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CELIfication d'un compte non enregistré

Intuitivement j'ai toujours pensé qu'investir dans un compte non-enregistré avec de la marge est plus avantageux que d'investir dans un CELI.  Alors ce matin j'ai fait le calcul sur 20 ans avec les paramètres suivant:

-Rendement annuel de 9% (c'est le rendement annuel historique de la bourse)

-Frais d'intérêt de 4% sur la marge

-Emprunt de 80% du capital.  Dans mon exemple je part avec un capital de 5000$ alors j'emprunte 4000$ sur la marge.  A chaque année, le ratio de 80% d'emprunt du capital est respecté, donc l'emprunt sur marge augmente proportionnellement avec les rendements.

Le résultat:  

Le CELI de 5000$ vaut après 20 ans 28022,05$ non imposable bien sur.

Le compte marge vaut après 20 ans 98408,13$, de cela il faut retrancher l'emprunt de la marge qui se monte à 40789,69$.  Donc la valeur du capital avant impôt est de 57615,44$.  Sur 20 ans il y a eu 12951,49$ d'intérêt payé. Il faut maintenant calculer les impôts, et c'est là que la magie des intérêts déductibles fait sont oeuvre.  Le 12951,49$ d'intérêt permet de ne pas payer d'impôt sur  25902,99$ de gain en capital.  Donc l'impôt total à payer en gain en capital est de 6678,11$, il reste après impôt 50937,33$

Pour résumé, après 20 ans, après avoir remboursé la dette de la marge et payé les impôts, dans le compte marge il y a 50937.33$ vs 28022.05$ dans le CELI. 

J'en conclus que le CELI est inutile pour un investisseur expérimenté.  Un meilleur résultat peut être atteint avec un compte marge, de la mon terme CELIfication.  Le point plus difficile par contre avec la marge est de faire face au fluctuation de marché, alors l'estomac doit être solide!

P.S. Faut pas exclure que j'ai des erreurs dans mon tableau excel, c'est quand même une simulation complexe.
 

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Réponses

  • 57 Réponses trié par Votes Date
  • Avec les paramètres plus haut, pour faire mieux que le CELI, faudrait avoir un ratio minimum de 22% d'emprunt du capital.  Donc dans mon exemple, si on a 5000$ de capital il faut emprunter sur marge 1100$ (1100/5000 = 22%).  Le seuil de rentabilité par rapport au CELI est d'emprunter au moins 22% du capital.   
  • 27 oct modifié Vote Up0Vote Down
    @patofthepig ;
    Est-ce possible d'optimiser l'impôt épargné et profiter des frais d'intérêts déductibles en utilsant le capital du CELI (5000$) comme pouvoir d'achat du compte marge (4000$)?

    Si oui on améliore l'impôt épargné
  • Je sais que Questrade le fait, mais c'est le seul courtier le permettant.  J'ai essayé de vendre l'idée à CDBN et Disnat mais ils veulent pas  :'(   Ça serait vraiment super si on pouvait le faire.
  • Et les taux de marge chez Questrade sont absolument indécent.  Le prime est à 3,95%

  • Et j'oubliais un avantage important du compte marge vs le CELI.  Les pertes dans un compte marge sont déductibles d’impôt, pas dans un CELI.
  • Très intéressant comme calcul. 

    Est-ce que ton chiffrier Excel serait en mesure de faire le même genre de calcul pour le REER? 

    Grosso modo le REER vaudrait le même montant que le CELI, soit 28022.05$, mais en plus, il faudrait payer l'impôt au complet là-dessus. Pour être complètement fair avec le REER, il faudrait probablement réinvestir dans le REER le retour fiscal par contre... Donc la valeur finale serait plus grande que 28022.05$... 
  • Pour le REER c'est tellement spécifique à chacun.  Le TEMI (taux effectif marginal d’impôt) varie tellement d'une personne à l'autre.  Il peut aller de 0% à plus de 90% dans le pire des cas.  Avec un TEMI de 90%+ le rendement après impôt du REER tend de plus en plus vers l'infini!  Avec un TEMI de 90% tu cotises 100$ et tu as un REER de 1000$.  Alors y'a rien qui peux battre cela.

    Pour ma part je cotise pas à mes REER depuis quelques années déjà.  Mais intuitivement, pour les personnes à TEMI normal je prendrait le compte marge aussi mais j'ai pas fait les calculs détaillés.  Mais pour moi c'est fini les REER.  
  • L'idée est intéressante mais il faudrait peut-être peaufiner le concept. Prendre un rendement constant de 9 % n'est pas réaliste, car il fluctue énormément d'une année à l'autre, et il y a des années ou le rendement est négatif. La bourse de Toronto a chuté de 45 % en 2008-2009, et il y a eu trois reculs de plus de 15 % depuis. Lors d'un recul, il faut vendre des actions dépréciées pour respecter la marge, ce qui creuse davantage la perte. Si un recul important survient au début du cycle de 20 ans, cela va affecter énomément les résultats finaux.
  • Je suis pas d'accord avec ton affirmation que 9% n'est pas réaliste car 9% est le rendement annuel composé de la bourse à long terme.  Cela signifie que ça inclus les hauts et les bas, tout autant que les années négatives, aussi pire qu'elles puissent l'être.  Donc tant qu'a moi, c'est très réaliste.  Même que c'est le plus réaliste que l'on puisse utiliser.

    Dans mon exemple, j'ai utilisé un ratio de dette par rapport au capital de 80%, soit 4000$ de dette pour un équité de 5000$  (4000/5000 = 80%).  Avant d'avoir un rappel de marge avec ce paramètre, il faudrait une baisse de la bourse de 42%.  Et là on parle d'un ratio de 80% car500 pour être plus rentable que le CELI ça prend un ratio de 22% (1200$ de dette dans mon exemple de 5000$ d'équité) ou plus.  Et même si on prend un ratio de 50%, soit 2500$ de dette pour 5000$ d'équité, il faudrait que la bourse baisse de plus de 56% pour avoir un rappel de marge.  C'est arrivé une fois depuis 1926! 

    Des baisses du marché de plus de 30% c'est arrivé 4 fois depuis 1926, donc une fois au 23 ans.  Deux autres fois aussi à environ 29%, donc au 15 ans si on inclus les 29%.  C'est un risque que je suis prêt à assumer compte tenu du rendement supplémentaire et des avantages fiscaux afférents. Mais c'est vraiment une question de caractère et de tolérance aux risques, ce qui change beaucoup d'une personne à l'autre.

    Je te met un graphique de 1926 à maintenant qui illustre l'historique des marchés baissiers du S&P500.



    Tant qu'a moi, cela démontre l'inutilité des CELI.  La seul utilité d'un CELI c'est pour les revenus d'intérêts ou pour les titres non marginable.

    D'ailleurs, tant qu'a parler de rappel de marge, c'est pas agréable quand ça arrive mais c'est loin d'être un drame. Dans l'exemple plus haut, si la bourse doit baisser de plus de 42% avant d'en arriver à un rappel. Et ce sera un bien petit rappel de marge. Si cela se produit, ça signifie qu'il y a des aubaines incroyables sur le marché.  Tu peux rajouter de l'argent ou vendre les titres les moins sous-évalués.  Tu conserves le plus possible tes plus belles entreprises et tu rachètes progressivement sur la montée.  C'est bien surfait le mythe voulant que le rappel de marge soit la fin de tout et que toutes les pertes sont à jamais. 

    Bien entendu, le mieux est d'utiliser la marge à un niveau prudent, un niveau qui minimise le risque tout en maximisant le rendement.  C'est un niveau différent pour chacun. 


  • Est-ce que ce serait simple de modifier ton chiffrier afin de trouver le taux de dette pour que ce soit équivalent avec le CELI, seulement pour nous donner le point d'inflexion?

    Personnellement, je ne serais pas très à l'aise avec 80% de dette sur capital.
  • Patofthepig a dit :
    Et là on parle d'un ratio de 80% car500 pour être plus rentable que le CELI ça prend un ratio de 22% (1200$ de dette dans mon exemple de 5000$ d'équité) ou plus. 

  • Le seuil de rentabilité vs le CELI est d'emprunter un minimum 22% de ton équité.
  • ffournier a dit :

    Personnellement, je ne serais pas très à l'aise avec 80% de dette sur capital.
    Sinon il y a des stratégies pour avoir des emprunts sans rappel de marge. Reprenons l'exemple du 5000$ d'investi.  Au lieu d'investir 5000$ en bourse, on repaye 5000$ d'hypothèque.  Donc on a maintenant 5000$ disponible sur l'hypothèque.  Avec une structure adéquate de l'hypothèque, on ré-emprunte ce 5000$ sur l'hypothèque et on le place à la bourse.  Tu as maintenant 5000$ d'investi et 5000$ d'emprunt dont les intérêts sont déductibles d'impôt.

    La bonne structure pour l'hypothèque est d'avoir 2 tranches d'hypothèque. La première tranche qui est l'hypothèque "normale" ayant servi à acheter la maison.  Et une deuxième tranche qui sert seulement à emprunter pour investir.

    Exemple concret:

    Une hypothèque de 100 000$.  La première tranche qui a une dette de 100 000$ (1e hypothèque) et la deuxième en marge hypothécaire avec aucun emprunt (2e hypothèque).

    En premier, on rembourse 5000$ (avec l'argent qu'on aurait investi) à la première hypothèque donc le nouveau solde est de 95 000$. Ensuite on emprunte le même 5000$ sur la deuxième hypothèque (marge hypothécaire).  Donc on se retrouve au point de départ avec encore 100 000$ de dette hypothécaire.

    Avec le 5000$ emprunté sur la deuxième hypothèque (marge hypothécaire) on investi dans le compte de courtage non enregistré à la bourse.  Bingo, les intérêts payés sur l'emprunt de la deuxième hypothèque (marge hypothécaire) sont déductibles. 

    Bon, on s'éloigne du sujet initiale et c'est surement une stratégie compliquée pour bien des gens, mais y'a plus aucun risque de marge dans le compte de courtage.  Et on peut même prendre un peu de marge sur ce 5000$ dans le compte de courtage...

    C'est probablement pas très clair ce que j'essaye d'expliquer.
  • SamSam
    30 oct modifié Vote Up2Vote Down
    Je ne crois pas qu'il faille attendre une chute de 42% de la bourse pour recevoir un appel de marge.

    Si tu as 100 000$, que tu empruntes 80 000$ et qu'une chute de 42% survenait, tu n'aurais plus que 4 400$ d'équité pour 80 000$ de dette. (1-42%) * (100 000 + 80 000) - 80 000.

    Même une chute de 20% amènerait probablement un appel de marge puisque tu n'aurais plus que 44 000$ d'équité pour 80 000$ de dette. Des chutes de 20% d'un portefeuille concentré peut arriver à tout moment, même lorsque la bourse ne corrige pas. Home Capital Group + Stamps + baisse des marchés de 5% dans un portefeuille de 10 titres (chaque titre vaut 18% de ton portefeuille) et tu viens de baisser de plus 20%. Imagine maintenant si la bourse recule de 15% comme la fin de l'année 2018.

    Sans compter que cette stratégie ne fonctionne pas au provincial; le taux d'imposition le plus élevé. Ton revenu de placement ne peut pas être inférieur à zéro à moins d'avoir des gains dans les années précédentes.

    J'aimerais bien comprendre ton calcul du 22% de marge pour arriver aux avantages du CÉLI. Selon moi, il n'y a pas de chiffre magique puisque cela repose sur énormément d'hypothèses.

    Cette stratégie est risquée. Puisque plusieurs investisseurs n'ont connus qu'un marché haussier, elle peut sembler tentante. Je met un gros bémol. Cette stratégie à fort rendement a un risque excessivement élevée. L'investisseur doit être averti.
  • Sam a dit :
    Je ne crois pas qu'il faille attendre une chute de 42% de la bourse pour recevoir un appel de marge.

    Si tu as 100 000$, que tu empruntes 80 000$ et qu'une chute de 42% survenait, tu n'aurais plus que 4 400$ d'équité pour 80 000$ de dette. (1-42%) * (100 000 + 80 000) - 80 000.

    Il faut bel et bien une chute de 42% pour un rappel de marge dans le cas que tu présentes.  tu as 180 000$ qui baisse de 42% donc une baisse de 75 600$ (75600/180000=42%).  Donc suite à la baisse de 75600$ il reste 104 400$ (180 000-75 600).  Tu as une dette de 80 000$ et un actif de 104 400$ donc un équité de 24 400$.  24 400$/80 000% = 30%.  Et 30% est le requis minimum d'équité avant d'avoir un rappel pour les titres marginables à 70% (la plupart des titres de plus de 5$).

    Sam a dit :

    Même une chute de 20% amènerait probablement un appel de marge puisque tu n'aurais plus que 44 000$ d'équité pour 80 000$ de dette. Des chutes de 20% d'un portefeuille concentré peut arriver à tout moment, même lorsque la bourse ne corrige pas. Home Capital Group + Stamps + baisse des marchés de 5% dans un portefeuille de 10 titres (chaque titre vaut 18% de ton portefeuille) et tu viens de baisser de plus 20%. Imagine maintenant si la bourse recule de 15% comme la fin de l'année 2018.

    Une baisse de 20% sur 180 000$ est une baisse de 36 000$.  Si tu baisse de 36 000$, il reste encore 144 000$, donc une équité de 64 000$ pour une dette de 80 000$.  On est pas du tout dans le territoire du rappel de marge. Et je te dis, calculs et expérience à l'appui , qu'une baisse de 20% n'amène pas de rappel de marge avec ces paramètres.

     J'ai jamais parlé de portefeuille concentré mais plutôt d'un rendement de 9%, donc d'un portefeuille copiant l'indice. Un fond indiciel fait l'affaire. Ca élimine le risque d'un titre spécifique et de la concentration dans peu de titres.


    Sam a dit :

    Sans compter que cette stratégie ne fonctionne pas au provincial; le taux d'imposition le plus élevé. Ton revenu de placement ne peut pas être inférieur à zéro à moins d'avoir des gains dans les années précédentes.

    Cette stratégie fonctionne tout-à-fait au provincial.  Avec un gain de 9% comme l'historique de la bourse démontre, tu as sur deux ou trois ans suffisamment de gain en capital et/ou de dividende pour utiliser tout tes intérêts déductibles, encore plus sur un horizon de 20 ans. Et si ce n'est pas le cas, ils sont reportables indéfiniment  dans le futur, pour être utilisés plus tard.

    Tu parles de taux d'imposition plus élevé, mais le maximum d'impôt sur le gain en capital est environ 25% combiné provincial et fédéral.

    Sam a dit :

    J'aimerais bien comprendre ton calcul du 22% de marge pour arriver aux avantages du CÉLI. Selon moi, il n'y a pas de chiffre magique puisque cela repose sur énormément d'hypothèses.

    Ça repose pas sur tant d'hypothèse.  Rendement historique de la bourse de 9%, intérêt sur la dette de 4% et impôt sur le gain en capital de 25%.  Avec ces très nombreuses hypothèses, le 9% de rendement après impôt du CELI vas être égalé avec un emprunt de 22%.  Donc 5000$ dans le CELI = rendement de 5000$+1200$ de dette dans le compte marge.  

    Sam a dit :

    Cette stratégie est risquée. Puisque plusieurs investisseurs n'ont connus qu'un marché haussier, elle peut sembler tentante. Je met un gros bémol. Cette stratégie à fort rendement a un risque excessivement élevée. L'investisseur doit être averti.
    Ici je suis d'accord, le risque est plus élevé, surtout dépendamment du niveau de marge utilisé.  C'est pour cela que j'écris que c'est pour les investisseurs expérimentés qui peuvent supporter les fluctuations du marché.  L'investisseur qui n'a connu qu'un marché haussier ne peut pas être qualifié d'expérimenté à mon avis.  Maintenant je suis pas d'accord avec ton affirmation qui dit que c'est "un risque excessivement élevé".



  • On dirait que j'ai ouvert une boite de Pandore  >:).  Mais ça me dérange pas!  Ici je parle de mes expériences depuis presque 20 ans de l'utilisation de la marge et des emprunts déductibles sur les hypothèques.  Et ça m'a très bien réussi.
  • La source d'emprunt est importante ici car si c'est le courtier qui te prête, ils peut changer les conditions d'emprunt comme bon lui semble. Par exemple, s'il devient frileux, rien ne l'empêche de diminuer le levier qui peut être pris sur un titre en particulier. Aussi, le levier semble souvent établi en fonction du prix de l'action. Si une action de 10$ perd 50% de sa valeur, il se peut que le taux d'emprunt dessus devienne nul du jour au lendemain. L'idéal pour quelqu'un qui accepte de composer avec le plus haut risque d'une telle stratégie est d'emprunter le capital sans que le collatéral ne soit lié à la valeur marchande des actions.

  • Tout à fait vrai pour ta question de collatéral.  De là mon explication précédente avec l'hypothèque.  

    Normalement dans l'exemple que tu mentionnes avec l'action à 10$ qui perd 50% de sa valeur, normalement elle passe d'une marge de 70% à 50%.  Ca m'est arrivé quelques fois.  Par contre voir un titre perdre toute  marginabilité à 5$ j'ai jamais vu ça encore.  Pour que ça arrive faut que le titre baisse sous soit 3$ ou 2$, je suis pas certain de lequel c'est.  Mais le problème ne se pose pas avec des ETF indiciels.
  • SamSam
    30 oct modifié Vote Up0Vote Down
    C'est une stratégie très risquée qui n'est pas à la portée de tous. Supposons un portefeuille composé de 100 000 d'équité et 80 000 de dette qui chuterait de 30% en un an incluant 2 000$ d'intérêt à un taux de 2% supérieur au taux de dividende obtenu, perdrait 56% de sa valeur. Je ne connais pas beaucoup d'investisseur qui sont fonctionnels dans la vie de tous les jours, qui dorment bien la nuit, que leur santé n'est pas affectée et que leur relation de couple demeure intacte avec une telle perte.

    Sans compter que c'est lorsque le marché a planté que le marché devient le plus intéressant. C'est précisément à ce moment que quelqu'un qui a une forte marge n'achètera pas. S'il vient de perdre 56% de sa valeur et que son buying power est passé de 70 000 à 6 000, il ne voudra pas risquer d'acheter sachant que le margin call surviendra encore plus rapidement.

    Le 9% de rendement dans les année à venir m'apparait un peu idéaliste. Selon moi, le cycle économique est trop avancé pour mettre en place ce genre de stratégie. Personnellement, j'ai mis cette stratégie en application lors de ma 2e année d'investissement en 2009. J'ai été chanceux. Aujourd'hui, j'ai toujours une marge, mais mes titres qui représentent ma marge sont des REIT pour une question de fiscalité et pour le fait que ce sont des titres peu volatils.

    Avec des titres comme CUF.UN, TNT.UN, NWH.UN, je reçois des dividendes élevés (plus élevé que la dépense d'intérêt) qui viennent réduire le PBR de mes titres. Autrement dit, je récupère une déduction de 100% de l'intérêt payé immédiatement et je m'imposerai à 50% sur les dividendes reçus au moment de la disposition dans plusieurs années. Je joue avec mes gains en capitaux pour arriver à un revenu de placement de 1 000$ ou moins chaque année.
  • Pour ma part, cette stratégie me permet de gérer mes gain en capitaux de sorte que j'ai encore jamais payé d'impôt sur mes dividendes et gain en capitaux depuis 18 ans.  J'ai aucun titre à dividende élevé, de reit ou de produit financier de ce genre.  Ce ne sont pas des titres avec une croissance suffisante pour moi.

    Je veux du gain en capital, pas du revenu, c'est beaucoup plus efficace fiscalement.  1$ d'intérêt te permet de ne pas payé d'impôt sur 2$ de gain en capital.  C'est beaucoup moins intéressant avec un revenu de dividende.  T'as qu'a gérer ton gain en capital pour en réaliser à chaque année suffisamment pour utiliser tes intérêts déductibles, de sorte que ton portefeuille croit en partie libre d'impôt, comme un CELI.

    Cette stratégie m'a permis de cesser le travail rémunéré à 40 ans, il y a cela 5 ans déjà.  Et j'ai commencé avec très peu de capital.

    Je suis d'accord que c'est pas une stratégie à la porté de tous, mais c'est une stratégie qui fonctionne et qui fait des merveilles au niveau fiscal.

    Je suis pas mal certain que la bourse va faire son 9% annuel composé pour le 20-30 prochaines années, sur le très long terme.  C'est jamais un long fleuve tranquille mais c'est quand même ce que ça donne.   J'ai jamais parlé quand commencer cette stratégie ni à suggéré à quelle intensité utilisé la marge.  J'ai mis un exemple que je trouve réaliste, car j'ai personnellement testé sur plus de 18 ans avec une plus forte utilisation de la marge que dans l'exemple.

    Je connais au moins 7 personnes qui vivent très bien avec cette stratégie, et curieusement ils sont tous devenus millionnaires.  
  • @Patofthepig J'ai peut-être une question niaiseuse, mais ne serait-il pas encore plus bénéfique dans ce contexte d'utiliser de la marge pour investir d'abord en CELI (et/ou REER)? Disons à partir d'une marge de crédit hypothécaire comme mentionné. Évidemment, les montants sont limités comparés à du non-enregistrés, mais ne faudrait-il pas occuper cet espace fiscal d'abord? On perd le bénéfices des pertes en capital, mais évidemment pas de gain en capital non plus. Ou alors c'est parce que les intérêts ne sont plus déductibles?



  • Dans les comptes enregistrés les intérêts des sommes empruntées ne sont malheureusement pas déductibles.

    @jfmorissette , as-tu vu que dans l'autre discussion, tu posais la question que je tente de répondre ici.  Cela à pris 6 ans de calcul pour y arriver!

    http://forum.entrepreneurboursier.com/discussion/comment/9337/#Comment_9337
    "Sinon, je n'ai pas refait de calcul, mais investir dans un CELi sans être imposé ou investir en enregistré sur marge et éventuellement payer un pactole d'impôt sur le rendement plus important qu'on a pu faire, j'imagine que ça s,équivaut un peu, non? J'ai juste pas le temps de valider là en ce moment, donc si quelqu'un a la réponse et a calculé le tout, bien curieux de vous entendre. La marge au final permet d'augmenter le rendement c'est clair, mais après impôt et beaucoup beaucoup de gain en capital, ça dit quoi? Bien sûr, pour les gros portefeuilles, la valeur des CELI est trop faible, mais pour un jeune comme moi, à date j'ai préféré le CELI en attendant de baisser mon hypothèque.  " 



  • Patofthepig a dit :
    Dans les comptes enregistrés les intérêts des sommes empruntées ne sont malheureusement pas déductibles.

    @jfmorissette , as-tu vu que dans l'autre discussion, tu posais la question que je tente de répondre ici.  Cela à pris 6 ans de calcul pour y arriver!

    http://forum.entrepreneurboursier.com/discussion/comment/9337/#Comment_9337
    "Sinon, je n'ai pas refait de calcul, mais investir dans un CELi sans être imposé ou investir en enregistré sur marge et éventuellement payer un pactole d'impôt sur le rendement plus important qu'on a pu faire, j'imagine que ça s,équivaut un peu, non? J'ai juste pas le temps de valider là en ce moment, donc si quelqu'un a la réponse et a calculé le tout, bien curieux de vous entendre. La marge au final permet d'augmenter le rendement c'est clair, mais après impôt et beaucoup beaucoup de gain en capital, ça dit quoi? Bien sûr, pour les gros portefeuilles, la valeur des CELI est trop faible, mais pour un jeune comme moi, à date j'ai préféré le CELI en attendant de baisser mon hypothèque.  " 



    Haha c'est amusant!

    Et sur le CELI, même si les intérêts ne sont pas déductibles, le rôle de la marge fait qu'il faudrait aussi comparer ce scénario, non?
  • Le rôle de la marge?  Je comprends pas ta question.  Peut-être parles-tu d'une marge dans le CELI?  Les comptes enregistrés ne peuvent pas avoir de marge.


  • SamSam
    31 oct modifié Vote Up1Vote Down
    Tu ne peux pas utiliser de la marge dans le CÉLI, mais tu peux utiliser le CÉLI malgré le fait que tu as un compte sur marge.

    Exemple, pour un jeune de 18 ans qui a hérité de 100 000$. Il 100 000 d'équité et il vise un ratio de 50% d'emprunt, il peut investir 94 000$ dans un compte non enregistré et emprunter 50 000$. Il peut ensuite investir 6 000$ dans un CÉLI dans ses meilleures idées afin de ne pas devoir s'imposer sur le gain en capital et le revenu de dividende. Pour ce faire, il faut investir directement 6 000$ dans le CÉLI et ne pas l'envoyer d'abord dans le compte marge. Sinon, les intérêts sur le 6 000$ seront interprétés comme étant non déductibles en cas de vérification fiscale (extrêmement rare) sur le revenu de placement. 

    Pour le REER, à moins d'avoir un TEMI (taux effectif marginal d'imposition) très élevé (70% et plus), je ne vois pas l'intérêt d'y recourir. Règle général, un TEMI élevé survient lorsque tu as plus d'un enfant à charge et que ton revenu familial est compris entre 30 000$ et 70 000$. Un revenu dans un REER perd la déduction pour gain en capital et la déduction sur les dividendes reçus. Tout les revenus seront taxés à 100% au moment du décaissement comme si tu avais réalisé du revenu d'intérêts.

  • Si tu utilises de la marge via une marge de crédit hypothécaire pour investir dans ton CELI.

    Donc plutôt que de comparer ton scénario avec 5000$ qui vaut 28000$ après 20 ans, tu mets moins de 5000$ vraiment en équité.

    Ou un scénario hybride comme Sam le dit.

    Désolé si je dis des conneries, je pense à voix haute sans chiffrier Excel. 
  • jfmorissette a dit :
    Si tu utilises de la marge via une marge de crédit hypothécaire pour investir dans ton CELI.

    Tu pers la déductibilité de l'intérêt payé sur ton emprunt de 5000$ de la marge de crédit hypothécaire.  C'est le pire des scénario.
  • Sam a dit :
     Sinon, les intérêts sur le 6 000$ seront interprétés comme étant non déductibles en cas de vérification fiscale (extrêmement rare) sur le revenu de placement. 

    C'est pas si rare que ça, j'ai été vérifié dans le passé pour cela.  Et je connais aussi une autre personne qui l'a été.  Je dirais même que quand tu as des montants importants d'intérêt déductibles tu va te faire vérifier tôt ou tard.


  • Merci Patofthepig et les autres qui ont commenté. Je ne suis pas rendue là, ni en terme de tolérance et d’expérience que de capital, mais c’est très inspirant pour la suite.
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