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Être différent de la foule

Dans le fil sur les meilleurs gestionnaires Phil a repris cette citation

If you want to have better performance than the crowd, you must do things differently from the crowd  - John Templeton


Ça a suscité beaucoup de point dans ma tête. Il y a beaucoup d’éléments dans cette petite phrase. Premièrement c’est qui la foule (crowd) et la notion de mieux performer, c’est sur quelle échéance?

Je crois que la foule des investisseurs est variable. Présentement on est dans une phase euphorique où la foule est immense et croissante, comprenant beaucoup de nouveau investisseur qui se préoccupe de combien ils feront d’argent le mois prochain. En période de bear market la foule est beaucoup plus petite et composée surtout de vétérans de l’investissement qui ont une vue à long terme et sont prudent. Ce modèle est cohérent avec la recommandation de Warren Buffett : Be greedy when others are fearfull and be fearfull when others are greedy.

Déjà en se préoccupant plus des résultats à long terme de la compagnie de du prix de l’action le mois prochain la majorité des participants au forum sont différents de la masse.


Ce que j’essais de faire différemment de la foule en ce moment : j’essais de calculer la valeur de la compagnie selon des prévisions prudentes des bénéfices futurs dans un horizon de temps pas trop éloigné. Et je me préoccupe de ce qui pourrais mal tourner avec mon investissement. Vous pouvez faire l’expérience avec tous les nouveaux investisseurs que vous rencontrerez. Demandez leur ce qui pourrais mal tourné pour leurs actions et la majorité n’y ont jamais réfléchis plus loin que si ça baisse je vends.

Après l’éclatement d’une bulle spéculative, on fait toujours le même constat : l’exubérance a été provoqué par les gens qui achètent à un prix sans se soucier de la valeur des bien achetés.

Après l’éclatement de la bulle en 2000 on s’est aperçu que plusieurs bénéfices comptabilisés n’existait pas. Les compagnies s’échangeais des biens et services entre elles qu’elles comptabilisaient à une valeurs sans lien avec la réalité (voir note à la fin). De plus tous les employés payés avec des options demandaient maintenant du cash. Ça faisait une grosse différences dans les bénéfices et les cashflows.

Et vous que faites-vous de différent de la masse pour tenter d’avoir des résultats différents?

Note : Peter Lynch avait une façon d'illustrer cette situation. J'ai rencontré un de mes amis et il m'a dit qu'il avait un chien qui valait un million de dollars. Comment ça? Je l'ai échangé contre deux chats qui valaient 500 000$ chacun!

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P.S.  Je vous ai parler brièvement de l’importance que j’attache à déterminer la valeur d’une compagnie mais il y a d’autres aspects du processus d’investissement dont nous pourrions discuter tel que :


  • Où trouvez vous vos idées de compagnie à étudier (comment êtes vous différents?) Kicking tire m’impressionne sur cet aspect
  • Quand vendre un titre. Cet aspect est un de ceux auquel je n’ai pas réfléchi, à savoir suis-je différent de la foule?

Réponses

  • 14 Réponses trié par Votes Date
  • J’ai lu ceci ce matin sur un article écrit par Mitch Zacks qui montre bien que cette foule est grandissante et qu’il y a du Robinhood derrière cela:

    What’s more, “risk-on” sentiment also ended the year with somewhat of a bang – investors borrowed a record $722.1 billion on margin through November 2020, and individual investors opened more than 10 million new brokerage accounts in 2020 (a record). The Wall Street Journal also reported that the online trading platform Robinhood, which targets millennials and younger investors, saw 500,000 downloads in December alone




  • Je pense qu’au fil des années on développe une recette qui est propre à son style d’investissement. Et si on a du succès au cours des années, il devient plus difficile de changer une recette gagnante. Il est toujours bon de se questionner, de se réinventer, de continuer à apprendre et de rester ouvert… mais un peu comme toi, je vois la foule, je vois la valorisation des titres technologiques (bon, c’est vrai qu’il y a de la belle croissance), les titres de croissances à la mode et je regarde la valeur du Bitcoin et des entreprises de crypto monnaies du coin de l’œil. D'ailleurs, mon œil n’arrête pas de cligner ! Misère !

    Je pense aussi qu’il est important d’être à l’aise avec ses investissements, et des fois il faut se dire, ceci n’est pas pour moi. On décline poliment.

    Je suis assez d’accord ave toi, déterminer combien ça vaut et quel est mon rendement attendu dans le temps est une bonne approche.  

    Les études démontrent qu’il est plus rentable de toujours rester pleinement investi... pour ne pas manquer les quelques journées dans l’année qui font toute la différence.  

    Ce que je fais différemment en ce moment… j’ai maintenant 15% de mon portefeuille en liquidités. Il est bien possible que j’aie tort. Et en cas de baisses ou de corrections, vais simplement essayer de dénicher les plus belles aubaines. 

  • Driveshoe a dit :
    J’ai lu ceci ce matin sur un article écrit par Mitch Zacks qui montre bien que cette foule est grandissante et qu’il y a du Robinhood derrière cela:

    What’s more, “risk-on” sentiment also ended the year with somewhat of a bang – investors borrowed a record $722.1 billion on margin through November 2020, and individual investors opened more than 10 million new brokerage accounts in 2020 (a record). The Wall Street Journal also reported that the online trading platform Robinhood, which targets millennials and younger investors, saw 500,000 downloads in December alone




    Et ce n’est pas seulement Robinhood. Depuis une dizaine de jour il y a un message lorsque je me connecte à mon site de courtage qui s’excuse pour les délais d’ouverture de nouveaux comptes. Ces délais sont causés par le trop grand nombre de demandes d’ouvertures.
  • @Stan_Mikita bienvenue sur le forum. Tu es nouveau sur le forum mais probablement pas en investissement. Et si tu as vu Stan joué tu devrais être à peu près de mon âge  :)
  • MarioP a dit :



    P.S.  Je vous ai parler brièvement de l’importance que j’attache à déterminer la valeur d’une compagnie mais il y a d’autres aspects du processus d’investissement dont nous pourrions discuter tel que :


    • Où trouvez vous vos idées de compagnie à étudier (comment êtes vous différents?) Kicking tire m’impressionne sur cet aspect
    • Quand vendre un titre. Cet aspect est un de ceux auquel je n’ai pas réfléchi, à savoir suis-je différent de la foule?
    Je suis partagé par l'idée d'être différent. Je ne me cache pas de prendre beaucoup d'idée d'investissements ici. Mais ici ce n'est pas la foule. Il y a une certaine rationalité et sagesse dans ce forum qui font que les sélections sont souvent déjà intelligentes. Je ne gagne pas de prix à être original. La foule, c'est le marché en entier. Et le marché en entier à long terme ce n'Est pas si mal non plus. C'est la gestion des émotions à travers tout cela qui importe, et être à l'aise avec nos choix. Pour trouver des idées cela dit, je me sers beaucoup de Twitter récemment, en suivant une communauté d'investisseurs (qui est une foule, oui, mais pas LA foule). Le Motley Fool offre un service intéressant pour connaître des compagnies. Et le hasard des recherches, tu regardes une entreprise, tu t'intéresses au secteur, tu en trouves d'autres. Les bonnes vieilles méthodes à la Peter Lynch aussi, de voir ce qui t'entoure. Par contre, je te comprends, @Kicking_Tires réussit à se démarquer. Après, cela dépend aussi de ton cercle de compétence, du temps que tu veux y consacrer, etc. Pas de recette magique, et chaque individu est différent je crois.

    Quand vendre: discuté à différents endroits sur le forum... Je pense que les raisons classiques demeurent, le modèle a changé, tu n'es plus à l'aise avec l'entreprise, la position occupe une place qui te rend inconfortable dans ton portefeuille personnel. Mais vendre parce que c'est un peu sur-évalué est probablement l'erreur la plus coûteuse. Mieux vaut garder une entreprise extraordinaire, même si le marché a un peu trop escompté sa progression, quitte à faire un peu de surplace par la suite, que de tenter de joueur le jeu de l'évaluation relative.
  • Je l'ai écrit à plusieurs reprises sur ce forum, mais je peux bien le réécrire une autre fois... Je vois seulement deux façons pour un investisseur de se démarquer et avoir beaucoup de succès:

    1. Faire une étude approfondie de ses investissements
    2. Avoir une réelle vision à long terme (pas juste "se dire" un investisseur à long terme)

    La popularité du titre dans lequel on investit n'a aucune importance. Après tout, les grands succès boursiers commencent peut-être parfois leur carrière dans l'obscurité, mais ils finissent tous par devenir des titres dits "populaires". Éviter un titre simplement parce qu'il est populaire ou qu'il a beaucoup monté ne fait pas de sens selon moi.

    C'est vrai qu'il y a des boursicoteurs qui surfent sur les titres hot du moment sans en avoir fait la moindre étude... mais ce type de gambler va se sauver à la moindre secousse importante ou simplement prendre ses profits après x% de hausse... Ce sont les investisseurs ayant fait leur devoir, qui comprennent les forces de l'entreprise et qui vont conserver le titre sur plusieurs années qui vont récolter pleinement les bénéfices. 

  • 11 jan modifié Vote Up2Vote Down
    Trois compagnies des compagnies les plus dominantes de la bulle techno de 2000 étaient Amazon Microsoft et Cisco. Leurs résultats d’affaires ont été excellents depuis. Quelles résultats d’investissements ont-elles produits à partir du sommet des indices?

    In price terms, Cisco’s investors are still under water. Amazon shareholders had to wait out a decline of more than 90%, and didn’t show a profit on their investment for a decade; since then it has worked out brilliantly. Buyers of Microsoft at the top in 1999 had to wait 15 years to make a profit. And all of these are companies that looked as well established as Tesla does now (Amazon is a partial exception), and which have fulfilled the rosy expectations of them. 


    Bon c’est sûr que cette fois c’est différent 

    Éviter un titre simplement parce qu'il est populaire ou qu'il a beaucoup monté ne fait pas de sens selon moi.

    Je suis d’accord. On l’évite si le prix de l’action n’a pas aucune relation avec les profits que l’on peut attendre dans les 10 prochaines années. Celà arrive habituellement lorsqu’un titre est populaire au point que plusieurs l’achète peu importe le prix.
  • Super bon commentaire @MarioP

    Depuis ma dernière intervention sur l'évaluation actuelle de plusieurs titres technologiques, j'ai cette maxime constamment en tête: «This time is different». Très bon livre d'ailleurs, un peu long mais très intéressant. Je le recommande. 

    Je ne suis pas un grand fan de Larry Berman mais malgré son showmanship (pas mal moins intense que Jim Cramer  :D ), il trouve toujours quelque chose d'intéressant à apprendre à son auditoire:

    «With options expiring this week, we wanted to have a look at the impact it’s having on markets. It’s huge. In the past week we have seen all-time call volume records challenged. It seems the new stimulus cheques are finding their way into Tesla Inc. call options and others. Speculators have had a voracious appetite and they have been using call spreads and other speculative strategies to add huge leverage. This effect gets magnified around options expiry dates»
    https://www.bnnbloomberg.ca/larry-berman-speculation-in-call-volume-hits-all-time-extremes-1.1546842?fbclid=IwAR0aFRuar92MGYvAnZc1kwuNqbJqG5FlDx-rFLDqAtyCMm9CcE4umDqKeMA

    MarioP a dit :
    Trois compagnies des compagnies les plus dominantes de la bulle techno de 2000 étaient Amazon Microsoft et Cisco. Leurs résultats d’affaires ont été excellents depuis. Quelles résultats d’investissements ont-elles produits à partir du sommet des indices?

    In price terms, Cisco’s investors are still under water. Amazon shareholders had to wait out a decline of more than 90%, and didn’t show a profit on their investment for a decade; since then it has worked out brilliantly. Buyers of Microsoft at the top in 1999 had to wait 15 years to make a profit. And all of these are companies that looked as well established as Tesla does now (Amazon is a partial exception), and which have fulfilled the rosy expectations of them. 


    Bon c’est sûr que cette fois c’est différent 

    Éviter un titre simplement parce qu'il est populaire ou qu'il a beaucoup monté ne fait pas de sens selon moi.

    Je suis d’accord. On l’évite si le prix de l’action n’a pas aucune relation avec les profits que l’on peut attendre dans les 10 prochaines années. Celà arrive habituellement lorsqu’un titre est populaire au point que plusieurs l’achète peu importe le prix.





  • Be greedy when others are fearfull and be fearfull when others are greedy.

    Tout est là ! 

    Dans mon cas ça prend pas beaucoup de recherche..., étant un trader de carrière si je peux dire, j'y vais comme ça viens. Je suis presque toujours à l'envers du marché. Bien sur, j'ai quelqu'un qui gère mon portfeuille pépère. :-)

    Le ''crowd'' est un peu coco c'est temps-ci, danger lol. 

    Un peu de lecture simplet KISS :  https://en.wikipedia.org/wiki/Dot-com_bubble
     https://www.investopedia.com/terms/b/bubble.asp


    ''Je vois seulement deux façons pour un investisseur de se démarquer et avoir beaucoup de succès:''

    Évidemment, et dit en tout respect, je ne suis pas tout à fait d'accord, j'en ajouterais quelques unes... mais ce n'est pas la vision de votre excellent forum. 

    Bonne chance !
  • Benjamin Graham, le père de l'analyse fondamentale a un jour déclaré: «À court terme, le marché boursier est une machine à voter, mais à long terme, il est une machine à peser»

    Être différent de la foule je crois que c'est d'avoir un horizon de placement long terme plutôt que court terme.
  • Food for thought : https://www.lesaffaires.com/blogues/philippe-leblanc/bourse-que-gagne-t-on-a-envier-le-succes-de-son-prochain/622411

    C’est lorsque la tentation est la plus forte pour l’investisseur de se joindre à la masse de spéculateurs que le danger est le plus grand pour l’ensemble des investisseurs boursiers et pour le marché boursier.

    La pandémie m'a surtout allumé les yeux sur les opportunités, et sur la nécessité de mieux comprendre la gestion d'un portefeuille, sans faire confiance aveuglément aux banquiers. Ils sont là pour s'enrichir, pas nous enrichir. Je n'ai pas le profil du tout d'un trader, ce n'est pas dans mes gènes, par contre, je gagne à être autonome et apprendre un pas à la fois. 


  • philrancourt a dit :
    Je l'ai écrit à plusieurs reprises sur ce forum, mais je peux bien le réécrire une autre fois... Je vois seulement deux façons pour un investisseur de se démarquer et avoir beaucoup de succès:

    1. Faire une étude approfondie de ses investissements
    2. Avoir une réelle vision à long terme (pas juste "se dire" un investisseur à long terme)


    J'ajouterais un 3e point : c'est de limiter le nombre de domaines d'affaires différents dans lequel on investit. Le bon vieux "cercle de compétences".

    Pour bien comprendre une compagnie, il faut évidemment comprendre le domaine dans lequel elle évolue. Je crois qu'on peut se démarquer en se concentrant dans quelques domaines que l'on comprend bien.

    Je crois que plusieurs investisseurs individuels finissent par essayer de jouer au gestionnaire professionnel et se retrouvent avec 20 titres répartis dans 15 domaines différents. Sur les 15 domaines, il y en a probablement 10 qu'ils ne comprennent pas vraiment ou que de façon très superficielle....

    C'est facile d'ajouter un titre parce que le gestionnaire untel, Buffett ou des membres d'un forum en disent du bien... mais c'est aussi facile de perdre de vue la notion du cercle de compétences....

    Pour ma part, j'évite de nombreux secteurs : pharma, santé, banques, assurances, ingénierie, automobile (électrique ou pas), immobilier, etc. Il y a sûrement d'excellentes entreprises dans ces secteurs, mais je n'y connais rien et je n'ai pas la motivation pour les étudier. J'en ai surtout déjà plein les bras avec les secteurs qui m'intéressent.

    J'ai me suis amusé à faire un regroupement des domaines dans lequel je suis présentement investi et ça donne environ ça :

    Commerce électronique (7)
    Produits/services techno grand public (5)
    Logiciels pour entreprises (5)
    Restaurant (4)
    Dépanneur /distribution d'essence (2)
    Carrosserie (1)
    Détail - lunetterie (1)
    Service de conciergerie (1)
    Production alimentaire (1)

  • J’aime bien le concept du qualitatif mis en relation avec le quantitatif tel qu’énoncé par Phil. Je voudrais également continuer dans la réflexion de Sophie concernant l’évaluation du titre de Costco et le moment propice pour en faire l’achat.  Je pense avoir passé à côté de trop de bonnes compagnies en faisant une obsession sur le quantitatif, soit l’évaluation trop élevée du titre, ayant toujours en tête la sacro-sainte marge de sécurité. J’aurais mieux fait de mettre mes énergies sur la compagnie elle-même, son modèle d’affaires, les barrières à l’entré, la viabilité et le niveau de croissance futur de ses bénéfices, la bonne allocation du capital, les risques potentiels de son succès à long terme, etc. Le légendaire Nick Sleep de Nomad Investment a déjà fait l’analyse qu’un investisseur aurait pu acheter l’action de Wal-Mart au prix du marché pendant 10 ans et quand même obtenir un rendement annualisé de 10%. Le même exercice peut être fait avec Costco, un investisseur aurait pu payer 40 X les bénéfices à tout moment à partir de 2002 et se retrouver avec un rendement annualisé de 10% en 2020. La leçon à retenir est qu’il est parfois mieux indiqué d’investir du temps à comprendre le potentiel des bénéfices à long terme de la compagnie plutôt que de s’acharner à essayer de déterminer sa juste valeur. On parle évidemment de grandes compagnies de qualité. Sleep a abordé le concept de « Scale Economics Shared » en ce qui a trait au modèle d’affaires de Costco. La stratégie de Costco de transférer les avantages d’échelles grandissantes aux consommateurs (en réduisant les prix) plutôt qu’en prenant eux même les profits, a donné à la compagnie une puissance composée sur le long terme. Malheureusement, l’interprétation du marché était que Costco était un détaillant à faible marge et avec un titre se vendant cher en lien avec ses bénéfices. Ce concept a été appliqué par des compagnies technologiques, sacrifiant leurs bénéfices immédiats pour refiler l’économie aux clients et ainsi gagner des parts de marché (lire Amazon).

    Alphabet a commencé à transiger en 2004 avec un ratio cours/bénéfices oscillant autour de 70 X mais la compagnie a réussi à maintenir une croissance de son bénéfice à un taux annuel de 35%....Le ratio cours/bénéfices n’a fait que décliner, à mesure que les bénéfices augmentait, touchant même un bas de 12 X vers 2012 avant de remonter. Une belle leçon, prouvant que les efforts auraient été franchement plus payant à documenter le potentiel futur de la croissance des bénéfices plutôt que de bêtement fermer les livres parce que le titre « semblait » surévalué. On pourrait recommencer le même exercice avec Visa Inc., avec des ratios C/B oscillant autour de 40 X lors de son entré en bourse en 2008 mais maintenant depuis une croissance des bénéfices de 26% annuellement et voyant le prix de son titre croitre en harmonie.

    Ce qui complexifie encore plus le portrait de nos jours et que de nombreuses compagnies sacrifie momentanément leur potentiel de bénéfices pour s’accaparer des parts de marché et augmenter leur ventes. Dans ce cas, c’est plus leur positionnement qui représente la qualité que l’absence de bénéfice. J’ai un investissement dans Atlassian qui est un beau cas d’espèce, sacrifiant ses bénéfices futurs afin de diversifier son offre et se positionner, ayant maintenu sa croissance des revenus autour de 37% depuis 2016 et dégageant de bons fonds autogérés. Je peux affirmer que je ne vois plus la marge de sécurité de la même façon…

  • Je pense avoir passé à côté de trop de bonnes compagnies en faisant une obsession sur le quantitatif, soit l’évaluation trop élevée du titre, ayant toujours en tête la sacro-sainte marge de sécurité. J’aurais mieux fait de mettre mes énergies sur la compagnie elle-même, son modèle d’affaires, les barrières à l’entré, la viabilité et le niveau de croissance futur de ses bénéfices, la bonne allocation du capital, les risques potentiels de son succès à long terme, etc. 

    Je suis d'accord avec toi sur ce point. J'ai réalisé dernièrement que j'avais laissé passer de beaux investissements en raison de multiples trop élevés à mon goût. Il y a certains titres qui ne sont jamais ou presque à un escompte de 20%.

    Je suis en train de réviser un peu ma stratégie. Je vise toujours des compagnies peu endettées, avec une bonne rentabilité, une bonne croissance et des gestionnaires intègres. Cependant, je pense que je serai un peu moins exigeant sur le prix payé sans tomber dans l'excès non plus.  
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