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Femmes CEO et investissement

La journée internationale des femmes 8 mars, ramène le focus sur les progrès et défis pour les femmes dans tous domaines 

Je lance ce fil pour savoir quelle place occupe les femmes CEO dans vos portefeuilles et si c’est une dimension qui joue dans vos décisions 

Personnellement, j’accorde une importance à l’histoire et au cheminement de l’entrepreneur derrière une compagnie. Je réalise à la lecture de plusieurs profiles de femmes CEO les barrières spécifiques qu’elles ont dû surmonter. Je pense à la culture qui prédomine dans certains milieux comme les VC qui jouent un rôle déterminant avant d’arriver à IPO, comme l’illustre le parcours de Katrina Lake (Stitch Fix)  première femme à mener sa compagnie à une IPO en ... 2017 (!!). Sans généraliser, il y a possiblement des différences (d’intérêt d’un point de vue d’investissement) dans la manière d’exercer le leadership, de bâtir des équipes, du focus sur des valeurs et certaines opportunités plutôt que d’autres et du pouvoir d’allocation du capital,..

Je réalise donc que c’est à travers le poids que j’accorde à l’entrepreneur dans mon analyse que j’aborde la question de la femme, sans faire un critère en soi. Évidemment Femme CEO reste un angle parmi d’autres : les politiques internes, la diversité, composition du top- management.. En plus, Femme CEO est à prendre dans le contexte du bassin très limité encore du nombre de compagnies publiques dirigées par des femmes

Bref, avec mon acquisition toute récente de EB j’arrive à un taux de 1/5 des titres de mon portefeuille dirigé par des femmes CEO !
  1. Femmes CEO dans les titres détenus en portefeuille10 votes
    1. 35% et plus
        0.00%
    2. 20 - 35%
      20.00%
    3. 10 - 20%
      40.00%
    4. 5 - 10%
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    5. 0 - 5%
        0.00%
    6. 0%
      40.00%

Réponses

  • 16 Réponses trié par Votes Date
  • Une correction, il y aurait des femmes qui ont conduit leur business jusqu’à l’IPO bien avant 2017, selon cet article : https://www.businessinsider.com/female-founders-startup-fundraising-ipo-data

    Voici une liste des Femmes CEO dans SP500, dont plusieurs titres discutées dans le Forum https://www.catalyst.org/research/women-ceos-of-the-sp-500/


  • 3/15 pour moi: Arista Networks, Progressive et Eventbrite. 

    Sans que cela fasse partie de mes critères de sélection formels, j'ai tendance à aimer encore plus une entreprise si son CEO est une femme (degré de confiance plus élevé lors d'un achat). Ce n'est peut-être pas rationnel, c'est plus une question de feeling (ou d'expérience personnelle). Au même titre que j'aime mieux travailler (collaborer) avec des femmes dans mon travail, généralement. 
  • Alors j'ai constaté que je n'avais aucun CEO qui n'était une femme.

    Par contre, en marge du sujet, comme employé d'Hydro-Québec, avec maintenant une femme comme PDG (Sophie Brochu), je constate qu'elle a une sensibilité différente à bien des enjeux que les classiques PDG hommes blancs précédents...je ne sais si cela tient au fait qu'elle est une femme, ou simplement une personne différente, mais sa vision, sa candeur et sa personnalité sont bien rafraîchissantes.
  • 3 sur 12 pour moi en comptant WBA où Mme Brewer entrera bientôt en fonction.

    Madeleine Paquin de Logistec est celle qui m’impressionne le plus. Réussir à diriger de main de maître dans une des industries les plus macho qui existe
  • 3/29 pour moi. Stitch Fix (Katrina Lake), Eventbrite (Julia Hartz) et Yum China (Joey Wat).

    @CycliK ton point sur le parcours du CEO est assez intéressant. C'est vrai que même de femmes venant de milieu très favorisé comme Lake et Hartz ont quand même eue plus d'embûche qu'un homme du même milieu. 

  • Si l’histoire des femmes CEO vous intéresse je vous invite à lire la biographie de Kate Graham, CEO du Washington Post pendant des décennies, longtemps considérée comme la femme la plus influente des USA et première femme membre des CA des plus grosses compagnies américaines 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Katharine_Graham



  • Actionnaire d'Ulta Beauty dont le CEO est Mary Dillion.
    Elle fait aussi partie du conseil d'administration de starbuck, dont je suis aussi actionnaire.

    Voici un extrait du Wikipedia :
    Dillon a été nommée l'une des femmes les plus puissantes de Fortune en 2016. [8] En 2016, elle est devenue administratrice de la Save the Children Federation . [9] [10] En octobre 2018, elle a reçu le prix humanitaire Sandra Taub pour le leadership philanthropique. [11] En juin 2019, Dillon a été nommé l'un des meilleurs PDG de Barron.
  • Où est la ligne entre rendre les lieux de travail et les entreprises plus propices à l'épanouissement des femmes et le pur signalement de vertu? 

    Si une entreprise dirigée par une femme est performante et que cette performance est en partie tributaire de la performance de la femme qui la dirige, je trouve ça réducteur d'évoquer que ça serait dû en partie à des aspects de sa personnalité ou des qualités que l'on associe généralement aux femmes. 

    Ça sous-entend qu'il aurait été impossible de trouver un homme qui aurait pu miser sur un style de gestion semblable grâce à des aspects de sa personnalité et à des qualités semblable à cette même femme dirigeante. Ça sous-expose également le fait qu'avant d'être une femme cette dirigeante est une personne humaine et qu'elle a fort probablement d'autres aptitudes que ses supposés aspects de sa personnalité et qualités que l'on associe généralement aux femmes.

  • Pour moi, ce n'est pas une question d'avoir des qualités propres aux femmes.

    C'est prouvé que la diversité diminue les risques et augmente les profits. Les gens ont tendance à embaucher des gens qui leurs ressemble. Une CEO femme va probablement inspirer la diversité.

    Il y a entre autre une question d'écrémage. "Work twice as hard to get half as much". Si une femme dirige une compagnie ou occupe un poste élevé, normalement elle est compétente. 

    Aussi, le monde est fait pour un homme blanc adulte. Plus de la moitié de la population est laissée pour compte dans le Design des produits, entre autres. (Femmes, enfants, parfois les hommes d'autres races). À ce sujet, je recommande le livre "Invisible women : data bias in a world designed for men".  Les conséquences vont de l'inconfort à la mort. Mon cellulaire est plus gros que ma main. J'ai plus de chance de mourrir ou d'être blessée gravement dans un accident de voiture car les tests de sécurité sont faits sur des mannequins représentant un homme du 50e percentile. Le design des voitures est aussi fait pour un homme conducteur. Même les médicaments ne fonctionnent pas sur les femmes car les tests sont souvent faits sur des souris mâles, puis des hommes ou il n'y a pas de résultats différenciés par genre.

    Les femmes ont de la difficulté à faire financer des start up et aussi des compagnies plus avancées. En grande partie à cause des biais liés au genre. Mais aussi parce que les hommes qui financemt ont de la misère à comprendre la pertinence d'un besoin qu'ils n'ont pas, que ce soit un produit pour les femmes ou un produit pour une autre communauté culturelle.

    Ça fait une énorme clientèle très mal désservie et qui a de plus en plus d'argent. Et aussi beaucoup de contrôle sur les budgets totaux des familles. Si on veut des produits pour les femmes et des produits qui les considèrent, il faut des CEO femme ou des équipes de design diversifiées. 

    Je ne sais pas si j'ai des compagnies dirigées par des femmes, je crois que non. Mais je m'intéresse à Bumble justement parce que la CEO est une femme de 31 ans. C'est une app de dating, elle est une ancienne de Tinder. Je trouve qu'avec son genre et son âge, elle est proche de son marché. Je n'ai pas commencé à lire sur la compagnie par contre.
  • Parlant de design de produit, les gauchers ne sont pas non plus très bien servis, je sais de quoi je parle...

  • @Sophie, tu amènes d’excellents points

    pour ma part, il y a 3 femmes CEO sur 26 entreprises en portefeuille.
    Katarina Lake (Stitch fix): Elle expliquait bien dans une entrevue la difficulté qu’elle avait face aux VC

    Shar Dubey (Match): je connais moins mais elle a remplacé dans la dernière année Mandy Ginsberg. Je trouve que c’est une très bonne chose qu’une femme soit à la tête de Match (Tinder et 40 autres sites de rencontre) car elles amènent une perspective importante au dating.

    Tricia Griffith (Progressive Corp)

    Pour ceux que ça intéresse, il y a des etf sur le sujet dont celui de BMO https://www.bmogam.com/ca-en/advisors/womn-bmo-women-in-leadership-fund/

    « The BMO Women in Leadership Fund (WOMN) ETF invests in North American equities that have both or either 25% representation of women on the board of directors or a female Chief Executive Officer.« 
  • Il y a effectivement des produits mal-adaptés pour les femmes (ou mieux adapté pour un homme que pour une femme), mais je ne pense pas qu'on puisse faire de liens directs avec la faible proportion de femmes qui occupe des postes de CEO. C'est un enjeu complexe pour lequel il y a plusieurs autres variables qui entrent en ligne de compte. 

  • @philrancourt @CycliK @Olorrain

    Que pensez-vous de la réaction du marché suite à la publication des derniers résultats trimestriels de STITCH FIX (SFIX)?

    BTW, Phil, je ne savais pas du tout dans quel fil faire mon post.. Libre à toi de le déplacer. 

    Je pense que c'est la première fois que je tombe sur une entreprise dont le modèle d'affaires me parle autant.. Une entreprise qui s'attaque de front au «paradox of choice» dans le domaine de la mode. Je suis de ceux qui trouvent que moins c'est plus. Je n'aime pas tellement me trouver face un éventail de choix sans fin et devoir décider quelle option choisir dans un court laps de temps.. Aussi banal le choix soit-il..

    «Le trop de choix est source d'angoisse, parfois paralysant, parfois cause de dépression, néfaste pour notre bien-être et notre porte-monnaie. Lorsque nous sommes confrontés à trop d'options, le bonheur nous paraît inaccessible.»

    Pour ceux et celles qui, comme moi, ont de la difficulté à composer avec le nombre toujours croissant de choix que nous avons à faire au quotidien, je recommande fortement le livre de Barry Schwartz intitulé «The paradox of choice». D'ailleurs en guise de préambule, voici un TED Talk de l'auteur qui résume bien ce qui est abordé dans le livre: https://www.ted.com/talks/barry_schwartz_the_paradox_of_choice#t-331130

    Tout cela pour dire que le modèle d'affaires de Stitch Fix me plaît énormément et c'est pourquoi j'ai amorcé le suivi du titre il y a quelques semaines. Quantitativement, je ne sais pas vraiment comment analyser l'entreprise pour être totalement honnête (le multiple des ventes me semble raisonnable pour l'industrie et la croissance potentielle de l'entreprise... Mais encore?) Cependant, le qualitatif est tellement puissant que c'est une des rares fois que je ferai une exception pour l'achat d'un titre (sans avoir fait de DCF et en achetant avec une marge de sécurité sur la valeur que le DCF me donne). 

    Avec le repli du titre qui s'annonce aujourd'hui, je prendrai une position dans l'entreprise (relativement petite position pour commencer). J'ajouterai donc dans quelques instants une 4ième femme dirigeante dans mon portefeuille (4/16 ou 25%). 

    J'ai extrêmement hâte que les services de Stitch Fix soit offert au Canada (seulement USA et UK pour le moment)...
  • @louis1000er pourquoi ne pars-tu pas un nouveau fil sur le sujet ?

  • philrancourt a dit :
    @louis1000er pourquoi ne pars-tu pas un nouveau fil sur le sujet ?

    Pas fou  :p
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