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Un REER de 14 millions

Un article de la presse
https://www.lapresse.ca/affaires/finances-personnelles/2024-06-16/l-argent-et-le-bonheur/le-couple-aux-reer-de-14-millions.php

Je me demande si le Michel en question a déjà écrit sur le forum. Quand j’ai lu la liste de ses investissements je n’ai pu m’empêcher de sourire et de me dire que la probabilité qu’il soit membre d’un des groupes de discussion que je fréquente sois assez élevé 

Réponses

  • 12 Réponses trié par Votes Date
  • On parle d’un investisseur patient içi.

    Ce 14 millions sera imposable à 100%, sans exemption en gain en capital.  De plus, il lui faudra décaisser de ce qui reste de la cagnotte lors de l’échéance du transfert vers un FERR.  On parle d’une facture fiscale potentielle de plus que 7 000 000$!

    Avec de telles sommes, n’aurait il pas été préférable à un moment donné de réduire ou arrêter les cotisations au RÉER et commencer à investir dans des comptes non-enregistrés?
  • 16 jun modifié Vote Up0Vote Down
    Driveshoe a dit :
    On parle d’un investisseur patient içi.

    Ce 14 millions sera imposable à 100%, sans exemption en gain en capital.  De plus, il lui faudra décaisser de ce qui reste de la cagnotte lors de l’échéance du transfert vers un FERR.  On parle d’une facture fiscale potentielle de plus que 7 000 000$!
    Le transfert dans un FERR n'est pas imposable. Donc, il ne paiera d'impôt que sur les retraits de son FERR, environ 5% la première année.
  • Driveshoe a dit :

    Avec de telles sommes, n’aurait il pas été préférable à un moment donné de réduire ou arrêter les cotisations au RÉER et commencer à investir dans des comptes non-enregistrés?
    Il me semble que oui.
    Dans un compte non enregistré, seulement 50% de son gain en capital serait imposé.
    Il sera aussi sujet à un impôt de récupération sur sa pension de vieillesse lors du décaissement de son FEER

  • Driveshoe a dit :


    Avec de telles sommes, n’aurait il pas été préférable à un moment donné de réduire ou arrêter les cotisations au RÉER et commencer à investir dans des comptes non-enregistrés?
    Si ton taux d'impôt est le même quand tu cotises au REER et quand tu décaisses ton REER (ou éventuellement en FERR), ça revient à la même chose que si tu cotises à un CELI. 

    Un vidéo explicatif du prof Bachand de L'UQTR:



    Mistert, dans un compte non enregistré, pour des montant dans la dizaine de millions comme dans le cas ici, l'impôt sur le gain en capital sera plutôt avec un taux d'inclusion de 66,6% au delà de 250k de gain en capital par année d'ici quelques jours.

    Pour comparer avec investir dans un compte non enregistré, j'ai l'impression que le REER est plus rentable à condition d'investir le retour d'impôt au complet dans un compte non enregistré ou dans le CELI.

    Bref net d'impôt, le REER semble plus payant si le taux d'impôt du contribuable est égale ou inférieur lors du retrait REER comparer au taux d'impôt lors de la cotisation.
  • Une très bonne explication du prof. Merci.
  • Le couple a investi 31 000$ par a pendant 23 ans, donc 713 000$.

    Il a donc reçu 356 500$ en retour d’impôt mais avec un RÉER à 14 000 000$, c’est potentiellement 7 000 000 $ en impôt qu’il devrait payer.  Vous comprendrez que j’utilise un taux d’imposition de 50% pour ne pas me casser la tête.

    S’il avait investi le même montant dans un compte non-enregistré et qu’il avait été décaissé le 1er juin, 50% d’un gain en capital de 13 643 500$ serait imposable à un taux entre 50 et 55%.   C’est donc 3 750 000 $ en impôt qu’il paierait.

    L’inconnu est de savoir si le  retour d’impôt a été systématiquement ré-investi ou s’il a été utilisé pour rembourser des emprunts.  Je doute l’approche de maximiser les cotisations RÉER coûte que coûte soit la plus efficace pour un investisseur long terme performant si le retour d’impôt n’est pas ré-investi à 100%
  • Faisons ça simple, 10 000$ d'investi dans un REER avec un taux marginal d'impôt de 50% et voyons 10 ans plus tard ou ça nous mène avec un rendement de 10% et un taux d'inclusion du gain en capital de 50% comme aujourd'hui.

    Petit tableau:


    Le résultat: 
    Hors REER il reste après impôt 21953.07$
    REER avec retour impôt investi il reste 23945.25$ (12968.71$ +10976.53$)

    Change les montants, le nombre d'année ou les autres paramètres, c'est le REER qui est le plus avantageux.  

    Il y a d'autres avantages hors REER comme l'utilisation de la marge qui va possiblement changer le résultat. Mais sinon le REER semble plus avantageux pour la grande majorité des gens, en autant que le taux marginal d'impôt est le même (ou plus grand) au moment de cotiser dans le REER comparé au décaissement du REER.

    Et si le taux d'impôt est plus bas au moment de décaisser le REER, comme ce sera le cas de la grande majorité des gens, alors l'avantage du REER est encore plus grand.
  • 21 jun modifié Vote Up0Vote Down
    Le raisonnement vaut peut-être également si le retour d'impôt de 5 000$ est utilisé pour payer une hypothèque à un taux de 5% avec un accroissement de la valeur de la résidence principale hypothéquée.
  • Et aussi dans le compte hors REER, la période est relativement longue avec 10 ans et j'ai pas inclus quelques ventes que ce soit pendant ce 10 ans qui déclencherait de l'impôt à payer sur le gain en capital et qui réduirait d'autant le capital à faire fructifier.  Ce qui est quand même un grand avantage du REER que de faire de la réallocation du capital en réalisant des gains sans impact fiscaux, sans réduire le capital qui fructifie.
  • Il faut être conscient qu’un REER/FEER très gros peut, à la retraite ou au décès, entraîner une facture fiscale salée.
    D’abord, après 71 ans, un décaissement annuel obligatoire du FEER s’ajoute à nos revenus. Cela peut entraîner une pénalité sur le montant reçu de PSV. Aussi, au décès (ou 2e décès si roulement au conjoint), le Reer/ Feer est « fiscalement » décaissé et s’ajoute au revenu du défunt.
    Le reer est avantageux  dans la mesure où  le taux marginal d’impôts au moment des déçaissements est égal ou moins élevé que le taux marginal au moment des cotisations. Sinon, une planification s’impose.
  • bernard a dit :
    D’abord, après 71 ans, un décaissement annuel obligatoire du FEER s’ajoute à nos revenus. Cela peut entraîner une pénalité sur le montant reçu de PSV. Aussi, au décès (ou 2e décès si roulement au conjoint), le Reer/ Feer est « fiscalement » décaissé et s’ajoute au revenu du défunt.
    Si le REER est très imposant, cela impliquerait que si cette personne n'aurait pas de REER et juste investi dans un compte non enregistré, elle aurait des revenus de placement suffisamment important pour ne pas avoir de PSV de toute façon. Donc c'est un facteur neutre qui n'a aucun influence.  
  • La meilleure stratégie reste d’avoir un gros REER, un gros CÉLI et un gros compte comptant/marge, … Comme dit Yvon Deschamps, vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade! L’investisseur qui a une longue carrière et fait un bon travail va éventuellement payer une tonne d’impôts.
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