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Tendances et statistiques

Comme je publie souvent des statistiques plutôt générales dans les fils de disucussion de plusieurs compagnies, j'ai décidé de les regrouper ici. Phil, si jamais il y avait déjà un fil de discussion existant pour celà, svp déplace la discussion.

J'ai déjà parlé de la tendance à la hausse concernant le nombre de foyer composés d'une personne seule dans la majorité des pays industrialisés, voici un article avec des statistiques canadiennes :
https://ca.finance.yahoo.com/news/living-alone-new-normal-canada-193532703.html
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Réponses

  • 38 Réponses trié par Votes Date
  • Menus végétariens le lundi dans les cafétéria d'école de plusieurs villes américaines. New York vient d'adopter le lundi sans viande suite à un test concluant l'an passé. J'imagine que le nombre de jours avec menu végétarien augmentera graduellement.

  • Unilever, Nestlé, McDo, Danone, .. de plus en plus visible dans le créneau vegan

    https://www.bloomberg.com/amp/news/articles/2018-12-28/nestle-plans-vegan-push-with-no-meat-burger-purple-walnut-milk

    Un mot revient dans les papiers qui traitent de la tendance vegan: les milleniaux. Cette génération semble être un puissant vecteur de croissance tant en Amérique qu’en Europe 

    https://www.forbes.com/sites/michaelpellmanrowland/2018/03/23/millennials-move-away-from-meat/amp/

  • Je suis tombée sur de ''vieux'' articles (2016, puisqu'un livre a été écrit sur le sujet) traitant de la hausse du nombre de femmes non mariées (aux USA ou Amérique) par rapport au nombre de femmes mariées. Aussi, les femmes se marient à un âge plus avancé.

    Cette indépendance accrue des femmes, en terme de choix et de pouvoir économique entre autres, change la société et les choix de consommation. Le ''consommateur moyen'' sera donc différent par rapport aux générations précédentes, pour cette raison parmi d'autres.

  • Le peak car, une tendance (théorie?) a considérer avant d'investir dans un fabricant d'autos:

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-08-17/-peak-car-and-the-end-of-an-industry

  • Très intéressant cet article. Qu’est-ce que cette tendance va changer? Si on intègre ça avec le développement du commerce en ligne ça augure mal pour les power centers de banlieue. On achète en ligne les gros morceaux et on a besoins de commerces de proximité pour les menus articles.

    Les couches tard vont se débarrasser de leurs pompes à essences. Ceux situés à une sortie d’autoroute utiliseront l’espace libérée pour des stations de recharge combinées à de la restauration. Ceux dans les quartiers résidentiels pourront utiliser l’espace libérée pour agrandir.

    Un type entreprise qui sera certainement perdante sera les exploitants de stationnements publiques.

    les propriétaires de centres commerciaux qui construisent des condos adjacent aux commerce pourraient être avantagés.
  • Ces autos partagées et autres solutions de transport sans posséder de véhicule, ça convient plutôt aux villes qu'aux campagnes et petites villes, par contre l'urbanisation continue dans le monde entier, incluant l'Afrique. En région je vois plutôt le retour au ''1 voiture par famille'' que la disparition complète de l'auto individuelle, et encore, ça reste limitant de partager une voiture.
  • D’accord avec toi Sophie. Les impacts dont je parle sont dans les zones urbaines.
  • Même en zone urbaine, je ne me verrais pas sans auto. Un étudiant seul habitant à Montréal pourrait ne pas avoir d'auto, mais ça m'apparait improbable qu'un couple avec enfants fasse le choix de n'avoir aucune voiture.

    Peut-être que j'ai une mentalité de région, mais j'ai l'impression que je perdrais trop de temps pour aller chercher mes enfants au service de garde ou à la garderie pour ensuite aller au costco en métro. Sans compter que ce serait difficile d'aller voir mes amis et ma famille en région sans voiture. Le fait de devoir payer 150$ pour louer un véhicule chaque fin de semaine ferait en sorte que j'y penserait à 2 fois avant de sortir voir mes amis. Cela aurait pour effet de m'isoler.
  • Pour ma part, ma compréhension comme investisseur de la théorie "Peak Car", ce n'est pas que les autos vont disparaître soudainement demain matin (les pompes de Couche-Tard peuvent dormir tranquilles...)

    C'est plutôt que les ventes annuelles d'autos risquent de diminuer graduellement dans la prochaine décennie. Ce ne sera peut-être pas drastique (quelques % seulement par année). A terme, la taille du parc automobile va finir par diminuer en raison du non-remplacement de certains véhicules mais l'impact est beaucoup plus loin dans le temps.

    À moyen terme (5-10 prochaines années), c'est plus ce qui touche à la production d'autos neuves qui va être impacté. J'y vois un danger de "value trap" pour les investisseurs.

    C'est sûr que ça reste une théorie comme son cousin le "peak oil". Je ne sais pas si ça va véritablement se produire mais je trouve que ça fait du sens.

  • C’est certain que c’est pas pour demain. Cependant je connais des jeunes près de la trentaine qui ne veulent pas d’autos ce qui n’existait pas dans ma génération. Évidemment ce sont des citoyens de Montréal et Québec qui n’ont pas d’enfants. Et c’est loin d’être  la majorité 
  • Je suis plutôt d'accord avec Phil. Ces tendances sont intéressantes à surveiller. Il est bien difficile de prédire quand est-ce que le peak Car ou le peak oil surviendra, mais il est difficile d'envisager que ça ne finira pas par arriver. Déjà dans l'auto certains parlent de peak ICE (internal combustion engine) puisque le cycle est à la baisse, et qu'un % grandissant est remplacé par des voitures électriques. Au net, il ne se fabriquera peut-être plus jamais autant de voitures à essence.

    Les industries comme l'automobile ou le pétrole compte toujours sur des revenus plus élevés, et ce sera un changement de paradigme simplement si les cycles mènent tranquillement vers des pics qui ne sont pas aussi élevés d'une fois à l'autre. Et c'est plutôt comme cela que ça pourrait se produire.

    Les tendances à l'urbanisation sont fortes partout dans le monde, et la croissance de la population ralentit. En fait simplement d'un point de vue démographique, plusieurs industries vont voir des vents de face, ou à tout le moins perde un bon vent de dos dans les prochaines décennies du fait que la démographique ne procurera plus une composante de croissance facile. Ce sera fascinant à suivre en tout cas.

    Pour reprendre le sujet de Sophie, il faudra voir aussi quand est-ce que l'humanité atteindra un sommet de viandes rouges par exemple. Oui les pays en développements continuent à en manger plus, mais les pays occidentaux changent. Donc tôt ou tard, on aura peut-être une diminution également. Encore là, la démographie sera en jeu, tout comme les questions de santé publique, d'environnement, etc. 

    Je sais qu'on dit souvent de ne pas investir selon le macro, mais il ne faut pas se mettre la tête dans le sable non plus par rapport à certaines tendances. Cela dit, plusieurs y voient bien ce qu'ils veulent y voir, ou investissent comme si l'impact était notable dès maintenant...
  • jfmorissette a dit :

    Je sais qu'on dit souvent de ne pas investir selon le macro, mais il ne faut pas se mettre la tête dans le sable non plus par rapport à certaines tendances. Cela dit, plusieurs y voient bien ce qu'ils veulent y voir, ou investissent comme si l'impact était notable dès maintenant...
    L'humain a la fâcheuse tendance de vouloir s'expliquer le monde trop simplement.  

    Mon exemple préféré de  corrélation négative entre une tendance   claire et un bon investissement  est celui du peak de la cigarette dans les années 70 au USA et du rendement d'Altria de 20%/ans sur les 50 années suivantes.
  • Écart salarial pour les femmes au Canada : 26%, selon cette nouvelle étude :

    Aux États-Unis, c'est 30%. Cependant, l'écart est plus prononcé quand il s'agit de femmes noires ou latino. L'écart est également plus grand que 30% pour les postes haut placé.

    Et ce qui donne froid dans le dos c'est qu'on a (tous) un biais qui fait qu'on donne une promotion à un homme sur la base de son potentiel et a une femme sur la base de son expérience. Les statistiques d'écart salarial ne tiennent pas toutes comptes du fait que les femmes, à compétence égale ou même supérieure, n'auront pas les mêmes postes que les hommes donc pas la même rémunération. La statistique Canadienne, à 26%, semble en tenir compte puisqu'ils ont comparé la rémunération totale de toutes les femmes vs tous les hommes.
  • L'institut des actuaires propose des modifications à l'âge de la retraite au Canada et Québec (pour les pensions du gouvernement) 
    https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/ariane-krol/201904/25/01-5223550-retraite-arretons-de-nous-mentir-sur-notre-age.php
  • Statistiques sur le retail et la Génération Z (adolescents et jeunes adultes).

    Ils retournent vers les centres commerciaux, un bon point pour MTY.

    Il y a aussi une statistique intéressante sur ce qui est le plus acheté en magasin physique, par catégorie de produits : les breuvages et nourriture arrivent en tête. Ça fait plusieurs années que je me dit que c'est la principale catégorie de produits qui pousse les gens à sortir de chez eux et que ce n'est pas pour rien que plusieurs détaillants ont ajouté de la nourriture à leur offre de produits. (Wal-Mart, Tigre Géant, etc.) C'est toujours une bonne nouvelle pour Costco, pionnier dans ce domaine.

    Autres conclusions de cet article, les jeunes sont beaucoup en ligne sur leur téléphone au centre d'achat et aussi ils recherchent la personnalisation des produits.

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-04-25/are-u-s-malls-dead-not-if-gen-z-keeps-shopping-the-way-they-do?srnd=premium-canada
  • Stats du UK : il y aurait vraiment un écart de salaire selon le niveau d'études postsecondiare. Malheureusement, grand écart de salaire entre hommes et femmes et aussi entre blancs et noirs ou asiatiques. Le salaire des hommes avec un bacc dépasse même celui des femmes avec une maîtrise.

    https://ca.finance.yahoo.com/news/degree-worth-apos-much-extra-132200343.html
  • Selon un analyste qui couvre Amazon, la compagnie s'en va de plus en plus (et rapidement) vers les magasins ayant pignon sur rue. 

    ''Amazon has 34 total physical stores across America: 18 Amazon Bookstores, 12 Amazon Go stores, and three Amazon 4-Star stores. If you add Whole Foods, that’s another 499 Amazon-owned stores.''

    ''Only a few months ago, Amazon had 87 pop-up kiosks in shopping malls across the country. In March, it abruptly announced it would close all of them. It was a sign that Amazon is quickly applying lessons from its various store concepts and shutting down inefficiencies''

    ''Amazon reportedly wants to have 3,000 Go stores open by 2021.''

    https://ca.finance.yahoo.com/news/how-amazon-scourge-of-physical-retailers-is-doubling-down-on-physical-retail-123610127.html
  • L’hypothèque inversée de plus en plus populaire chez les 60 ans et plus. 

    On y parle d’une compagnie canadienne « Equitable Group »
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-09-16/don-t-pay-til-you-die-reverse-mortgages-are-booming-in-canada
    #canada
  • @Olorrain ;

    Populaire en raison de l'obsession : « j'ai été propriétaire toute ma vie, je ne vais pas aller à loyer ».
  • Quel produit de merde pareil!
  • Quel produit de merde pareil!

    Je ne suis pas d'accord.

    Quelle est la différence entre garder sa maison de 300 000$ et retirer 600$ par mois du capital de la maison avec ce produit ou de vendre sa maison, placer l'argent, faire 500$ et gruger 600$ du capital pour se payer un loyer équivalent de 1 100$ par mois?

    Dans le premier cas, tu continues de jouir des avantages d'être chez toi, tu n'auras pas de hausses de loyer dans le futur au fur et à mesure où ton capital rétrécit et tu continueras de participer à l'appréciation de valeur à long terme du marché immobilier. C'est d'autant plus vrais si tu n'as pas d'héritier. Pourquoi s'obstiner à ne pas vouloir utiliser ce produit financier si ton argent ira à une œuvre de charité à ton décès?

    Le point négatif de ce produit, est que le même retraité pourrait utiliser sa marge de crédit hypothécaire au lieu de contacter ce genre d'entreprise qui charge un taux d’intérêt plus élevé tout en y ajoutant des frais.

    C'est loin d'être tous les retraités qui ont réussi à cumuler 1 000 000$ pour leur vieux jours. Pour bien des citoyens, la maison payée est pas mal le seul actif qui représente la valeur nette du citoyen.


  • Sam a dit :
    Quel produit de merde pareil!

    Je ne suis pas d'accord.

    Quelle est la différence entre garder sa maison de 300 000$ et retirer 600$ par mois du capital de la maison avec ce produit ou de vendre sa maison, placer l'argent, faire 500$ et gruger 600$ du capital pour se payer un loyer équivalent de 1 100$ par mois?

    Dans le premier cas, tu continues de jouir des avantages d'être chez toi, tu n'auras pas de hausses de loyer dans le futur au fur et à mesure où ton capital rétrécit et tu continueras de participer à l'appréciation de valeur à long terme du marché immobilier. C'est d'autant plus vrais si tu n'as pas d'héritier. Pourquoi s'obstiner à ne pas vouloir utiliser ce produit financier si ton argent ira à une œuvre de charité à ton décès?

    Le point négatif de ce produit, est que le même retraité pourrait utiliser sa marge de crédit hypothécaire au lieu de contacter ce genre d'entreprise qui charge un taux d’intérêt plus élevé tout en y ajoutant des frais.

    C'est loin d'être tous les retraités qui ont réussi à cumuler 1 000 000$ pour leur vieux jours. Pour bien des citoyens, la maison payée est pas mal le seul actif qui représente la valeur nette du citoyen.




    Tu peux aussi ouvrir une marge hypothécaire et prendre tes fonds là-dessus et payer l’inter Seulement sur ce que tu as retiré à un taux 50% plus bas!
  • Dans la même veine : statistiques sur les marges de crédit hypothécaires au Canada. Plusieurs y auraient pigé pour acheter des meubles, voitures et payer des rénovations en 2017. (impact de +0.5% sur le PIB) En 2018 le nombre de propriétaires ayant extrait des liquidités a diminué (-0.1% PIB).
    https://www.lapresse.ca/affaires/economie/201909/20/01-5242123-les-canadiens-pigent-dans-leur-avoir-foncier-pour-alimenter-leurs-depenses.php

  • Petite anecdote, je suis allé dans un Tim Hortons près de chez moi un dimanche après-midi il y a environ un mois et en rentrant dans le Tim Hortons, la caissière m’a tout de suite dit, ah désolé je n’ai presque plus rien, je n’ai pas de staff, je ferme à 17h.  Ah bon, et en m’approchant, je vois que c’est la gérante. Je discute avec elle et elle me peint de long en large comment c’est difficile d’engager et de retenir les gens. Les gens ne se pointent pas aux entrevus et parfois ne rentrent pas travailler. 
    Je rentre chez moi et je regarde à quelle heure mon Tim ferme normalement pour me rendre compte qu’il est ouvert 24h/7....
    et bien pas cette fois là. 
    Un autre soir par la suite, pareil, il était fermé. 

    Je me rend compte qu’en parlant avec d’autre personnes et en lisant dans Les affaires et ailleurs, que c’est vraiment un défi pour les entreprises. 

    Donc ça devient un risque pour nos entreprises en portefeuille. Je me dis que la meilleure façon pour être moins affecté par ce défi, est qu’il faut la culture organisationnelle soit excellente et que ça soit bien géré et que l’entreprise donne de bonnes conditions à ses employes. Mais également que les gens sentent qu’ils font une différence dans l’organisation. Accomplissement de soi. 

    Qu’en est il d’un MTY, est-ce que ses franchises ont de la difficulté à recruter/ retenir ses employés ?

    Shopify qui croit énormément et qui, de part mes observations, offre de bonnes conditions d’emploi (et belle culture org) a actuellement 97 postes à combler dans le monde (vu sur le site web). 
    Qu’en est-il des entreprises moins connues et ayant un pouvoir d’attraction encore moindre !! Comment font-elles pour répondre à leur client avec un manque d’employés.

    un article parmi d’autres à propos de la pénurie de main d’œuvre 

  • Bonne observation. Des compagnies comme Starbucks et Costco ont démontré que c'était un avantage compétitif de bien traiter ses employés.  Avoir une bonne culture d'entreprise, donner de bonnes conditions aux employés, avoir une bonne cote sur Glassdoor : ce sont des critères dans ma check-list.
  • décembre 2019 modifié Vote Up2Vote Down
    Je crois pas que présentement la situation au Québec doit être généralisé à l'extérieur du pays même de la province. Notre baby boomer qui quitte le marché de l'emploi vers la retraite est débuté et pour remplacer une personne de cette génération ça prend 1,5 employé.

    Je suis gestionnaire d'une PME dans le secteur du transport spécialisé et c'est complètement débile le changement vécu en moins 3 ans environ. Aujourd'hui les rôles sont inversés et c'est la personne à la recherche d'un emploi qui demande à l'employeur ce que tu as à offrir. On est plus du tout à l'époque du Merci de m'offrir ma chance tu vas voir tu ne seras pas déçu !! Au contraire aujourd'hui on est déçu 10 X avant d'être content du candidat embauché. Si vous sauriez les histoires ridicules et les pertes de temps gaspillés à gérer les entrevues qui se présentent pas et ceux qui passent cette étape qui ne se pointent pas au boulot sans avertir. Gérer de la croissance présentement c'est un grand défi qui nous a obligé à considérer le recrutement en France.

    La statégie première actuellement c'est de conserver les employés qu'on a et de les traiter du mieux possible. Les meilleurs embauchent qu'on a fait la dernière année ce sont les gens qui viennent à nous sans annonce. Cette automne plusieurs chauffeurs sont venus vers nous et malgré la fin des vacances ( retour avec un staff normal ) on a fait le choix de toutes les engager et de vivre avec une gestion de surplus de personnel. Et déjà en décembre on a de l'ouvrage pour combler tous ces chauffeurs.

    Pour revenir à l'anecdote du Tim , L'endroit de loin le plus difficile chez nous pour trouver du personnel fiable c'est une division qui demande aucun pré requis pour être embauché. On est en compétition directe à mon avis avec les emplois à salaire minimum. C'est un poste de ''Gareur'' qui demande de conduire un camion et déplacer des remorques dans une cour d'usine. On s'entend à mon avis c'est plus trippant que avoir un filet sa tête au Tim. 

    Combien doit on payer de l'heure pour avoir de la main d'oeuvre fiable ? En janvier ils vont être rendu à 22$/Heure et c'est compliqué.

    Ce qui est certain aujourd'hui c'est que les gens gagnent plus cher et offrent un service diminué.

    Pour revenir à la bourse, je me fais plaisir de suggérer à mes chauffeurs de fréquenter de nuit un Couche-Tard pour leur café lorsqu'ils se plaignent qu'il n'y a plus de Tim ouvert. À ce sujet Couche-Tard se démarque de Tim la nuit en étant ouvert 24Hr.
  • J’ai eu la même surprise dans un gros McDo à Québec il y a un an ou deux. Ils ont fait revirer de bord les autos au service à l’auto qui attendaient depuis longtemps puisqu’ils voulaient fermer à 21h faute de personnel.

    Ça ne devrait pas s’appeler “pénurie de main d’oeuvre”. La majorité des emplois à pourvoir sont à faible salaire et/ou avec des horaires moins intéressants. C’est difficile de faire l’adéquation entre les qualifications des employés et les besoins des employeurs. Pour un professionnel expérimenté, ça prend plusieurs mois trouver un emploi ou un contrat. Comme le souligne Automne, c’est la main d’oeuvre sans diplome qui est difficile à trouver. Est-ce le début d’une vraie pénuerie qui sera la même dans les emplois qualifiés et les échelons supérieurs? Ou est-ce juste la conséquence d’avoir dévalorisé l’absence de diplôme et les DEP? Ou conséquence de l’augmentation du coût de la vie et desécarts salariaux qui s’accentuent depuis des décennies!

    Parlant de Costco, il paraît qu’ils ne publient pas d’offres d’emploi car ils ont une liste d’attente de candidats.

    Il faut donner un bon salaire et avoir une belle culture, oui. C’est tellement plus répandu qu’on pense les cultures toxiques et le harcèlement au travail. Il y a aussi beaucoup de gestionnaires qui non seulement ne font pas leur job, mais ne comprennent même pas la base de ce que devrait être leur travail, aucun “planifier-organiser-diriger-contrôler”, quasi aucune information fournie aux employés, aucune coordination et ensuite ils blâment leurs employés. Et pourtant le respect (respect minimal de base) c’est gratuit et rentable!! 

    J’en convient que pour des entreprises moins connues ou mal situées ça peut être plus difficile de recruter par contre. C’est sur que c’est moins évident dans le retail et la restauration rapide puisque les étudiants vont préférer occuper des emplois davantage liés à leur domaine d’étude s’ils en ont l’occasion ou des emplois qui paraitront bien dans leur cv ou plus payants.

    Je ne suis pas trop inquiète pour nos entreprises en portefeuille, elles ont juste à s’assurer que leurs gestionnaires sont un brin compétents et que leurs cultures sont correctes. Il y a moyen de repenser certains processus aussi.

    McDo n’est pas très bon en terme de climat de travail, mais avec leur R&D et leurs acquisitions en TI et intelligence artificielle ils ont complètement revu leurs systemes de commande et de paiement. Il y a une caisse au lieu de 5 et la caissière est rarement à son poste. Les files se sont inversées dans les dernières années : aucune file pour commander ou payer, seulement des gens qui attendent pour recevoir leur commande. Ils sont en train d’essayer de faire la même chose avec le service à l’auto (reconnaissance vocale!).

    C’est vrai que certaines entreprises comme Costco ont démontré que c’était faisable / un avantage de bien traiter leurs employés. À celà j’ajouterais qu’on ne considère vraiment pas assez les coûts indirects en Amérique du Nord, que ce soit en terme de stratégie d’entreprise ou lors du calcul de coût de revient des produits. Le roulement coûte cher en formation, en perte de productivité et aussi en énorme équipe RH (qui ne serait pas là si on gardait nos employés). Ça doit coûter cher en réputation et en ventes aussi à la longue! Je pense ici à Amazon.

    Il y a une petite auberge ou resto indépendant très peu connue située dans l’une des régions du Québec où les salaires sont les plus bas. Les proprios ont décidé de payer tout le monde au moins 20$/h. Ils ne manquent jamais de personnel, ça a passé dans le journal local.
  • Tim Hoton n’est surement pas le meilleur exemple, suite à la vente de l’entreprise ils sont allés dans la coupe de coûts extrême et irresponsable. Beaucoup d’employés ont été traités très mal. On parle ici de respect humain de base et de respect des lois sur les normes du travail. Ils méritent probablement leur manque de main d’oeuvre.
  • Merci pour vos réflexions @philrancourt, @Sophie et @Automne
    D’ailleurs @Automne, j’aime ton partage d’expérience en PME
    « La statégie première actuellement c'est de conserver les employés qu'on a et de les traiter du mieux possible« 
    tu as un bon point 
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