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Entreprises qui vont profiter des changements liés au COVID-19

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Réponses

  • Le modèle canadien de la Gestion de l'offre risque de prendre de la force dans plusieurs pays pour tous les secteurs essentiels.

    Imaginez-vous si on serait dépendant des autres pays pour pouvoir se nourrir adéquatement. Le Buy Québec va prendre toute son importance.

    La mondialisation et la consolidation de bien essentiels va reculer. 
  • On est dépendants pour les fruits et légumes, mais terriblement chanceux que ça commence en mars. Pour ceux qui ne connaissent pas le jardinage : on fait les semis de tomates, piments, concombres dans la maison fin mars, les autres légumes plus tard et beaucoup sont plantés en graine dehors en juin. Personnellement j’ai commandé des graines par internet à un semancier local spécialisé dans les variétés du patrimoine et les climats froids. Je vous invite à faire de même si vous avez un minimum de connaissance en jardinage. Laitue, épinards, bette à cardes poussent bien sur un balcon, épinards poussent au froid au printemps et a l’automne.
  • Autre impact potentiel corrélé au télétravail et le changement de comportement: la demande automobile. le navettage diminuant, le besoin d’une 2e voiture et plus aurait tendance à baisser éventuellement de façon durable
  • Olorrain a dit :
    Un autre outil de conférence (qui peut servir pour les réunions de télétravail) est le bon vieux Webex. Ça appartient par contre à Cisco, donc c’est probablement minuscule dans ses revenus. 
    En fait, Teams pour Microsoft est probablement uniquement un service de plus qui fait que c’est plus « difficile » de changer de suite bureautique. Mais en soit, ça ne changera probablement pas grand chose dans ses états financiers.

    on parle du télétravail pour ceux qui font du travail de bureau mais il y a également d’autres types de métiers  dont la santé avec le ehealth / télé médecine qui permet soit aux patients de rester chez eux et être suivi ou d’autres cas, les médecins peuvent opérer à distance. 
    Nous utilisons effectivement Webex et Jabber de Cisco chez nous.


    Je suis tout à fait d'accord que le domaine de la santé va enfin profiter de cela pour se tourner avec la télé médecine. Il y a assurément tellement de choses à apprendre avec les crises.

    D'ailleurs Apple n'est-elle pas bien positionnée, sur le suivi de la santé? Avec déjà beaucoup d'emphase dans les dernières années et là il y aura toutes sortes de possibilité de contrôles et de monitoring pour retourner à une vie «normale» qui viendront des téléphones intelligents, applications, géolocalisation, appareils connectés, enjeux de vie privé, etc.
  • Ne croyez-vous pas qu'il peut aussi y avoir un effet où les gens seront écoeurés du télé-travail et ne seront pas si emballés que cela par les possibilités que ça offre?
  • pour plusieurs télé-travail versus transport-congestion etc... le choix sera facile
  • jfmorissette a dit :
    Ne croyez-vous pas qu'il peut aussi y avoir un effet où les gens seront écoeurés du télé-travail et ne seront pas si emballés que cela par les possibilités que ça offre?
    Télé-travail en confinement et télé-travail en liberté c'est complètement différent.
  • 30 mar modifié Vote Up2Vote Down
    Et le télétravail à temps plein versus le télétravail à temps partiel avec une présence au bureau 2 ou 3 jours par semaine c’est aussi différent. 
  • David's Tea fera bien je crois. Autant sinon plus de ventes mais en ligne au lieu d'en magasin. À moyen terme ils pourraient fermer des magasins et revenir à un modèle plus rentable qui serait surtout en ligne.
  • Dans un certain sens je peux comprendre l’opinion émise par Coyne ici: https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-this-changes-everything-unless-it-doesnt/

    Connaissant la nature humaine, peut-être que ça ne changera rien. Ou à tout le moins n’aura pas un impact si notable à long terme.
  • Je suis 100% d'accord avec Coyne. Une bonne chronique !

    Je crois que ça pourrait accélérer des tendances déjà présente. 

    Par exemple, un commerçant qui n'a pas de boutique en ligne mais qui doit s'en créer une en catastrophe sur Shopify pour continuer a faire quelques ventes dans les prochaines semaines... ce commerçant aurait peut-être fini par avoir une boutique en ligne dans les prochaines années... la crise n'a qu'accéléré un peu le processus. Et ça m'étonnerait qu'il ferme sa boutique en ligne une fois la crise terminée.

    Même chose pour un individu réticent à  acheter en ligne mais qui n'a plus le choix de le faire parce que les magasins physiques qu'il fréquentait sont fermés... il aurait peut-être fini par s'y mettre dans les prochaines années mais la crise le pousse un peu vers ça.

    Même chose pour la popularisation de Teams ou de Slack dans les entreprises. Je le vois dans mon organisation.

    Pour ce qui est de changer radicalement nos vies... bien d'accord avec Coyne... m'a le croère quand je vas le voère.... comme dirait la Sagouine.
        
  • philrancourt a dit :
    Je suis 100% d'accord avec Coyne. Une bonne chronique !

    Je crois que ça pourrait accélérer des tendances déjà présente. 
        
    Je ne pense pas que ça va changer de grandes choses non plus. Mais il y a aussi quelques petits apprentissages qui ne seront pas désappris. Ex : ceux qui ont appris à faire du pain, ceux qui ont coupé leur toupet eux-même. Ça veut pas dire qu'ils vont continuer à le faire, mais les habiletés et la confiance restent.
  • C'est une bonne chronique en effet, du gros bon sens quoi...
    Quand à savoir ce qui va changer ou pas, ça dépendra, mais à court terme c'est certain que le secteur du tourisme va payer le prix.
    Ce qui me désespère dans la présente crise c'est de voir à quel point personne n'a d'épargne dans la société pour affronter les temps difficiles. C'est pourtant un des premiers principe économiquesde la vie et presque personne ne le fait.

    Ça rme rapelle la bonne  vieille fâble de LaFontaine : la cigale et la fourmi, alors je suis bien content d'être une cigale.
  • jespere que tu es plutot la fourmi
  • La meilleur preuve qu'il n'y aura pas de changements drastiques : les wet markets sont réouvert à Huwan!

    Mononcle, la fable a été écrite en 1668. Faut croire que ce problème sera difficile à régler

    La pandémie fait ressortir certains problèmes: 

    Du fil "Décroissance"
    MarioP
     a dit :

    Malheureusement la société a un gros problème à ce niveau. Par exemple au Québec savez vous qu'un commis qui place les bouteilles dans les étagères à la SAQ est payé plus qu'une éducatrice en garderie ou qu'une préposé aux bénéficiaire dans une maison de personnes âgées?
    Si vous avez écouté le point de presse d'aujourd'hui (samedi) ce problème nous a pété dans la face. Legault avait les larmes aux yeux. La CAQ avait déjà dans son programme de construire des maisons des aînés, une partie des programmes de relance y sera surement consacré.

    Un autre problème mis en évidence est la dépendance internationale créée par la mondialisation. Si la chine est paralysée l'économie mondiale est dans le trouble. Comme Trump avait déjà commencé à s'attaquer à cette situation attendez-vous à voir cela au premier plan des prochaines élections américaines et j'ai bien hâte de voir ce que pourront dire les démocrates à ce sujet. Eux ils devraient parler de la gestion pourri de la crise faite par Trump. 

    Mais ce dont je suis le plus certain c'est que ma blonde ne mettra jamais les pieds sur un bateau de croisière déjà qu'elle n'aimais pas beaucoup ça ;0)


  • Wellington a dit :
    Je pense qu'il a en parti raison, mais on a les yeux collés sur la crise pour l'instant. J'entends aussi tellement de gens qui ont juste envie de revoir du monde et de sortir. L'être humain est une bibitte sociale et cela ne cessera pas demain matin.
  • Après quelques conference call de compagnies e-commerce, le pattern qui semble se dégager est une chute importante de la business entre le 10 et le 30 mars suivi d'une explosion des affaires au mois d'avril.

    C'est assez logique en rétrospective...  En mars, on absorbait le choc soudain et brutal de la pandémie. Il fallait réorganiser sa vie en télétravail, écouter les nouvelles, dévaliser les épiceries et faire des stocks (selon certains). Les achats non-essentiels en ligne n'étaient pas vraiment la priorité. Le ceo d'Etsy appel ça le "CNN effect" ou la paralysie de la consommation au coeur d'une crise.

    En avril, la vie normale a repris (un peu) ses droits et les gens se sont demandé comment consommer quand tout les magasins physiques sont fermés. La solution fut le commerce en ligne. Tobias Lütke (Shopify) et Dan Schulman (Paypal) on tout deux affirmé que la consommation en ligne est à un niveau qu'ils avaient prévu pour dans quelques années. Schulman parle de 2-3 ans et Toby a affirmé 2030 (!) dans une entrevue avant de reculer un peu sur cette affirmation dans le cc.

    Ça explique pas mal l'explosion des titres.

    Pour ceux qui sont éberlués par la hausse de Shopify, vous pouvez aller consulter les graphiques boursiers de Etsy, Square, PayPal et Twilio. Heureusement pour ces titres, leur siège social n'est pas au Canada et ils ne seront donc pas victime d'une malédiction bancaire.

    On peut discourir sur l'or, le pétrole, l'immobilier ou les banques américaines. Les mêmes thèses d'investissement sur ces titres sont ressassés depuis Mathusalem... Ou l'on peut s'intéresser à une thèse nouvelle (et peut-être moins confortable) sur le commerce en ligne mais qui représente néanmoins l'une des grandes opportunités de notre génération.  

  • Ou l'on peut s'intéresser à une thèse nouvelle (et peut-être moins confortable) sur le commerce en ligne mais qui représente néanmoins l'une des grandes opportunités de notre génération.  


    Tu as tout a fait raison. Au fil des années les nouvelles industries ont façonné notre façon de vivre. Le chemin de fer, l'auto, l'aviation, l'informatique, l'ordinateur personnel, l'internet et maintenant le commerce et le divertissement en ligne. Chaque révolution a produit de grands gagnants.

    En 1999 Buffett a donnée une conférence célèbre a ce sujet. Un des auditeurs le plus influencé a été nul autre que Jeff Bezos. Il faut ce rappeler à ce moment qu'Amazon était un dot.com parmi tant d'autre.

    https://www.berkshirehathaway.com/1999ar/FortuneMagazine.pdf


  • Tobias Lütke (Shopify) et Dan Schulman (Paypal) on tout deux affirmé que la consommation en ligne est à un niveau qu'ils avaient prévu pour dans quelques années. 

    Hier je réfléchissais justement à ce phénomène. Comme en un ou deux trimestres nous avons eu la croissance de ce qui aurait dû se passer sur 5 ans il restera moins de client potentiel à convertir pour Shopify. Le taux de croissance devrait chuter par rapport au attente sur 5 ans d'avant la pandémie. plutôt que d'avoir 25% par année on risque d'avoir 60% puis du 10% pour quelques années après puisque le backlog de compagnies à convertir sera vide suite à l'immense effort des derniers mois. J'aurai peut-être alors une chance d'acheter Shopify à un prix que je jugerai plus raisonnable. 

    À mon avis la baisse de croissance sera temporaire pour environ 3 ans et après ça devrait remonter. Comme le marché réagi beaucoup à court terme le titre risque de se transiger comme si le 10% de croissance allait être permanent.

  • Dans mes réflexion sur les impacts de la pandémie je me dis que la notion de "moat" doit évoluer pour inclure "peu affecté par une pandémie". 

    Je viens de tomber sur cet article qui me donne beaucoup de matière à réflexion. Le bout le plus étonnant est que certains indices du S&P risque de manquer de titre s'il ne change pas leur critère d'admissibilité.

    https://www.marketwatch.com/story/everything-you-know-about-growth-and-value-stocks-is-about-to-flip-2020-05-07?siteid=yhoof2&yptr=yahoo



  • 9 mai modifié Vote Up0Vote Down
    MarioP a dit :

    Hier je réfléchissais justement à ce phénomène. Comme en un ou deux trimestres nous avons eu la croissance de ce qui aurait dû se passer sur 5 ans il restera moins de client potentiel à convertir pour Shopify. Le taux de croissance devrait chuter par rapport au attente sur 5 ans d'avant la pandémie. plutôt que d'avoir 25% par année on risque d'avoir 60% puis du 10% pour quelques années après puisque le backlog de compagnies à convertir sera vide suite à l'immense effort des derniers mois.
    Je me suis posé cette même question.

    je n’ai pas de réponse claire... 

    Le nombre de nouveaux marchands diminuera probablement, mais qu’en sera t-il des clients? Auront ils pris l’habitude d’acheter davantage en ligne ?
  • Selon le graphique posté plus haut par JF, on parle d'un bond de 15 à 25% de la part des ventes qui sont faites en ligne. Il reste encore 75% à convertir....

    Prenons l'hypothèse qu'on atteigne 50% en 2030. C'est un vent de dos assez formidable. On parle d'une industrie qui double dans les 10 prochaines années. Et c'est juste le transfert de part de marché, il faut ajouter à ça la croissance des ventes au détail en général qui suit l'inflation et la croissance économique.

    Les compagnies qui fournissent l'infrastructure pour faire du commerce électronique peuvent aller chercher un taux de croissance des revenus bien supérieur à 10%. 
  • J’ai besoin qu’on m’explique mieux quelles sont les sources de revenus se Shopify. Avec mon peu de lecture je crois qu’actuellement ce sont surtout les frais d’abonnement mensuel des commerçants. Le volume de vente des commerçants a-t-il un impact? Je sais aussi qu’ils travaillent beaucoup sur d’autres services aux entreprises 

    mon point sur le ralentissement de la croissance pour les deux prochaines années c’est qu’un commerçant qui ne s’est pas converti au commerce en ligne ne le fera pas deux mois après le confinement. Les nouveaux clients de Shopify seront les nouvelles entreprises et non des entreprises existantes qui se convertissent à la vente en ligne.
  • MarioP a dit :
    Le volume de vente des commerçants a-t-il un impact? 
    Oui pour Shopify payments (service optionnel selon ma compréhension), Shopify shipping (impression de labels et transport avec des 3rd parties), le nouveau service de warehouse et manutention style Amazon à venir. 

    Il y a aussi Shopify Capital qui a mon avis est impacté indirectement par le volume de vente : la croissance des entreprises-clientes leur emmene des besoins en fond de roulement et capex, ils pourraient choisir Shopify Capital plutôt qu'une banque. 
  • @MarioP tu sembles t'intéressé énormément à Shopify... il y a un moyen simple d'en apprendre davantage sur la compagnie, c'est d'aller lire les documents de la compagnie tel que le rapport annuel et les md&a... 
  • Je lis pas mal sur Shopify Phil mais je pars de très loin. Présentement mon focus est sur la comprėhension de la compétition pour voir les avantage compétitifs de Shopify. Je pars de très loin car je réalise la complexité de la dynamique du commerce électronique.

    Si je veux vendre en ligne j’ai au moins trois choix de stratégies.

    Vendre sur Amazon ou équivalent (Alibaba?) qui sont des généralistes

    Vendre sur Etsy ou équivalent qui sont plus spécialisé

    vendre avec ma propre boutique et Shopify semble être le meilleur choix mais il y a des compétiteurs qui pour l’instant semblent inférieurs ou l’option de tout développer sois même mais celà ne me semble pas rentable même pour les multinationales 

    En plus il y a des sites comme EBay et Mercadolibre à connaître pour bien voir les forces en présences. Et ceux que je ne connais pas comme JD. Facebook pourrait bien élargir son market et devenir une option pour vendre en ligne

    Comme Shopify la plupart de ces compagnies tentent d’offrir de plus en plus de services aux entreprises. Quel sera le portrait du commerce en ligne dans 5 ans? Je ne sais pas parce que je ne connais pas bien où nous sommes. Mais le portrait risque d’être très différents d’aujourd’hui.

    en regardant tout ça j’essaie de trouver un dénominateur commun, un point où tout le monde doit passer pour faire du commerce en ligne. Le point commun le plus évident ce sont les paiements. Peu importe comment on rejoint le client il y aura un paiement. Et là encore la plupart des fournisseurs travaillent pour avoir leur par du gâteau.




     

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