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Investir dans un secteur en décroissance

Bonjour,

Je suis un lecteur de longue date et après avoir amplement profité des écrits sur ce forum, je crois que c'est à mon tour de me lancer!

Voilà plus d'une fois que je lis sur l'entreprise Supremex (SXP) dans le Journal Les Affaires et ailleurs. Cette entreprise fabrique des enveloppes, vous en utilisez toujours vous? C'est l'exemple parfait d'un secteur en décroissance. Pourtant, l'entreprise se tire bien d'affaire et affiche des résultats intéressant (marge nette de 11%, ROE de 23%, endettement raisonnable et elle verse un dividende de près de 4%). Je ne suis pas actionnaire, mais je trouve intriguant cette performance et je me demande si, à l’instar des cigarettiers survivants, les leaders des différents secteurs en décroissance peuvent donner des rendements intéressant à leurs actionnaires. 

Est-ce que des participants à ce forum s'intéressent à ce genre d'entreprise qui performent bien dans un secteur qui va moins bien?


Réponses

  • 7 Réponses trié par Votes Date
  • Personnellement je me suis rendu compte qu'investir avec un vent de face permanent complique la recherche et je suis porté à investir moins significativement quand je prend la décision. 

    Je crois que le principal problème est que les dirigeants ne devraient  se contenter que de ramasser le cash qu'il reste à ramasser et le verser entièrement aux actionnaires où si il en reste une à la dette. Ce qui explique le succès des cigarettiers. (ça et le pricing power de la nicotine) C'est d'ailleurs ce que les pétrolières devraient faire.
     
    C'est ce qui me fatigue avec SXP. Il ont quitté le modèle de fiducie de revenu. Ils pourraient me verser 0,70$/action en cash. Au lieu de cela, ils tentent de compenser la baisse de revenus par des acquisitions US ( baisse de marge) et du développement  de nouveaux produits ( gruger du fric pour augmenter trop peu les ventes d'environ 1%)

    Autre risque, ils n'ont aucun pricing power d'un coté comme de l'autre et faire des enveloppes n'est pas bien compliqué il ne faut donc pas s'attendre à ce que le ROE reste en haut de 20% bien longtemps. 

    Seule possibilité qui demeure dans le spéculatif,  ils bénéficient de la baisse du $can qui leur donne un avantage sur Ceveo, leur principal concurrent qui dans le même marché difficile traîne une énorme dette  et est sur le bord de la faillite.

    Finalement je ne payerais pas  10X les profits actuels avec toutes les difficultés d'exécution possible. ( je ne parle pas de cash flow car ils veulent procéder à d'autres acquisitions)   

    nb: j'ai par contre investi dans LEE en plein vent de face.


  • Je ne suis pas d'accord qu'un secteur en décroissance est un frein pour investir, sauf si l'entreprise en question possède une part immense du marché. Dans les secteurs en forte croissance, les entreprises doivent manœuvrer dans un environnement en constante évolution dont les nouveaux joueurs arrivent en grand nombre.

    Je préfère investir dans une entreprise qui
    -consolide un marché en perte de vitesse
    -ayant un bon management discipliné avec des acquisitions ciblées et bien intégrées
    -se renouvelle via les avenues de croissances nouvelles
    -qui alloue son capital de façon à enrichir les actionnaires

    plutôt qu'investir dans une entreprise
    -à la mode
    -qui est un joueur d'un marché relativement nouveau
    -que la direction a une mission de devenir le plus gros coûte que coûte, tant pis pour les actionnaires

    Je n'investirais pas dans UBER car il se cré de nouvelles entreprises tous les jours, qui copieront les bons coups tout en évitant de tomber dans les mêmes pièges. Je ne serais pas surpris qu'UBER soit acheté ou ferme ses portes dans 5 ans puisque de nouveaux joueurs auront pris sa place. Il faudrait payer probablement un multiple cours-bénéfice de fou pour entrer dans ce genre de titre alors que des entreprises plates dans des secteurs ennuyeux sont soldés à 10x les bénéfices.

    MTY consolide un marché fragmenté en perte de vitesse et personne ne s'en plaint (Depuis 5 ans, les SSS de la chaîne et du secteur de la restauration en général sont en baisses). Malgré tout, je me sens beaucoup plus confortable avec des actions de MTY qu'avec celles de Netflix. Tout est une question du prix payé.

    Contrairement aux cigarettiers, je ne vois pas de menace comme des poursuites éventuelles plus grandes que la valeur nette de l'entreprise pour Supremex. L'entreprise est rentable, en croissance par acquisition, rachète ses actions et semble dirigée de manière disciplinée. Je crois que son faible ratio cours-bénéfice tient plutôt du fait qu'il s'agisse d'une small cap. Son volume journalier est inférieur à 1M de $ ce qui empêche les institutionnelles d'y investir, et par conséquent s'y intéresser. Les vraies occasions se trouvent justement dans ce genre de titres.

    Fait tes devoirs, peut-être qu'il s'agit d'une super belle occasions d'affaire.
  • juin 2016 modifié Vote Up0Vote Down
    Si vous lisez la lettre annuelle de Mark Leonard, il parle de l'idée de justement acheter des entreprises en décroissance. Ceux qui s'intéressent au sujet devraient lire la lettre.

    Moi aussi je pense qu'à la fin de la journée, tout est une question de prix payé.
  • Il faut  départager trois cas différents dans les réponses: l'entreprise en décroissance, l'entreprise qui oeuvre dans un secteur en décroissance (le sujet ouvert du post) et l'entreprise sans possibilités de croissance d'ou la facilitée de s'éparpiller.

    Dans les secteurs en décroissance je mettrais par exemple les médias écrits, les papetières (y compris les enveloppes), les fabricants d'ordinateurs personnels, les produits du tabac, etc...

    C'est dans ce secteur que je crois qu'il faut un mode de gestion opérationnelle qui ne va pas dans le sens de combattre la tendance mais plutôt de pomper tout le jus qui reste. Et je crois que le mode de rémunération doit être incitatif dans le même sens ce qui pose souvent problème: exit les options ou les bonus au rendements sur la croissance. sans compter les difficultés psychologiques liés à l'instinct de survie comme d'acquérir les agonisants qui vont de toute façon disparaître. 

    Tout n'est effectivement qu'une question de prix mais j'ajouterais et de gestion. Même un mégot peut mener à une perte permanente du à l'entêtement d'un mauvais CA. Parlez-en à ceux qui s'entêtent ces dix dernières années à mettre de l'argent dans Yellow Group. Ils essaient de sortir du secteur en décroissance en investissant dans un secteur ou il n'ont aucune chance à moyen terme face à la concurrence.

    Nb:  La restauration n'est pas du tout un secteur en décroissance. (Un peut cyclique, très concurrentielle, de mode)


  • Moi je suis toujours partant tant que j'ai de bons actifs et une rentabilité intéressante et que j'achète bien en bas des actifs.  C'est certain que j'ai besoin d'une direction qui ne brule pas de cash dans des acquisitions insensées ou de la divertification...
  • Je suis depuis peu le secteur du packaging qui avec des Amazon et autres sites en ligne crée de la demande pour ce secteur. Des compagnies comme ITP et CCL.B en profite et se transige à bons ratios 

    Des entreprises similaires se tourne vers ce domaine mais le marché ne la pas encore vu. Je pense entre autres à supremex mentionné ci dessus et cascades dernièrement sur les affaires. 

    De bons candidats au "buy the dip"
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