c'est ce que j'aime faire et j'ai l'impression que c'est comme ça que mon cerveau fonctionne : je suis analytique et créative. J'aime ça lire des statistiques disparates, faire des liens entre des concepts et imaginer le futur. Malgré que j'aie beaucoup d'études en Finance donc les habiletés mathématiques, je préfère passer le plus clair de mon temps à lire et réfléchir. Tant mieux si ce que je fais est bien adapté aux opportunités offertes à notre époque.
J'ai bien aimé l'entrevue de Katherine Collins dans le podcast ''Invest like de Best''. (Qu'un membre du forum m'a envoyé il y a quelques années! merci!) Elle pense que la Théorie Financière s'est penchée sur les équations au début en disant que le reste était important mais qu'on y reviendrait plus tard (''toutes choses étant égales par ailleurs''), mais que ça a dérapé et qu'on s'est centré beaucoup trop sur les mathématiques.
https://podcasts.apple.com/jm/podcast/katherine-collins-impact-esg-investing-invest-like/id1154105909?i=1000435046765
Cela étant dit, rien ne m'empêche d'améliorer mes connaissances comptables!
Pour l'ACD, je me risque avec Dollar General.
Effet de réseau
Ouverture de magasins demandant peu de capital comparé à Wallmart et cie
Seul sur son marché (celui des petites villes)
Marque reconnu
Capacité à ajouter de nouveaux produits (offre de produits frais entre autres)
Je me lance dans la lecture de Howard Marks et de John Huber!
Effet réseau : Quelle est ta définition de l'effet réseau et de quelle(s) façon(s) cela pourrait s'appliquer à DG?
Ouverture de magasins qui demandent moins de capital, on pourrait qualifier de "cost advantages"... mais si Walmart se lançait dans les "dollar-store", il ne serait pas en mesure d'avoir les mêmes coûts que DG? Si l'on regarde les comparages à DG, Dollarama ou autres, DG a réellement un avantage sur la construction de ses magasins?
Seul sur son marché, je n'ai pas assez fait de recherches, mais effectivement, un monopole est un bon moat, mais bon, je doute quand même que dans une petite ville, seul DG est là...
La marque peut effectivement être un moat, mais comment DG se sert de cette marque pour réellement en faire un moat? Je veux dire, ça reste un dollar-store... l'offre reste selon moi assez semblable entre deux dollar-store de marque différente...
Capacité à ajouter de nouveaux produits.. peux-tu élaborer sur le fait que ça pourrait être un moat?
Je pense quand même que c'est une belle entreprise, et il y a peut-être un moat, mais même morningstar parle de narrow moat.
Pour l'effet de réseau, je me suis mal exprimé. Les 16 000 magasins de DG lui offre un avantage sur le coût des marchandises face à ses compétiteurs sur son marché des petites villes de 5 000 habitants. D'où Wallmart et autres sont absents.
De plus, le domaine d'affaires de DG est souvent méconnu sans doute en raison de son nom. Ce n'est pas un magasin à 1$ au même titre que Dollarama ou Dollar Tree. DG vend des articles de consommation courante de marques nationales dans des formats lui permettant de les vendre à 5$. DG utilise également sa marque pour offrir des produits de marque maison. Il développe également de nouveaux produits frais. Tout ça dans un marché où il est souvent seul dans ce créneau.
Bref, j'admets que ce n'est pas si clair, mais la compagnie vaut le coût surtout lorsque l'on réalise qu'elle n'est pas un magasin à 1$ et qu'elle vient de démarrer un nouvel axe de croissance pour atteindre le marché urbain un peu plus fortuné soit la nouvelle bannière pOpshelf.
https://www.popshelf.com/