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Diversified Royalty Corp (DIV)

Je lance un appel aux amateurs de titres de redevances (Alaris, Greenville) afin de sonder le potentiel de Diversified.  Je pense que Bruno en avait fait allusion et je m'interroge sur son potentiel de devenir un Alaris 2.0.  La direction vient d'augmenter de 11.2% le dividende par rapport à septembre ce qui se traduit par un rendement de près de 9% au prix de l'action actuel.  DIV est issue des cendres de Bennett Environmental, ancien titre chouchou de Irwin Michael.  Après n'avoir eu que Franworks (Restaurants, principalement dans l'ouest) comme compagnie privée en portefeuille, la direction en a ajouté 2 autres cet été avec Sutton (8200 agents immobiliers) et Mr Lube (170 commerces).  Pour ceux moins familiers avec le modèle, DIV achète la marque de commerce en échange de redevances et cela est structuré pour croitre en synergie avec la croissance des compagnies partenaires.  La croissance de ses compagnies plus l'ajout d'autres compagnies se répercute dans les augmentations du dividende qui a par surcroit un impact sur le prix de l'action.  Pour Franworks ont parle de 6% sur les revenus (12M/an), Sutton c'est environ 3.5M/an (redevances fixes) et Mr Lube c'est environ 12.5M/an.  Les ventes comparatives pour ces derniers sont de +3.5% pour les 6 premiers mois.  Le facteur négatif en ce moment est l'impact de l'économie de l'ouest sur les revenues de Franworks.
Le CEO de DIV est Sean Morrison qui maintient également son poste de directeur à la firme de fonds privés MAXAM Capital de Vancouver.  Ce qui est intéressant c'est que MAXAM est pleinement investie dans le titre et ce fond a quand même maintenu un rendement annualisé de 12.1% depuis 2009.  Avant MAXAM, Morrison a été partenaire à Capital West Partners, une banque d'investissement.  Il a procédé à plusieurs levés de capitaux pour des compagnies tels que The Keg, Lululemon, Aritzia, Sierra Systems, etc.  Pour revenir à DIV, certains énoncent qu'une autre acquisition serait dans les plans avant la fin de l'année.  En terminant, Morrison a clairement indiqué sur BNN que pour eux, le modèle d'Alaris est celui à suivre.  Qu'en pensez-vous?   

Réponses

  • 1 Commenter trié par Votes Date
  • @Kiciking_Tires

    J'ai déjà rencontré M. Morrison il y a un an. J'ai possédé des actions de DIV. Je les ai vendus en juin dernier suite à l’annonce de l'acquisition du flux de redevances de Sutton. Je ne trouvais que ce n'était pas une acquisition intéressante pour le long terme et je trouvais que le titre n'était plus une aubaine à plus de 3$. L'entente qu'ils ont avec Sutton est assez complexe et elle reste sécuritaire pour DIV; mais pas complètement si on pense que dans le futur le nombre d'agents immobiliers (appelés courtier au Québec) pourrait diminuer fortement comme je le pense grâce à certains sites comme Duproprio. D'ailleurs, le nombre de courtiers au Québec a fortement diminué depuis quelques années. Je suis donc du même avis que Pierre-Yves McSween, car je crois qu'avec les nouvelles technologies les courtiers immobiliers sont devenus un intermédiaire complètement inutile qui ne crée pas de valeur ajoutée pour leurs clients (sauf dans certains marchés comme pour les immeubles à revenus et tout le marché institutionnel). Donc même si DIV a obtenu un bon rendement courant d'environ 12% en achetant le flux de redevances de Sutton, je vois un certain risque à long terme, même si les termes de l'entente sont quand même assez favorables pour DIV. Je me souviens que lors de la conférence téléphonique suivant cette acquisition, aucun analyste n'a osé demander à Sean Morisson ce qu'il pensait de l'avenir à long terme de l'industrie du courtage immobilier. 


    http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/pierre-yves-mcsween/201304/09/01-4639193-commissions-excessives.php


    Mais bon, je crois que Sutton constitue de 10 à 20% des revenus de DIV. Je vais continuer de suivre l'entreprise qui ne reste quand même pas si chère que ça. Mais je ne suis pas sûr que ça constitue la meilleure opportunité sur le marché actuellement. 


    Selon moi, Alaris et Grenville ne sont pas exactement des comparables pour DIV, car lorsque DIV fait une acquisition, ils deviennent propriétaires de la marque de commerce de l'entreprise pour laquelle ils concluent une entente à très long terme qui est renouvelable dans 99 ans. Ce faisant DIV regarde seulement les ''multi-location business'' qui sont souvent des franchiseurs. Des meilleurs comparables pour DIV seraient les fonds de redevances de restaurants qui sont propriétaire des marques de commerce et ont des contrats de 99 ans avec les entreprises qui opèrent ces marques comme A&W, Boston Pizza, Keg, Pizza Pizza et Sir bien que ces derniers ne souhaitent pas se bâtir un portefeuille diversifié. DIV serait donc plus un croisement entre les firmes de royautés comme Alaris et Grenville et fonds de royautés de restaurants.


    Le titre de Boston Pizza a corrigé suite à la crise du pétrole, car il y a plusieurs Boston Pizza en Alberta (comme Franworks) et le rendement de dividende de Boson Pizza est pratiquement le même que DIV. Je trouve que la marque de Boston Pizza est probablement plus forte que celle des trois bannières de Franworks, de Sutton et Mr. Lube, mais Boston Pizza a probablement moins de possibilités de croissance que DIV et ils ne vont pas se construire un portefeuille diversifié de flux de redevances comme DIV veut le faire.



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