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Starbucks (SBUX)

Starbucks est souvent mentionné quand on parle de grand succès boursier et de compagnies de grande qualité. Ça mérite sûrement un fil sur ce forum. L'entreprise remplit bien des cases d'une grille d'analyse qualitative : qualité de la direction, très bon opérateur, culture d'innovation, bon traitement de ses employés, appuis à différentes causes sociales, etc.

Les résultats financiers sont présentement malmenés par la pandémie, mais Starbucks est le genre de société qui pourrait en sortir dans une position encore plus dominante. La société accélère le développement de ses initiatives digitales et veut mettre de l'avant un nouveau concept de mini-restaurants (Starbucks Now/Starbucks Pickup) 


https://www.fool.com/investing/2020/06/21/its-time-to-double-down-on-starbucks-stock.aspx


Les perspectives de croissance en Chine demeurent très intéressantes. Il y a environ 8000 Starbucks au USA contre seulement 4400 en Chine... considérant que les Chinois sont quatre fois plus nombreux que les américains, c'est facile de voir le potentiel.

J'aime bien aussi le CEO Kevin Johnson. Il semble capable de prendre des décisions démontrant du leadership comme fermer les Teavana ou continuer de payer les employés des restaurants fermés pendant le covid. C'est un ancien programmeur et haut dirigeant de Microsoft, comme quoi tout est possible pour un informaticien qui se force un peu ! lol !

https://www.bloomberg.com/news/videos/2019-04-04/bloomberg-big-decisions-starbucks-ceo-kevin-johnson-video

Avec une capitalisation de 88 milliards, il ne faut pas s'attendre à voir le titre se multiplier rapidement, mais je crois que ce n'est pas impossible que ça double sur 5 ans, un peu à l'image de McDonalds dans les 5 dernières années. 
    

Réponses

  • 14 Réponses trié par Votes Date
  • Belle analyse Phil. À te voir aller on savait déjà que tout est possible pour un programmeur. ;)
    C'est probalement encore le bon temps pour investir dans les restos. J'avais hésité à en ajouter ce printemps, car mon portefeuille est déjà très techno-bouffe avec quelques titres dans d'autres domaines. Mais c'est peut-être pas si mal d'avoir un portefeuille un peu concentré dans ces deux domaines. 
  • Un gros merci Phil pour l'analyse.

    Je travaille pour une firme globale de service professionnel.  On parle déjà de la vie au travail après COVID, avec une possible réduction des espaces de bureau après sommes les résultats toutes assez concluants de l'expérience de télétravail.  Cela fera moins de gens qui iront se payer un ou deux café de qualité par jour au Starbucks à chaque jour passé au bureau.  On peut aussi penser à une diminution d'achalandage dans les food courts des centre-villes des grandes villes (MTY).

    Comme tu l'as expliqué, les perspectives de croissances en Chine (et on ne parle de l'Inde en plus), sont plus qu'intéressantes.  La solide rentabilité de Starbucks, les rachats d'actions et son dividende assurent à mon avis un rendement de base intéressant à long terme à laquelle va se rajouter la croissance.


  • juillet 2020 modifié Vote Up0Vote Down
    Des résultats « moins pires » que prévus:

    https://www.fool.com/earnings/call-transcripts/2020/07/28/starbucks-corp-sbux-q3-2020-earnings-call-transcri.aspx

    Ils ont su se réorganiser assez rapidement pour faire face à la situation. Ils avaient une longueur d’avance grâce à l’expérience de leur réseau chinois.
  • Un article qui démontre ce qui est probablement la plus grande force de Starbucks: 

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-07-28/starbucks-is-the-new-talent-factory-powering-corporate-america
  • Une forte culture d'entreprise est probablement l'avantage concurrentiel le plus important et le plus durable dans une organisation.  C'est malheureusement souvent très difficile à évaluer.
  • Le plus important oui mais le plus durable j'ai des doutes. J'ai vu quelques entreprises où une culture exceptionnelle est sabordée par un nouveau dirigeant. Dans les années 90 GE était le modèle et toutes les multi-nationales voulais un dirigeant formé sous Jack Welsh. À son départ le navire a sombré. Le canadien de Montréal n'a plus été le même après le départ de Serge Savard.

    J'ai vécu moi-même des changement de culture dans les entreprises où je travaillais suite à un changement de dirigeant. Regardez Jean Coutu, Power Corp, Bombardier toutes des entreprises modèles qui n'ont pu continuer à progresser après le départ d'un dirigeant ayant implanté une forte culture.

    Couche Tard me semble avoir des chances de réussir la transition. Ce qui m'étonne le plus c'est qu'ils ont le courage de donner la direction à des dirigeants de compagnies que l'on a acquises. Habituellement les dirigeants des firmes acquises sont tablettés et ignorés au profit des gens en place dans la structure ou de la famille comme dans les trois derniers exemples que j'ai mentionné.

    Berkshire Hathaway donne aussi de la place aux dirigeants des compagnies acquises.
  • Dans le cas de Starbucks, la culture a été bâtie par le fondateur Howard Schultz, le CEO actuel Kevin Johnson semble porter le flambeau avec brio, mais c'est vrai que rien n'est éternel, il faut rester vigilant. 
  • Go for a business that any idiot can run -- because sooner or later, any idiot is probably going to run it.

    J'aime bien cette citation de Lynch sur la nécessité d'avoir des titres détenant un avantage compétitif tellement solide que cela protège sporadiquement des bétises de certains gestionnaires. C'est aussi une réflexion que nos gestionnaires étoiles ne resteront pas en poste éternellement.

    Concernant Starbucks, je me rappelle que lorsque David's Tea avait débuté, SBUX était sur les lignes de côté avec une offre de produits de thé de base mais également prêt à faire le saut si la tendance se concrétisait. La crise sanitaire a démontré qu'ils peuvent s'ajuster rapidement avec le service guichet.
  • Go for a business that any idiot can run -- because sooner or later, any idiot is probably going to run it.

    Est-ce que cette fameuse business "que même un crustacé/sandwich au jambon pourrait diriger"  existe vraiment ou n'est-ce qu'un mythe ? J'aurais tendance à pencher du côté du mythe... ou peut-être que la phrase commence à être un peu datée....

    Je crois que la qualité de la direction est cruciale, même pour les business qui  nous semblent simples à première vue. Je suis d'accord qu'une culture d'entreprise peut décliner, les exemples sont nombreux. C'est notre job comme investisseur de demeurer vigilant et réévaluer continuellement le travail de la direction. Mais je ne crois pas qu'on peut s'endormir en se disant que la business pourrait être dirigé par n'importe qui.... pas de nos jours du moins et surtout pas dans les sociétés évoluant dans l'économie numérique.
  • Je ne saisis pas comment une business qu'un idiot pourrait diriger pourrait aussi avoir une douve.
  • Apple a survécu à Sculley, Microsoft à Ballmer et Disney à quelques uns dont j’oublie le nom. 
  • MarioP a dit :
    Apple a survécu à Sculley, Microsoft à Ballmer et Disney à quelques uns dont j’oublie le nom. 

    Je ne veux pas que mes entreprises survivent, je veux qu'elles croissent. un mauvais PDG, même dans une entreprise qui pourrait y survivre, est mauvais pour les actionnaires. Le coût d'opportunité est immense.
  • Pour remettre la phrase de Lynch en contexte, ce dernier avait un penchant pour les titres d'entreprise pas compliqué: "Getting the story on a company is a lot easier if you understand the basic business. That's why I rather invest in panty hose than in communications satellites, or in motel chains than in fiber optics. The simpler it is, the better I like it. When somebody says: Any idiot could run this joint ! that's a plus as far as I'm concerned, because sooner or later any idiot probably is going to be running it"

    Je vois dans cette phrase plus un enseignement de demeurer à l'intérieur de son cercle de compétence, spécialement quand on débute en bourse et il y a plein d'exemples du temps tels que Toy R us, Dunkin Donuts, McDonalds, etc. Vous pouvez extrapoler à des modèles similaires aujourd'hui où un modèle d'affaires est développé et les gestionnaires réplique la recette avec succès en ouvrant commerces après commerce. Le conseil de Lynch était d'y aller avec ce que tu connais, ce qui est tangible et palpable, se servant régulièrement des commentaires de son épouse au sujet des commerces à la mode. C'est un principe de base que même Buffett applique bien qu'il a fini par acheter du Apple et ainsi élargir son cercle :) 

    Je détecte aussi pas mal d'ironie dans cette phrase car c'est évident qu'on ne veut pas que nos entreprises soient gérés par un incompétent (ma traduction) qui ne travaille pas en fonction des actionnaires. Comme un élément de la bourse est de prôner la patience lorsqu'on détient un titre, c'est souvent trop tard qu'on réalise que le changement de gestionnaire n'était pas du niveau de son prédécesseur. Je pense que c'est encore moins évident quand on détient un titre de longue date, 10 ou 20 ans, et qu'il y a des implications fiscales à vendre, ça peut être tentant de patienter.

    Pour revenir au contexte de Starbucks, ce que représente pour moi cette citation est qu'on ne peut dormir sur nos deux oreilles quand s'exécute un changement de gestion. L'analogie de l'idiot est qu'il est toujours possible que malgré le succès du modèle, quelqu'un de moins compétent va affecter sa performance. Johnson est-il mieux ou à tout le moins égal à Schultz, je n'ai pas d'opinion.
     
    Si l'interprétation que vous faites est de me laisser prétentdre que la compagnie pouvait fonctionner sur un pilote automatique, que je me complais avec une gestion médiocre et que la qualité du management n'est pas importante, je vous invite à relire mes interventions sur ce blogue. Bien sûr qu'on ne veut pas juste que nos entreprises survivent...
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